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Ils n'ont pas oublié
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Publié 14/01/2009 à 09:00 GMT+1
Neuf mois après la défaite de Lens face à Paris en finale de la Coupe de la Ligue (2-1), les Nordistes n'ont pas oublié la banderole anti-Ch'tis déployée par une partie des supporters parisiens au Stade de France, alors que les deux équipes se retrouvent
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Avant d'aller à Paris, mercredi, en quarts de finale de cette même coupe, entraîneur ou joueurs parlent de football, de victoire. Le mot revanche est prononcé. Mais il fait référence au succès du PSG, non à ce maudit calicot: "Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis" brandie parmi les supporters parisiens le 29 mars 2008. "Ca reste un match de foot. Et, on va se concentrer sur le fait que l'aspect sportif doit passer au-dessus de la bêtise humaine", souligne Jean-Guy Wallemme. "Il y a une qualification à obtenir", rappelle cet homme du nord mais non-lensois la saison passée. Et d'avouer qu'il aurait "préféré recevoir".
Ils étaient sur le terrain, avaient été marqués sur le moment par l'insulte, pourtant, dix mois plus tard, ils limitent leur vision à l'aspect sportif. "Je garde surtout la déception de n'avoir pas gagné un titre avec Lens", assure Kevin Monnet-Paquet. Ce sentiment est général dans le vestiaire où le sujet de la polémique n'avait pas fait long feu. Les joueurs lensois avaient eu vite d'autres chats à fouetter, avec une tentative désespérée de maintien dans l'élite. Si les hommes de terrain donnent l'impression d'avoir évacué, le club, l'entourage et la ville gardent la "mémoire intacte". Le directeur technique Daniel Leclercq estime que le PSG ne devait "certainement pas" être inscrit dans cette coupe", dont il avait été exclu avant d'être réintégré.
"Campagne de communication"
Leclercq veut d'ailleurs s'appuyer sur cette affaire pour donner un brin de "motivation supplémentaire". Mais de prévenir qu'il ne faut pas oublier que "c'est d'abord un jeu". "On peut régler nos comptes en prenant une revanche sur la défaite", assène-t-il. "Je n'ai pas peur des débordements. J'ai l'impression qu'il va encore y avoir de la bêtise" , ajoute Leclercq. Un sentiment partagé par une partie du public: ils ne seront que 1.742 (sur 4000 places allouées) au Parc. "La date et la retransmission télé expliquent aussi la désaffection" , remarque un observateur.
Le député-maire (PS) de la ville, Guy Delcourt, est encore plus remonté. Pour lui, le temps a passé mais il affirme ressentir "la même souffrance, la même douleur car les mots ont été tellement durs et injustes que cette souffrance ne peut disparaître". Autre constat de l'élu, il reste une décision judiciaire en suspens. "Nous voulons obtenir de très lourds dommages et intérêts", espère M. Delcourt qui veut utiliser l'argent éventuellement obtenu dans une "campagne de communication démontrant que le nord c'est autre chose". M. Delcourt n'ira pas à Paris. Il ne veut "pas faire de la provocation" et parce qu'il a "reçu des menaces". Mais il souhaite que "les 95% des supporteurs du PSG qui sont des gens normaux fassent un bel accueil aux Lensois qui devront montrer qu'ils forment l'un des meilleurs public de France."
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