Le cauchemar de Landreau

Le cauchemar de Landreau
Par Eurosport

Le 17/04/2009 à 10:00Mis à jour

Impliqué sur deux des trois buts encaissés par son équipe, Mickaël Landreau a vécu un calvaire lors de la défaite du PSG à Kiev (3-0) en quart de finale retour de la Coupe de l'UEFA. Le gardien parisien, auteur d'une bonne saison, n'a pas caché son désarroi. Il lui faudra désormais rebondir, encore.

Gardien de but est un métier ingrat. La moindre erreur du dernier rempart se paie logiquement au prix fort. Mickaël Landreau le sait particulièrement bien. L'an passé, le portier parisien s'était retrouvé sous les feux des critiques. Coupables sur plusieurs buts encaissés avec son club et en équipe de France, l'ancien Nantais avait vécu une saison cauchemardesque. Le temps d'un soir, il a pu se rappeler ces douloureux souvenirs. Alors que son équipe avait déjà été sanctionnée de son début de match catastrophique par un premier but concédé dès la 4e minute du jeu, le numéro un du PSG a commis une erreur aussi surprenante que fatale. A la 16e minute de jeu, sur un corner anodin et alors qu'aucun joueur du Dynamo Kiev ne le mettait sous pression, il a tenté de boxé un ballon pour dégager son camp. Malheureusement pour lui et pour Paris, le cuir est allé directement se loger dans son propre but.

Le club de la capitale ne s'en est jamais relevé. Landreau non plus. Malgré quelques parades qui ont semblé un instant lui redonner confiance, le portier parisien a concédé un troisième but sur lequel il n'est pas exempt de tous reproches en relâchant dans l'axe un ballon immédiatement exploité par Vukojevic, annihilant définitivement les derniers espoirs de son équipe. Si ses défenseurs l'ont franchement abandonné sur ce coup, Landreau n'en a pas moins connu une soirée cauchemardesque à Kiev. "Il y a des soirs comme ça. Bien évidemment on est déçu, on a pris des buts à des moments difficiles pour nous, le premier, et surtout le deuxième, alors qu'on peut revenir. Le ballon monte avec beaucoup d'effet, apparemment on se touche avec Guillaume (Hoarau). Je suis malheureux sur ce but, ça fait partie de mon poste. On est déçu parce qu'on est des compétiteurs, même face à un adversaire dont on savait que c'était l'un des plus forts qu'on allait avoir à jouer", déplorait le gardien du PSG à l'issue de la rencontre.

Le Guen ne lui jette pas la pierre

Malgré les erreurs de Landreau, Paul Le Guen a pris soin de ne pas accabler son joueur en conférence de presse. L'entraineur parisien a préféré avancer la faillite collective de son équipe, mais aussi la sienne. Le schéma de jeu en 4-3-3 du technicien breton n'a en effet pas eu l'efficacité escomptée, loin de là. "C'est à moi d'assumer d'abord et avant tout", a-t-il coupé. "Nous avons eu un début de match extrêmement compliqué, il fallait s'y attendre. On n'a pas su apporter les bonnes réponses. Même à 2-0, on pouvait y croire. En marquant un but, on pouvait les perturber avec plusieurs actions favorables que l'on n'a pas su concrétiser. Il faudra tout faire dimanche pour que cela fonctionne et se replacer en championnat. Ainsi, nos derniers matches seront intéressants à jouer", a ajouté l'entraineur parisien, qui sait à quel point son portier aura un rôle majeur à jouer d'ici la fin du championnat.

Les déboires de Landreau à Kiev ne doivent en effet pas occulter la très belle saison réalisée par le gardien parisien. Malgré une baisse de régime assez nette ces dernières semaine, le club de la capitale pointe à une belle sixième place au classement de la L1 après avoir échappé de justesse à la relégation l'an passé. Et il le doit en partie à son dernier rempart, qui avait d'ailleurs réalisé un très bon match à Lille (0-0) dimanche dernier avant de connaitre son jeudi noir en Ukraine. C'est d'autant plus remarquable que le numéro un du PSG sortait de la saison la plus difficile de sa carrière et qu'il était attendu au tournant. Sa faculté à rebondir après des moments difficiles a été soulignée. Il aura à coeur de la confirmer dès dimanche, face au Havre.

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