Petacchi se libère

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Alessandro Petacchi sans victoire sur le Tour d'Italie, voilà qui pouvait sembler incongru. Le sprinter de la Fassa Bortolo a rétabli une certaine logique lundi en signant enfin son premier succès, à Ravenne, lors de la 9e étape. Danilo Di Luca conserve l

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Crédit: Eurosport

L'air de l'Adriatique sied visiblement mieux à Alessandro Petacchi que celui de la Méditerranée. Il aura donc suffi que le Giro traverse la Botte d'ouest en est pour que le sprinter de La Spezia retrouve le goût du succès. C'est à Ravenne, non loin de la patrie de Marco Pantani, mais également sur des terres chères à son manager, Giancarlo Ferretti, que Petacchi a mis fin à sa période de disette, avec le concours de ses coéquipiers de la Fassa Bortolo.
Contrairement à ce qui s'était produit lors de la première semaine, l'Italien a en effet été magistralement emmené par ses équipiers, avec encore trois soutiens à 1500 mètres de la ligne, et un ultime effort de Marco Velo sous la flamme rouge. Sa pointe de vitesse a fait le reste, en deux temps. McEwen a tenté de déborder Petacchi sur sa droite, avant de se relever, pour finir quatrième, derrière Aurélien Clerc et un étonnant Paolo Bettini, tout heureux à l'arrivée de s'être glissé dans cette lutte.
La 16e de Petacchi
En signant la 16e victoire de sa carrière sur le Tour d'Italie, Petacchi a donc couronné sa propre ténacité, mais aussi le travail de toute son équipe, qui a contrôlé on seulement l'emballage final, mais aussi l'ensemble de l'étape. "Tout le monde a bien travaillé. On a pris la course en main tout de suite, dès le début de l'étape, jusqu'au final", nous confiait un Giancarlo Ferreti satisfait et soulagé juste après l'arrivée.
Le travail de la Fassa ne fut pas exagérément compliqué, avec une seule échappée, lancée dès le premier kilomètre par les Allemands Eric Baumann (T-Mobile) et Sven Krauss (Gerolsteiner), ainsi que le Danois Mads Christensen (Quick Step). Baumann ayant lâché dans la montée du Muraglione, les deux derniers se retrouvèrent rapidement esseulés, leur avance ne dépassant jamais les quatre minutes. L'application du train bleu ne leur laissait guère d'espoirs, et la jonction s'opéra à 20 kilomètres du but.
Di Luca dans un fauteuil
A défaut de pouvoir rééditer son carton de l'édition 2004 (neuf victoires), Petacchi a au moins écarter le spectre d'un zéro pointé qui aurait fait très mauvaise figure sur son plan de travail. "En cyclisme, on ne fait pas toujours que qu'on veut, poursuit Ferretti. Mais on n'a pas changé notre façon de courir et aujourd'hui, nous y sommes arrivés. Quand Petacchi peut faire le sprint normalement, il gagne. Je suis presque chez moi ici, alors c'est formidable".
Après une première semaine pleine de surprises, le Giro a donc retrouvé une certaine forme de normalité lundi. Petacchi ne s'en plaindra pas. Danilo Di Luca, toujours en rose avant la journée de repos, non plus. La parfaite gestion des Fassa Bortolo a évité au leader du classement général de mettre sa propre équipe (Liquigas) à contribution pour défendre son bien. Comme quoi la reprise en main de l'épreuve par le maître du sprint n'a pas fait que des malheureux.
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