MARSEILLE - AJAX : 2-1
Buts : Cheyrou (19e) et Niang (33e) pour l'OM - Suarez (35e, sp) pour l'Ajax
0-0 face au Mans, 0-0 face à Valenciennes, pourtant deux formations concernées par la course au maintien. Depuis quelques semaines, l'OM peine à s'exprimer à domicile et à trouver le chemin des filets. Sans qu'il y ait véritablement un syndrome Vélodrome, les hommes de Gerets abordaient le huitième de finale de la Coupe de l'UEFA face à l'Ajax avec une certaine appréhension. Une appréhension très vite levée tant ils ont rendu une belle copie au cours de la première période sur le front de l'attaque.
Dans le sillage de Valbuena, très convaincant au poste de meneur de jeu, les Olympiens ont régulièrement mis le feu au sein de la défense néerlandaise au cours des quarante-cinq premières minutes. Grâce au quatuor Ben Arfa-Valbuena-Koné-Niang aligné sur le front de l'attaque, formé de joueurs à petit gabarit et aux qualités techniques au-dessus de la moyenne, l'OM a immédiatement imprimé un rythme très soutenu et réussi à creuser des brèches béantes au coeur d'une arrière-garde batave trop lente, souvent obligée de commettre la faute pour éviter de prendre l'eau. Les occasions franches ont plu, mais souvent trop imprécises dans la dernière place, prises au piège du hors-jeu, les troupes de Gerets ont péché dans la finition et dû attendre une belle frappe de Cheyrou pour trouver la faille (19e, 1-0). Mis en confiance par cette ouverture du score, les Marseillais n'ont plus lâché leur proie et ont doublé la mise d'une splendide talonnade de Niang (33e, 2-0).
Un résultat mi-figue, mi-raisin
Le rêve ne s'est cependant pas éternisé. Alors qu'elle donnait depuis le début de l'année le sentiment d'avoir retrouvé une solidité certaine, la défense olympienne a montré très rapidement quelques signes de nervosité inhabituels. Souvent mis sur le reculoir par les attaquants de l'Ajax, très percutants en contre, l'arrière-garde made by Gerets a parfois semblé au bord de la rupture et a fini par craquer, Bonnart commettant l'irréparable dans la surface seulement deux minutes après le but de Niang. Suarez se chargeait sur penalty de refroidir le Vélodrome (35e, 2-1).
Malgré cette réduction du score, les Marseillais semblaient avoir toutes les armes en main pour prendre le large, d'autant plus que Van der Wiel, auteur de deux tacles très appuyés sur Taiwo et Valbuena, regagnait prématurément les vestiaires, avant même la pause. A 11 contre 10, l'OM abordait la seconde période le mors aux dents mais s'est sans cesse heurté à une formation de l'Ajax parfaitement en place, recroquevillée en deux lignes défensives de 4. Certainement marquées par les efforts consentis au cours de la première période, les troupes de Gerets n'ont jamais réussi à donner le coup de collier nécessaire pour faire la différence. Plus capables de faire la différence en un-contre-un, dominés physiquement et en manque d'inspiration sur le front de l'attaque, les Marseillais se sont irrémédiablement empalés sur le mur néerlandais, ne se procurant que deux rares occasions franches par l'intermédiaire de Niang (72e) et Cheyrou (73e). Vermeer, le portier de l'Ajax, a sorti alors le grand jeu pour mettre fin à leurs espoirs. Après n'avoir trouvé l'ouverture qu'à une seule reprise depuis le 17 janvier, l'attaque olympienne a retrouvé des couleurs mais son incapacité à enfoncer le clou et le but encaissé à domicile pourraient coûter cher au retour.
LA DECLA : Eric Gerets (entraîneur de Marseille)
"D'abord, on a gagné. C'est quelque chose d'important au Vélodrome. En plus, il n'y a, je crois, rien à dire sur la victoire. Elle est méritée. Les seuls regrets, c'est d'avoir encaissé ce but et de ne pas avoir marqué un but en plus. Van Basten a fait un bon choix. Il a laissé dégarni son côté droit en voyant que ce soir, on n'arrivait pas à passer par ce côté. Ce soir, il y a beaucoup de plaisir, on l'a payé très cher. Koné et Cana, j'espère qu'il vont récupérer. Quant à Bonnart, d'après ce que vient de me dire le médecin, il est out pour la fin de la saison. Il y a des chances que ce soit grave mais j'espère me tromper. 2-0, c'était parfait. Maintenant, c'est 2-1, c'est quand même un avantage, ça ouvre des perspectives mais c'est un résultat pénible. Je retiens qu'on a gagné au Vélodrome et qu'on a une chance de se qualifier."
- Plus d'infos



DPPI























Quand on a vu le Barca la veille on mesure l'ecart qu'il y a entre le foot francais et les grands championnats anglais et espagnol!
Ca fait mal! ! !Le 13/03/2009 à 11:21
A bon ettendeur szlutLe 13/03/2009 à 00:50
A bon ettendeur szlutLe 13/03/2009 à 00:49
A bon entendeur salutLe 13/03/2009 à 00:31
...vive les footix... :DLe 13/03/2009 à 00:25