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La carte de la modestie
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Publié 30/11/2010 à 17:16 GMT+1
Candidats à l'organisation du Mondial 2018, Belges et Néerlandais ont décidé de jouer la carte de la modestie. Déjà organisateurs de l'Euro 2000, les deux pays auront cependant bien du mal à convaincre la FIFA, jeudi. Et notamment Sepp Blatter, qui a qualifié la candidature de "sympathique".
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POURQUOI LA FIFA DEVRAIT-ELLE CHOISIR LES PAYS-BAS ET LA BELGIQUE ?(Par Alexandre Charlier, chargé de communication de la candidature belgo-néerlandaise)
"Parce que nous sommes la candidature de l'ouverture et de l'égalité des chances;Parce que les grandes nations n'ont pas le monopole de l'organisation des grandes organisations; Parce que notre dossier est solide et que nous avons respecté les exigences de la FIFA; Parce que nous n'avons jamais critiqué les autres candidatures; Parce que nous serons la CM la plus verte de l'histoire; Parce que nous sommes l'unique candidature francophone; Parce que notre compacité est notre force; Parce que nous avons organisé l'EURO 2000 avec succès; Parce que nous avons un sens de l'accueil inégalé pour les fans."
FORCES DE LA CANDIDATURE
- Belges et Néerlandais ont fait campagne sur le thème "Il n'y a pas de raison pour que de petits pays ne puissent pas organiser un Mondial". Treize des vingt-deux membres votants du comité exécutif de la FIFA qui désignera l'hôte émargeant à de petites nations, l'argument pourrait porter. En outre, les deux pays étant de superficies modestes, les distances entre les villes sont courtes.
- Voisins de l'Allemagne et de la France, à deux heures de Londres en train, la Belgique et les Pays-Bas occupent une position centrale intéressante notamment en matière de capacité hôtelière, les supporters pouvant se loger dans les pays limitrophes tout proches des grandes villes belges et néerlandaises. Les infrastructures routières, ferroviaires et aéroportuaires sont bonnes.
- Les deux pays avaient organisé en commun l'Euro 2000 qui avait été une réussite, notamment financière, mais surtout au niveau de l'organisation. "On n'a pas seulement démontré aux Italiens qu'il était difficile de rentrer un bouchon de champagne, mais aussi que deux pays de taille moyenne pouvaient organiser un grand tournoi", estime Alain Courtois, représentant du gouvernement belge au sein du comité de candidature.
- Belges et Néerlandais ont évité les polémiques durant la campagne de candidature. Ils n'ont jamais critiqué leurs concurrents. "Ils seront peut-être ceux que les votants choisiront par défiance vis-à-vis de Russes ou d'Anglais apparemment prêts à tout pour obtenir la victoire", expliquait récemment un journaliste belge.
FAIBLESSES DE LA CANDIDATURE
- Belgique et Pays-Bas ne possèdent qu'un stade opérationnel (l'ArenA d'Amsterdam) et devront s'atteler à six rénovations et sept constructions. Certains dossiers, en Belgique surtout (Charleroi, Bruxelles, Anvers), s'avèrent très difficile à gérer.
-. C'est un des points noirs en Belgique où les possibilités d'accueillir dans les meilleures conditions d'entraînement les équipes qualifiées ne sont pas légion.
- Le président de la FIF, membre forcément très influent du comité exécutif de la FIFA, n'a jamais fait montre d'enthousiasme concernant la candidature belgo-néerlandaise, qu'il avait tout au plus qualifiée de "sympathique" il y a un an. En outre, Sepp Blatter avait longtemps été un adversaire farouche d'un Mondial organisé par deux pays, après l'expérience mitigée selon lui de la Corée du Sud et du Japon en 2002.
- La crise politique qui secoue la Belgique depuis les élections en juin n'est pas rassurante pour la FIFA. Les querelles entre communautés linguistiques, Flamands et francophones, font peser un doute quant à l'avenir du pays. L'hypothèse d'une scission à plus ou moins long terme n'est plus un sujet tabou.
DES 15h30, SUR EUROSPORT ET NOTRE SITE, SUIVEZ EN LIVE VIDEO LA DESIGNATION DES PAYS HÔTES DES COUPES DU MONDE 2018 ET 2022 !
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