Football - Ligue 1
23/11/2008 - 07:00Paris, la preuve par trois

Après l'OM et Bordeaux, le PSG s'est offert la tête de Lyon (1-0) lors de la 15e journée. Ludovic Giuly, auteur de son 3e but en trois matches, permet ainsi aux Parisiens de signer une 3e victoire synonyme de 5e place. Sale soirée pour l'OL qui perd Junin
PSG-LYON : 1-0
But : Giuly (25e) pour le PSG
Depuis 2004, le PSG rêvait de faire tomber le Grand Lyon. D'enfin le dominer dans l'impact physique, le faire douter dans ses plus profondes certitudes. Il aura réussi son pari au-delà de ses espérances, confirmant son c&oeligur vaillant dans les grands rendez-vous. Après Bordeaux (1-0) puis Marseille (4-2), il a fait perdre la tête au champion lyonnais. Certes, pas au classement, mais dans un jeu où les Rhodaniens imposent leur suprême loi dans l'Hexagone depuis sept ans. Porté en défense par un Ceara en état de grâce, boosté au milieu par un Rothen entreprenant, et illuminé offensivement par la complémentarité du duo Hoarau-Giuly, Paris a brûlé les ailes lyonnaises, éteint l'étoile Benzema, après une frappe menaçante de l'International tricolore (3e) et s'est replacé à la cinquième de la Ligue 1 à seulement deux points du dauphin.
La tête de Giuly
D'emblée, elle a fait vivre à son rival un cauchemar, illustré par la blessure de Reveillère (9e), remplacé au pied levé par le jeune Kolodzieczak (une première en Ligue 1 à dix-sept ans), et plus encore par l'expulsion de Juninho, réputé pour son calme olympien, pour une semelle sur Armand (77e). Dans cette soirée des paradoxes, Giuly, du haut de son 1m64, a fait vaciller la forteresse de Claude Puel...de la tête sur un centre magnifique de Ceara (1-0, 25e). Un troisième but en trois matchs qui a égratigné l'ogre, rebiffé sur une frappe de Govou (34e) et un coup-franc de Kallström (55e), mais jamais en mesure d'inverser la tendance. Privé d'un pénalty flagrant pour une poussette de Kolodzieczak sur Giuly (63e), tout près du KO par Luyindula (83e), Paris s'est seulement fait peur sur une frappe terrible de Fred (85e).
Fort de ce quatrième succès consécutif (une première depuis juillet 2005), le PSG retrouve les hauteurs du classement. Tout sauf un hasard au vu d'un milieu bien organisé, d'une cohésion retrouvée et d'un duo d'attaque flamboyant. L'OL, lui, ne s'est pas rassuré à 72h de son choc face à la Fiorentina qui pourrait lui ouvrir la route des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. S'il conserve cinq longueurs d'avance en Ligue 1, il a peut-être perdu bien plus que des points. Ses certitudes.
LA DECLA : Paul Le Guen (entraîneur du PSG)
"C'était dans la lignée de nos matches à domiciles, des matches solides, avec des scénarios qui nous sont favorables. On progresse, on ne maîtrise pas tout mais contre Lyon, on n'a pas été acculés sur notre but, et ce n'est pas une victoire arrachée comme parfois. On peut viser plus haut, oui, mais en étant très raisonnables. On ne reviendra jamais sur Lyon, ni sur d'autres équipes sans doute, mais l'équipe progresse, prend forme. Ce n'est pas un hasard de battre Bordeaux, Marseille et Lyon, mais ce n'est pas non plus un hasard de perdre contre Grenoble et Toulouse. A travers les matches et les entraînements, on sent les choses prendre, ça demande confirmation à chaque fois ".















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