Lucho : "Pas la crise…"

Eurosport sur Google

Peu en réussite en ce moment, l’OM perd du terrain sur les équipes de tête. Mais pas question de s’affoler pour Lucho Gonzalez. "J’entends des commentaires sur la crise à l’OM mais ce n’est pas la réalité", affirme le milieu de terrain argentin. Lucho attend également avec impatience l'OL.

Eurosport

Crédit: Eurosport

LUCHO GONZALEZ, comment expliquez-vous les difficultés actuelles de l’OM ?
L.G. : L’équipe traverse une période très irrégulière. Mais c’est toute la Ligue 1 qui est comme ça. Aucune équipe n’arrive à gagner six ou sept matches d’affilée.
Mais Marseille n’a pris que deux points en trois matches. Les deux derniers résultats à Nice (1-0) et à Auxerre (1-1) ne sont-ils pas frustrants ?
L.G. : Non, il n’y a pas de frustration. Vous savez, c’est le football. Et pour gagner, il faut marquer des buts. A Nice, on a tout fait pour gagner. Et à Auxerre jusqu’au penalty, on contrôlait la partie. Ils n’ont eu aucune occasion. Je pense qu’il nous manque juste un peu d’efficacité.
L’OM recule au classement. Est-ce inquiétant ?
L.G. : Notre place de leader était anecdotique. Aucun leader ne le reste longtemps. Lille l’est aujourd’hui mais cela ne fait que deux journées. Et puis quand l’équipe ne gagne pas pendant deux matchs, j’entends des commentaires sur la crise à l’OM. Mais ce n’est pas la réalité. Il reste beaucoup de mois de compétition. Après Moscou, nous n’étions pas les meilleurs, aujourd’hui nous ne sommes pas les pires car nous sommes cinquièmes du classement. Le championnat est très serré.
Comment expliquez-vous les difficultés rencontrées par l’attaque olympienne ? Et notamment par André-Pierre Gignac ?
L.G. : Vous savez, aucun attaquant n’a l’obligation de marquer. Ni Dédé, ni Loïc (Rémy), ni Brandao. Nous sommes une équipe et nous sommes plusieurs à pouvoir marquer. Gignac travaille beaucoup pour l’équipe. Je ne suis pas inquiet par son rendement. C’est facile de s’entendre avec Gignac car c’est un joueur de niveau international. Certes, tout le monde attend cette fameuse passe décisive pour lui mais cela ne nous préoccupe pas du tout ni lui ni moi. Ce n’est pas notre association qui compte mais l’équipe. Je me sens bien avec lui comme avec Brandao d’ailleurs.
De votre côté, vous avez déjà marqué sept fois cette saison (toutes compétitions confondues). Vous êtes en réussite…
L.G. : J'ai eu des possibilités de marquer. Par chance, j’ai pu les concrétiser. Je peux être encore plus efficace. J’espère marquer et surtout être utile si mon équipe gagne. Mais je place toujours le groupe d’abord. Ce ne sont pas que des mots. Je le pense vraiment. Je suis un joueur d’équipe. Nous sommes tous importants.
Dimanche, l’OM affrontera Lyon sans sa défense centrale habituelle (Diawara-Mbia). Est-ce un handicap insurmontable ?
L.G. : J’espère que Souley pourra jouer (l’OM va saisir le CNOSF, ndlr) car c’est un joueur important. S’il est absent ce sera à l’entraîneur de trouver les solutions. Heinze devra jouer avec un nouveau partenaire en défense centrale, mais on sait tout ce qu’il peut apporter à l’équipe. C’est l’un de mes rares amis dans le football. Il représente beaucoup pour moi. C’est un joueur d’expérience qui est passé par de très grands clubs. Il a toujours le bon mot au bon moment et sait quand il doit hausser le ton ou se taire.
Vous retrouverez également votre ancien coéquipier Lisandro dimanche. Comment jugez-vous ses prestations depuis le début de la saison ?
L.G. : Il n’a pas pu faire la préparation à 100%. Mais il faudra le surveiller de près. Il fait un bon début de saison et il est important pour son équipe.
Vous êtes resté en contact depuis votre départ de Porto ?
L.G. : On ne s’appelle jamais. Mais ce sera spécial de le revoir car on n’a pas joué souvent l’un contre l’autre. Ce sera tout cas un match difficile face à un candidat au titre. C’est important de le gagner mais il ne sera pas décisif. Il restera encore beaucoup de matchs à jouer après.
Les grands joueurs font souvent basculer les grands matches. Etes-vous d’accord ?
L.G. : Oui, l’histoire du foot le démontre. Mais je ne me considère pas comme un grand joueur ni comme un joueur de grand match. J’essaye de profiter de ce genre de rencontres. Ce sont des derbys. La motivation est intense et on donne tout.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité