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"On ne calcule plus"
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Publié 21/02/2010 à 22:40 GMT+1
Dimanche de rêve pour Mamadou Niang. L’attaquant sénégalais a réalisé le premier triplé de sa carrière face à Nancy (3-1). Il a également pris la tête du classement des buteurs et redonné à l’OM des espoirs de titre, même s'il assure que son équipe "ne se prend plus la tête".
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MAMADOUNIANG, vous avez marqué trois buts face à Nancy (3-1). Est-ce votre premier triplé en Ligue 1 ?
M.N. : Oui, c’est mon premier triplé. Ça fait du bien de marquer des buts. Mais l’essentiel pour nous, c’était de gagner. Car ce n’est jamais évident de l’emporter après un match de Coupe d’Europe. On a pris les trois points mais ça n’a pas été facile.
Comment expliquez-vous cette réussite insolente ?
M.N. : Ce soir, j’avais envie de confirmer la victoire à Copenhague et bonifier le succès à Monaco. Je n’avais pas envie de me relâcher. On a tout fait, même après le but de Nancy, pour marquer ce deuxième but.
A l’inverse de l’OM, Nancy n’a pas su concrétiser ses occasions. Vous avez fait basculer la rencontre…
M.N. : Si j’ai mis trois buts, c’est grâce aux superbes passes de mes partenaires. Ce n’est pas uniquement dû à mes performances personnelles. Brandao nous a fait énormément de bien avant sa blessure. Baky (Koné) et Lucho reviennent en forme ; Hatem (Ben Arfa) et Mathieu (Valbuena) nous font énormément de bien au niveau de la conservation du ballon et de la maîtrise technique. Ça relève un peu le niveau de l’équipe en 2009.
Quel but avez-vous préféré ce soir ?
M.N. : J’ai une préférence pour le premier. Car avec ma petite taille et mon jeu de tête assez moyen, j’arrive tout de même à mettre un beau but de la tête.
Pouvez-vous nous détailler vos deux autres réalisations ?
M.N. : Sur le deuxième, le défenseur adverse m’agrippe un peu. J’essaye de rester au maximum debout et de tenter ma chance pour marquer le but. Si je ne le mets pas, l’arbitre aurait peut-être sifflé. Et sur le dernier, Lucho me la met tellement bien en me déposant la balle de l’extérieur dans la course que je n’ai plus qu’à la mettre au-dessus du gardien. C’est la passe au départ qui fait la différence. Car s’il me la donne trop excentrée, il faut que je revienne et que je redresse ma course. Mais sa passe est parfaite, je me retrouve seul face au gardien devant le but.
Et vous auriez pu marquer un quatrième but…
M.N. : C’est vrai que j’ai mis aussi une tête sur la transversale. Je me suis créé énormément d’occasions et j’ai eu beaucoup de réussite.
Avez-vous un objectif de buts pour la fin de saison ?
M.N. : Non, non. Vous devez me connaître. Ça fait cinq ans que je suis à Marseille. Et je ne me fixe pas d’objectif personnel. Je pense surtout au collectif. J’aimerais donc bien gagner quelque chose avec mon équipe. Si je peux marquer des buts et gagner quelque chose, tant mieux. Si je ne marque pas mais qu’on gagne, je prendrai quand même…
Vous devenez meilleur buteur de Ligue 1. Est-ce que vous visez ce titre honorifique ?
M.N. : Je n’ai jamais pensé à ça. Le plus important, c’est un titre collectif, pas individuel. On cravache tellement pendant la saison, on souffre tellement au niveau des déplacements, de la récupération, des enchaînements de matches qu’on aimerait bien ressortir avec quelque chose au bout de cette saison. Gagner un titre personnel, ça serait la cerise sur le gâteau.
Etes-vous davantage efficace lorsque vous jouez dans l’axe ?
M.N. : Il y a toujours ce débat entre le poste côté gauche et le poste de n°9. Je ne revendique jamais rien. Je vais là où le coach me dit de jouer et où il pense que je peux apporter le plus pour l’équipe. En ce moment, Brandao est blessé. J’essaye donc de prendre son intérim du mieux que je peux.
Peut-on dire que l’OM est relancé dans la course au titre ?
M.N. : On a arrêté de calculer car on s’est trop pris la tête à parler de ça. Et à faire le parallèle avec Bordeaux. On ne se prend plus la tête et on joue les matches les uns après les autres. On prend le maximum de points et on fera les comptes à la fin. C’est une pression inutile que l’on se met sur les épaules. L’année dernière, on en n’a pas parlé du tout. On jouait nos matches les uns après les autres et on prenait les points un par un. Et finalement, ce n’est pas passé loin.
Ça fait maintenant cinq ans que vous êtes à l’OM. Cette saison est-elle comparable à l’année dernière ?
M.N. : On peut réaliser la même fin de championnat. Mais ça ne tient qu’à nous. Il faut tout faire pour être compétitifs et solides. Pour nous battre, nos adversaires vont devoir sortir des grands matches. J’ai confiance.
Marseille a-t-il enfin trouvé un fond de jeu ?
M.N. : Tout le monde nous voyait beau d’entrée de championnat. Alors que de nouveaux joueurs sont arrivés cette saison. Il fallait qu’ils s’intègrent. Lucho monte en puissance aujourd’hui car on lui a laissé le temps de le faire. Même si les supporters et les médias ont un peu critiqué son style de jeu. Mais nous on connaît sa valeur. Sa justesse au niveau des passes. Il lui fallait du temps. Maintenant, on se connaît un peu mieux. Il y a plus d’automatismes entre nous.
Pourquoi avez-vous réalisé une petite danse après chacun de vos buts ?
M.N. : C’est un clin d’œil à un ami à moi, Youbé, surnommé le doyen. On était en vacances en décembre ensemble et il m’a dit de le faire à chaque fois que je marquais.
La rencontre de dimanche face au PSG est-elle déjà dans les têtes ?
M.N. : J’espère gagner ce match. Marquer, ce serait encore mieux. Mais je suis un ancien ici. Et je sais que le fait de se projeter tout de suite pour le match de Paris, ça va nous faire déjouer. Il faut se concentrer sur le match de jeudi qui est aussi important que la rencontre à Paris. On aura tout le temps d’y penser ensuite.
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