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Makonda, génération 90
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Publié 26/02/2009 à 00:00 GMT+1
Né en 1990, Tripy Makonda incarne avec Mamadou Sakho la nouvelle génération du PSG, qui se déplace ce soir à Wolfsburg en 16e de finale retour de la Coupe de l'UEFA. Déjà titulaire à l'aller, le gaucher parisien pourrait saisir une nouvelle occasion de progresser au sein de l'équipe première.
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Le PSG a bien changé. Dans les années 90, le club de la capitale était peu enclin à miser sur les jeunes issus de son centre de formation. A l'époque, des joueurs comme Francis Llacer ou Pascal Nouma faisaient figure d'exception. Et encore, ils n'ont jamais réussi à s'imposer en équipe première. Tôt ou tard, ils devaient faire leur valise pour tenter de percer ailleurs. Paris misait alors sur des stars étrangères et des éléments expérimentés du championnat de France. Tripy Makonda n'avait pas dix ans à ce moment-là. Mais il suivait déjà l'équipe de son coeur. "Quand je n'allais pas au Parc, j'ouvrais ma fenêtre pour entendre les supporters chanter. Sans regarder le match à la télé, je savais ce qu'il se passait en écoutant le public, je pouvais dire quand il y avait un but, une erreur de l'arbitre, une occasion manquée…", raconte-t-il.
Une décennie plus tard, Makonda a évolué. Le PSG aussi. Paul Le Guen, qui incarne pourtant l'image du club dans les années 90, a radicalement modifié son visage depuis sa nomination au poste d'entraineur en janvier 2007. Désormais, le onze de départ change régulièrement et les jeunes ont leur mot à dire. Notamment la "génération 90" de Paris, emmenée par Mamadou Sakho, Maxime Partouche et donc Makonda. Si les deux premiers avaient déjà eu l'honneur de jouer en équipe première l'an dernier, le natif d'Ivry-sur-Seine a dû attendre la semaine passée et le match de Coupe d'Europe face à Wolfsburg (2-0) pour connaitre cette joie. L'expérience a été concluante. Sur son côté gauche, Makonda a montré ses qualités techniques et adressé de bons centres. Avant de sortir sous les applaudissements du public à l'heure de jeu. "Pour mon premier match avec les pros, j'ai commencé par jouer simple sur mes premiers ballons. Puis j'ai pris confiance en moi et j'ai tenté des choses comme je sais le faire", racontait-il après la rencontre.
"C'est à Paris qu'il veut progresser"
Le contexte semble favorable à son éclosion. La réussite actuelle de Sakho prouve qu'un jeune de 19 ans peut s'imposer comme un titulaire à Paris. Et cette saison, le PSG n'a que deux véritables joueurs de couloirs pour occuper le flanc gauche, Sylvain Armand et Jérôme Rothen. Face à Wolfsburg, Makonda a montré qu'il pouvait constituer une option supplémentaire pour Paul Le Guen. D'autant plus que le technicien breton est disposé à favoriser la progression de ce joueur arrivée au centre de préformation parisien à l'âge de 12 ans. Sept ans plus tard, celui-ci vit son rêve d'enfance. "Il aime le PSG. L'année dernière, à la fin de son contrat, les discussions ont été faciles. Il a signé pour deux saisons comme stagiaire pro car il ne se voyait pas aller dans un autre club. C'est à Paris qu'il veut progresser. Il doit encore devenir plus régulier dans ses performances mais je n'ai pas d'inquiétudes là-dessus", confiait Bertrand Reuzeau, l'entraineur de la réserve du PSG, dans les colonnes du Parisien.
A Wolfsburg, Makonda pourrait trouver une nouvelle occasion de montrer ses qualités. Comme à son habitude, Le Guen a en effet décidé de faire tourner son effectif. Et Tripy, prénommé ainsi sur une idée de son... grand frère, devrait être l'un des bénéficiaires de cette rotation. "Tripy a réalisé un très bon match en Gambardella dimanche (victoire 3-0 contre Lens). Il a été au dessus des autres, dans un contexte différent, et cela est significatif à mes yeux. Mamadou Sakho est une locomotive pour cette génération talentueuse. Certes, il est en avance, mais les autres, à l'image de Makonda, arrivent !", a notamment annoncé l'entraineur parisien en conférence de presse. Avec un tel discours, le gaucher de 19 ans peut voir l'avenir avec optimisme. Et envisager une carrière à laquelle il n'aurait pas rêvé à l'époque où il écoutait les clameurs du Parc à sa fenêtre. Une époque qui semble désormais bien lointaine au PSG.
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