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Ça se corse pour Anigo
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Publié 22/11/2004 à 07:45 GMT+1
Marseille a subi sa 5e défaite de la saison à Ajaccio (2-0), samedi, lors de la 15e journée de L1. Si Pape Diouf, le directeur sportif du club, met le doigt sur la prestation alarmante des joueurs, il s'agit peut-être de la défaite de trop pour son entraî
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Crédit: Eurosport
"C"est une défaite totale et absolue", lâche Pape Diouf, la mâchoire crispée, au sortir de la logique défaite de Marseille à Ajaccio (2-0). Dernier communiquant au sein d'un club phocéen au bord de la crise, le directeur sportif de l'OM pèse ses mots : "Nous ne ferons pas de commentaire à chaud car tout le monde est mortifié dans le camp olympien. Cette semaine qui arrive ne sera pas commode du tout".
Pour l'OM en général et pour José Anigo en particulier. Menacé depuis le double revers face au PSG -au lendemain duquel il avait proposé sa démission-, l'entraîneur marseillais est plus que jamais sur la sellette. Si la victoire face à Strasbourg (2-0) lui avait offert un sursis, la défaite en Corse pourrait bien le condamner. Resté muet après le match, il a rejoint le bus tête basse, l'oeil hagard ; Un comportement qui en dit long sur le moral d'un homme, réputé pour sa hargne et sa combativité.
"La défaite d'un groupe"
Malgré tout, Pape Diouf ne veut -toujours- pas faire porter le chapeau à son entraîneur. Il préfère viser les joueurs, les "acteurs" comme il aime le rappeler. "C'est la défaite d'un groupe, une série de défaillances collectives. Il est difficile de relever des prestions à leurs niveaux chez les joueurs de Marseille. Il y a eu un manque flagrant d'attention pour une équipe convalescente qui se devait d'être au moins concentrée" .
Des joueurs qui acceptent la critique, conscients qu'ils sont passés à côté de leur match, en particulier à l'entame de la seconde période. Menés 1 à 0, les coéquipiers de Barthez ont encaissé leur 2e but seulement 19 secondes après le retour des vestiaires. "Un manque de concentration, qui nous a coupé les pattes " selon Bruno Cheyrou, "un coup de massue" pour Sylvain N'Diaye. Dépité, le milieu de l'OM conclue un peu honteusement : "On chute presque logiquement".
Roland Courbis, entraîneur de l'OM de 1997 à 1999 et qui connaît trop bien les périodes de turbulences de ce club pour les avoir vécues, tente d'amoindrir le revers phocéen par solidarité pour José Anigo, lui aussi natif de Marseille. "Ce résultat n'est pas celui d'une mauvaise équipe de Marseille, mais plutôt d'une bonne équipe d'Ajaccio". Pas sûr que cela suffise pour relever un OM à genou
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