PSG - NANCY: 4-1
Buts : Hoarau (11e, 40e), Giuly (13e) et Sessegnon (63e) pour Paris - Féret (30e) pour Nancy
Oublié le faux pas de Grenoble le week-end dernier (0-0), Paris a poursuivi sur la lancée de son match de Coupe UEFA à Wolfsburg (3-1) et donné une leçon de football à des Nancéiens venus pour défendre. Visiblement, rien n'est plus vraiment au point dans ce domaine du côté de Pablo Correa. Avec une ligne arrière à cinq, l'ASNL se serait bien contenté d'un point, voire davantage sur un coup de pouce du destin. Les Lorrains repartiront finalement du Parc des Princes les valises bien pleines. Avec deux buts encaissés en moyenne, Nancy espérait bien un sursaut d'orgueil sur un terrain où l'équipe n'avait encaissé qu'un but en championnat lors des trois derniers déplacements.
Mais c'était sans compter avec des Parisiens requinqués cette saison et bien souvent là où on ne les attend pas. On les aurait cru fatigués, trois jours après la démonstration en Allemagne. Peguy Luyindula, auteur d'un doublé et meilleur joueur du mois de janvier, débutait sur le banc tandis que Mateja Kezman était puni en réserve. Paul Le Guen confiait donc les clés du secteur offensif à Guillaume Hoarau et Ludovic Giuly, épaulés une fois de plus par Stéphane Sessegnon. L'ancien Manceau confirme d'ailleurs son excellente saison. Pour sa dernière sortie avant de purger ses trois matches de suspension, Sessegnon aura causé bien des tourments à ses adversaires du jour. Laissant venir Nancy pour mieux le contrer, Paris faisait rapidement la différence, en deux minutes et sur ses deux premiers assauts: un coup franc de Rothen repris de la tête par Hoarau (11e, 1-0), suivi d'un numéro de dribbles de Sessegnon et d'une passe décisive pour Giuly (13e, 2-0). Il n'y avait alors plus qu'une équipe sur le terrain, remuante, collective et portée vers l'avant comme le souhaite Paul Le Guen.
Un bon anniversaire pour Le Guen
A l'exception du faux pas isérois, le PSG garde sa cadence offensive. Dominateurs, Giuly et les siens n'ont guère laissé d'espoirs aux Lorrains. Quand bien même Féret jetait un coup de froid sur la capitale en profitant d'une sortie hasardeuse de Landreau pour réduire la marque d'un lob somptueux (30e, 2-1), le passage à vide parisien ne durait qu'un court moment et Hoarau remettait les pendules à l'heure avant la pause (40e, 3-1). L'attaquant rejoint ainsi le Toulousain Gignac en tête du classement des buteurs (15 buts).
Même tactique et quasi même sanction pour la bande à Pablo Correa en seconde période. N'Guemo trouvait la transversale (48e) alors que Paris subissait. Mais le principal problème de Nancy, plus que ses lacunes défensives, restaient son incapacité à construire offensivement et à trouver Hadji. Une faible opposition qui permettait aux locaux d'alourdir l'addition sur un but de Sessegnon, bien servi par Hoarau (63e). Entre un Béninois intenable en dribble et un ancien Havrais impérial de la tête, Paris a trouvé son équilibre offensif. Sessegnon a surtout démontré qu'il serait difficile à remplacer pendant trois matches. Un casse-tête pour l'entraîneur parisien.
Le jour de ses 45 ans, Paul Le Guen peut donc savourer une semaine pleine, ponctuée d'une qualification pour les 8e de finale de la Coupe de l'UEFA, d'une place de dauphin de l'OL et d'un statut de candidat à la Ligue des champions amplement mérités. De quoi renforcer la confiance avant un mois de mars de tous les dangers avec notamment la venue de Marseille (sans Sessegnon suspendu) et le déplacement à Toulouse, deux adversaires directs pour la C1. A Nancy (14e), les problèmes qui s'annoncent sont d'un tout autre ordre: Trois défaites de rang, cinq matches sans victoire et une défense qui prend l'eau. Le temps se gâte sur la Lorraine...
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DPPI






















courage nancy pas de crash avec joueurs ou entraineurs sa va revenir...Le 02/03/2009 à 19:14