Paul Le Guen avait l'air détendu à la fin du match. Presque soulagé. Eh oui, ça y est, le PSG n'a plus qu'une compétition à son calendrier. Depuis son arrivée à la tête du club parisien, le technicien breton n'avait cessé de se demander si la Coupe de l'UEFA n'était pas de trop. Aujourd'hui, il n'a plus à se poser la question. Malgré leur victoire à l'aller face à Benfica (2-1), les Parisiens ont vécu une cruelle désillusion (une de plus cette saison) au Stade de la Luz. En encaissant un penalty dans les dernières minutes par Simão, les 19e de Ligue 1 disent au revoir à la coupe d'Europe.
Alors une question se pose : cette élimination, qui était souhaitée par plusieurs dirigeants parisiens, va-t-elle permettre aux coéquipiers de Pauleta de se relancer en championnat ? Rien de moins sûr. Evidemment, ils seront plus frais dans les semaines à venir. Les jambes seront moins lourdes à l'heure de retrouver les pelouses de Ligue 1 pour les dix matches les plus cruciaux de l'histoire du club. Mais voilà, il faudra d'abord se relever du voyage au Portugal. Car le coup de poignard de Simão risque de laisser des traces psychologiques. "C'est une grosse déception, car il y avait la place de passer", avoue Mickaël Landreau. "C'est cruel", renchérit Le Guen.
Se concentrer sur dimanche
Cette rencontre, qui arrivait au plus mauvais moment après une défaite contre Auxerre (0-1) et à trois jours avant d'un déplacement de tous les dangers à Rennes, n'a pas permis aux Parisiens de retrouver la confiance comme le souhaitait Le Guen. Bien au contraire, c'est avec le moral en berne qu'ils quittent le Portugal. Et pourtant, ils n'ont pas démérité. Loin de là... Avec son équipe mixte entre titulaires et remplaçants habituels, le PSG a sorti un match courageux avec une seconde période solide. Et en fait, seules les grossières erreurs techniques de la défense parisienne en première période ont mis Paris en mauvaise posture.
A l'issue de la rencontre, les protagonistes parisiens tentaient de se soulager avec les excuses traditionnelles. Et les arbitres en ont pris pour leur grade. "On a eu deux fautes dans la surface et aucun penalty, ils en ont une et un penalty", s'insurge l'entraîneur parisien qui estime que "l'arbitre s'est pas mal trompé sur le match". "Il y a une faute d'arbitrage évidente", enchaîne Jérôme Rothen. Malgré la déception, Alain Cayzac tente lui de positiver : selon le président du PSG, ces décisions arbitrales "vont fédérer le groupe " et l'équipe parisienne. "Il y a un sentiment de révolte des joueurs que je n'avais rarement vu", a-t-il expliqué.
Espérons pour le club parisien que son président ne se trompe pas. Car ses protégés auront besoin de ce sentiment pour repartir de l'avant après avoir été "tétanisés" contre Auxerre. Ils ont trois jours pour avaler la déception ou s'en servir avant d'aller à Rennes. Une chose est sûre : ils peuvent désormais se concentrer pleinement sur leur dernier défi et pas le moindre : le maintien en Ligue 1. Une mission qui passera par la Bretagne mais tout le monde le sait. "Il faudra rester unis et solidaires jusqu'au bout. A nous d'aller chercher les points nécessaires au maintien. A nous d'aller chercher les points nécessaires au maintien", prévient Mickaël Landreau. "C'est dimanche le plus important", ajoute Rothen, l'un des meilleurs joueurs sur la pelouse à Lisbonne qui ne sera pas là au Stade de la Route de Lorient...
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