Lyon espère revivre 2001

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L'Olympique Lyonnais va disputer samedi contre l'Olympique de Marseille (21h) la quatrième finale de Coupe de la Ligue de son histoire. Les trois précédentes ont toutes profondément marqué le club rhôdanien notamment 2001 qui avait initié une ère à succès pour l'OL. Rétro.

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1996 : Regrets éternels
La finale a lieu au Parc des Princes contre le FC Metz de la paire Pires-Pouget. Le match est insipide (0-0) et s'achève aux tirs au but après que l'arbitre, M.Batta, ait refusé un but au lyonnais Eric Roy dans la prolongation. À Lyon, les regrets sont encore vivaces : "Eric lève le pied mais c'est surtout Sylvain Kastendeuch qui baisse la tête, c'est évident que ce but était valable", nous a confié l'ancien milieu offensif de l'OL, Stéphane Roche, aujourd'hui à la tête du centre de formation du club. "Ensuite, la séance des tirs au but est un souvenir négatif pour nous et pour moi également puisque j'avais raté le mien." Tout comme le Brésilien Marcelo alors que seul Kastendeuch avait failli côté lorrain. Seize ans après, Stéphane Roche n'a rien oublié : "Je revois parfaitement la scène et je sais très bien pourquoi j'avais frappé au-dessus : je n'étais pas assez concentré sur mon pied d'appui, je m'étais laissé absorbé par l'environnement." À l'époque, Lyon avait vécu ce revers comme une désillusion : le club courait après un trophée depuis 1971 et avait déjà laissé échapper le titre de champion de France la saison précédente à l'intouchable FC Nantes. Cette défaite au Parc cultivera le sentiment d'un club de "loosers", incapable de gravir la dernière marche.
2001 : Le début d'un règne sans partage
Cinq ans après, l'Olympique Lyonnais retrouve la finale de la Coupe de la Ligue, cette fois au Stade de France, contre l'AS Monaco. Près de 30 000 lyonnais ont fait le déplacement. Le match, superbe, est remporté par les Gones dans la prolongation (2-1). Le lendemain, l'euphorie s'empare de la capitale des Gaules. "C'était de la folie, s'est remémoré Claudio Caçapa sur la radio lyonnaise Tonic Radio. La fête a été magnifique, immense." Un enthousiasme partagé par Sonny Anderson : "À notre retour à la gare de Perrache le dimanche après-midi, c'était incroyable le monde qu'il y avait. On avait l'impression que la ville s'était arrêtée pour nous acclamer! C'était fou : de la gare à l'hôtel de ville, les gens nous suivaient en voitures, en vélos, en scooters, en courant… il y avait du monde sur tous les ponts, à toutes les fenêtres." Un succès qui en appellera d'autres : Lyon remportera les sept titres de champions suivants (de 2002 à 2008), une coupe de France (2008), cinq trophées des Champions (de 2003 à 2008). "Cette finale gagnée contre Monaco, c’est le lancement des titres, des lignes au palmarès. Elle a tout déclenché", résume Grégory Coupet sur le site officiel de l'OL.
2007 : Le crépuscule de l'ère Houllier
La finale a lieu très tôt dans la saison, le 31 mars. Éliminé trois semaines auparavant dès les huitièmes de finale de la Ligue des Champions par l'AS Roma, l'OL était en revanche déjà assuré du titre de champion de France : à cette époque, à neuf journée du terme, Lyon distance Lens de seize longueurs (!). Archi-favoris, les Lyonnais passent pourtant à côté d'une finale d'une tristesse infinie, remportée par les Girondins à la 89ème grâce à un but d'Henrique à la réception d'un corner. Plus tard, dans les vestiaires, Cris reflètera le sentiment général en lâchant qu'il ne continuera pas à l'OL si Gérard Houllier reste en poste. Des propos que le Brésilien ne confirmera jamais avoir tenu mais qui symbolise la fracture entre le vestiaire et l'ancien sélectionneur de l'équipe de France. Les deux derniers mois de compétition seront un calvaire : l'OL ne gagne que quatre de ses neufs derniers matchs et est même sifflé par son public après un nul (0-0) contre Rennes qui officialisait pourtant à 99% le sixième titre de champion. Quelques semaines plus tard, Gérard Houllier et Jean-Michel Aulas s'accordent pour ne pas prolonger l'aventure commune.
2012 : Le début d'une nouvelle ère?
Et si 2012 était pour Lyon le "remake" de 2001? Le point de départ d'une nouvelle période de domination? C'est ce qu'imaginent en tous cas volontiers Grégory Coupet et Sonny Anderson : "Je me dis que l’OL actuellement est dans une période où un succès comme celui que nous avions connu en 2001 peut relancer la machine. Et l'histoire peut se réécrire" (Coupet). "C'est le moment pour Lyon de recommencer une histoire. Le club est en reconstruction et un titre ferait beaucoup de bien à tous ses jeunes joueurs." (Anderson).
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