Sochaux a pris le témoin

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Souvent comparé au FC Nantes pour sa philosophie et son style, le FC Sochaux a dépassé le maître cette saison. Alors que les Canaris sont en grande difficulté et n'ont su se remettre en question, les Doubistes ont évolué. Sans se trahir. Ils tenteront d'e

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Le printemps arrive à grands pas. Comme partout en France, le soleil réchauffe l'Hexagone. Cette année, la chaleur vient paradoxalement de l'est de la France et de Sochaux. A l'ouest et à Nantes particulièrement, le temps reste couvert. Surtout au-dessus de la Jonelière où l'inquiétude, mêlée à la glorieuse et terrible incertitude du sport, est en train de miner le moral des Canaris. Vingtièmes de Ligue 1 avec six points de retard sur le premier relégable valenciennois, les Nantais ont déjà un pied à l'étage inférieur. Bien loin de Sochaux, qui trône fièrement sur les hauteurs du championnat.
Les deux formations, qui s'affrontent dimanche à Bonal, ont cependant un point commun : celui d'être toujours en lice pour remporter la Coupe de France. Pour le reste, il faut gratter pour trouver une ressemblance cette saison. Alors que le FCNA est actuellement en train de vilipender tout son héritage, le FCSM bâtit. Les destinées sont en train de se croiser : le jeu à une touche de balle, la formation gagnante et les résultats ne sont plus des composantes du FC Nantes 2006/2007. Mais correspondent désormais mieux à l'identité du FC Sochaux.
Japhet N'Doram, co-entraîneur des Canaris et observateur privilégié, s'en est rendu compte : "J'ai eu l'occasion d'aller les observer face à Paris. Les Sochaliens jouent bien au ballon et font preuve de beaucoup de mobilité. Il y a également une bonne technique collective et individuelle." A la différence du FCNA, Sochaux a su prendre un virage que le club de la Cité des Ducs n'a pas négocié... ou mal. Accrochés à leurs certitudes et leur glorieux passé, les Nantais ont longtemps cru - espéré - que leur nom ferait la différence. Les Doubistes eux ont dû se remettre en cause. Après les départs de la génération Pedretti, la formation n'a pas suffi à relever les exigeants défis de la L1. Dixième en 2004/2005, quinzième la saison dernière, Sochaux a dû évoluer pour reprendre son destin en main.
Le juste équilibre
Sous la direction du truculent Jean-Claude Plessis, les Franc-Comtois ont su se remettre en question : "On a dérogé à notre politique, explique-t-il dans Ouest-France. On avait joué la carte jeunes, et sans doute trop, car quand ils ne sont pas encadrés, ça ne marche pas. Là, on a joué la carte de la mentalité et de la langue. Alain Perrin y tenait car l'an passé, nos défenseurs ne se comprenaient pas, et c'est emmerdant." De là à abandonner les habitudes maison, il n'y avait qu'un pas que le président Plessis n'a voulu franchir. Le FCSM a trouvé le juste équilibre : "Je tiens à l'identité de jeu. Je l'avais déjà demandé à Lacombe. Bien jouer au foot, ça me semble important, car ça donne du plaisir aux gens, de la fierté aussi."
La déliquescence nantaise actuelle ne laisse pas le président du FCSM de marbre. Sochaux sait ce que c'est. L'essentiel est de s'en relever. "La L2, ce n'est pas la fin du monde. D'abord, je ne crois pas à leur descente. Mais quand bien même elle interviendrait, Nantes retrouvera sa place dans les dix premiers de notre championnat. Une situation grave, pour un club, c'est la faillite, ne plus pouvoir payer ses salariés. Là, ce n'est pas le cas. Il faut simplement que Nantes retrouve ses valeurs. Une bonne introspection et ça va repartir." Tout un programme que les Nantais auront bien du mal à respecter d'ici dimanche soir et peut-être même d'ici le mois de mai. Sochaux ne s'est pas fait en un jour...
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