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JPP revient
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Publié 21/10/2007 à 12:45 GMT+2
Elu joueur du siècle de l'Olympique de Marseille, Jean-Pierre Papin revient au Stade Vélodrome, dimanche avec Lens lors de la 11e journée de Ligue 1. Emotions garanties pour l'entraîneur artésien qui a connu ses plus belles années de footballeur dans la c
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Crédit: Eurosport
Les plus jeunes ne peuvent pas comprendre. Pour les autres, c'est un pan de l'histoire du football français qui va ressurgir à la surface. Dimanche, Jean-Pierre Papin revient au Vélodrome. Dans cette enceinte qui l'a vu devenir l'un des plus grands attaquants de la planète au début des années 90 et où il a vécu ses plus belles émotions de footballeur. Lorsqu'il pénétrera sur la pelouse dimanche, qu'il entendra le "Jump" de Van Halen, JPP repensera évidemment à tout ça. A ses 185 buts marqués sous le maillot olympien, ses quatre titres de champion de France, ses cinq couronnes de meilleur buteur du championnat, son Ballon d'Or et les folles aventures européennes de l'OM qui l'ont mené de Tirana à Milan, en passant par Bari évidemment.
"J'aurai sans doute un pincement au c&oeligur, des images plein la tête...", assume-t-il. "Des souvenirs vont remonter même si je n'en ai pas un en particulier. A la limite, je pourrais parler de la Coupe de France contre Monaco (ndlr: 4-3 avec un triplé de JPP), seulement ce n'était pas à Marseille, mais à Paris. A Marseille, pour moi, il y a surtout eu plein de buts !" Elu joueur du siècle de l'OM, sa "plus belle récompense", l'ancien international français (54 sélections, 30 buts) ne veut cependant pas tomber dans un sentimentalisme démesuré. D'autant que la situation du Racing ne le permet pas. Quinzième de Ligue 1, le club artésien a besoin de points. Un peu moins que l'OM tout de même.
"Rentrer et réussir une papinade"
"La pression est sur Marseille. Et on va la leur laisser. L'urgence, c'est Marseille qui l'a en raison de sa situation au classement. Au Vélodrome, il s'agira de résister en début de partie et ensuite de tenter de jouer les contres. La rencontre risque d'être tendue." Des matches tendus au stade Vélodrome, Jean-Pierre Papin en a connu. Et pas seulement lorsqu'il portait le maillot blanc. Pour son premier retour dans la cité phocéenne, lors de la saison 1996/1997, l'attaquant alors à Bordeaux avait vécu une soirée assez difficile, conspué par une grande partie de l'enceinte du boulevard Michelet qui n'acceptait pas de voir son chouchou évoluer sous les couleurs de l'ennemi girondin. Au retour, il n'avait pas été sifflé par le public de Lescure, évidemment, mais victime des nerfs de Xavier Gravelaine.
Ces "petits accrocs" sont aujourd'hui oubliés, noyés dans la masse des bons souvenirs. Jean-Pierre Papin revient au stade Vélodrome avec le sourire. Et il n'est pas le seul. Dans le camp d'en face, il y a quelques fans de la grande époque qui se réjouissent de revoir l'ancien capitaine de l'OM. Fan absolu de la formation phocéenne depuis qu'il est tout petit, Gaël Givet (26 ans) n'est pas le dernier à accueillir Papin les bras ouverts. "Cela fait chaud au coeur car JPP nous a tous fait vibrer à la grande époque, dans les années 80 et 90, explique le défenseur central sur le site officiel du club. C'est un immense plaisir de le retrouver là mais ce n'est pour cela qu'on lui fera des cadeaux."
Seul cadeau que les Marseillais sont certainement prêts à consentir à Jean-Pierre Papin : une ovation venue des tribunes. Espérons-le en tout cas. Pour ce qu'il a apporté au club, le natif de Boulogne-sur-Mer la mériterait amplement. Elle le toucherait sans doute. Mais l'entraîneur du Racing Club de Lens échangerait sans doute un tel hommage contre une victoire de ses hommes au stade Vélodrome. A part ça, JPP ne voit pas. Enfin si... "Rentrer sur le terrain et réussir une papinade, que pourrais-je imaginer de mieux ?" On ne se refait pas.
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