Un duo d'experts

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Le Portugal et l'Espagne se sont alliés pour organiser la Coupe du monde 2018 sur leurs sols. La double candidature des voisins ibères ne manque pas d'atouts. Les deux pays ont notamment une expérience certaine dans l'organisation de compétitions internationales. Un atout non-négligeable.

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Crédit: Eurosport

POUR LA FIFA DEVRAIT-ELLE CHOISIR VOTRE CANDIDATURE ?(Par Ignacio Ruiz, eurosport.es)
"L'Espagne et le Portugal vont l'emporter à coup sûr. Des stades "cinq étoiles" sont déjà construits. Parmi les challengers, nous avons les meilleures infrastructures de communication, notamment des trains à grande vitesse qui relient la plupart des stades. Du coup, nous n'avons pas à dépenser de sommes astronomiques pour faire en sorte que le rêve devienne réalité. Notre candidature est aussi celle de deux pays avec deux fantastiques équipes nationales. Ajoutez à cela que le président de la Fédération espagnole a été partie prenante dans beaucoup de comités UEFA et FIFA ces vingt-cinq dernières années et a une expérience de ce type d'élections. A noter enfin le large soutien des gouvernements espagnol et portugais et de la population."
FORCES DE LA CANDIDATURE
- L'Espagne et le Portugal, qui sont deux pays passionnés de foot, ont déjà organisé de grandes compétitions: Mondial 1982 en Espagne, jeux Olympiques d'été de 1992 à Barcelone et Euro-2004 au Portugal. Organiser le Mondial en Espagne et au Portugal offre l'assurance d'une grande affluence dans les stades avec des "bassins" importants de supporteurs dans de nombreuses régions: Madrid, Barcelone, Séville, Lisbonne ou encore Porto. La Fédération internationale estime la vente de billets à 3,7 millions pour Espagne-Portugal, soit 300.000 de mieux que pour l'Angleterre (3,4 millions).
- L'Espagne et le Portugal disposent de nombreux stades déjà prêts: sept au total (Camp Nou et stade Olympique à Barcelone, Santiago-Bernabeu à Madrid, stade Olympique à Séville et les trois stades portugais: Da Luz et José Alvalade à Lisbonne, Dragao à Porto). Neuf seraient transformés (à La Corogne, Alicante, Badajoz, Gijon, Murcie, Saint-Sébastien, Santander, Valladolid et Vigo). Il y aurait seulement cinq nouvelles enceintes: à Bilbao, Madrid, Malaga, Valence et Saragosse. Un point fort indéniable après le gros investissement pour l'organisation du Mondial-2010 en Afrique du Sud et celui qui devrait être consenti pour le Mondial-2014 au Brésil.
FAIBLESSES DE LA CANDIDATURE
- La proximité de l'Euro 2004 au Portugal pourrait pénaliser la candidature ibérique. Le choix pourrait en effet se porter sur un pays qui n'a organisé ni Euro ni Mondial depuis longtemps, comme l'Angleterre, organisatrice de la Coupe du monde en 1966 et de l'Euro en 1996.
- Si l'Espagne est en passe de devenir la championne d'Europe pour la longueur de son réseau ferroviaire à grande vitesse avec la mise en service de la ligne Madrid-Valence le 18 décembre, cela risque de coincer pour la liaison TGV entre Madrid et Lisbonne. Le gouvernement portugais, minoritaire au parlement, affirme qu'il maintient le projet (ligne prévue en 2013) mais l'opposition réclame la suspension des grands investissements publics en raison de la dégradation des finances du pays.
- L'organisation séparatiste basque armée ETA, qui n'a pas commis d'attentat sur le sol espagnol depuis août 2009, a annoncé le 5 septembre qu'elle "ne mènerait pas d'actions offensives armées". Mais elle n'a pas précisé si cet arrêt était temporaire ou définitif. La FIFA a souligné qu'aucun "concept opérationnel clair n'a pas été précisé en matière de sécurité."
- Même si la FIFA a indiqué qu'elle n'avait pas "d'élément suffisant" pour établir une collusion entre les candidatures du Qatar et celle de l'Espagne et du Portugal, ces soupçons d'accord auront forcément terni l'image de la candidature ibérique.
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