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Ancelotti, mauvais élève ?
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Publié 16/04/2012 à 01:01 GMT+2
S'il a fustigé ses joueurs après le nul à Auxerre (1-1), Carlo Ancelotti est lui aussi passé à côté de son match en Bourgogne. Le coaching de l'entraîneur parisien n'a pas convaincu, même si la responsabilité de ses hommes est aussi engagée.
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Crédit: Eurosport
Après le match nul ramené de l'Abbé-Deschamps (1-1), qui a coûté deux points dans la course au titre et la place de coleader au PSG, dimanche soir, c'est bien le coaching de Carlo Ancelotti qui interpelle et qui prête désormais à débats. Alors que ses troupes menaient 0-1 sur la pelouse du dernier de la Ligue 1, le technicien italien a effectué deux changements qui continueront à faire jaser pendant de longues semaines. Ces changements qui ont complètement chamboulé son dispositif tactique, pourtant bien huilé 70 minutes durant, ont ostensiblement modifié le comportement des Parisiens, le cours de la rencontre et donc permis à l'AJA de revenir dans le match de manière improbable.
A la 72e minute, Javier Pastore, qui ne s'était pas échauffé avant le début du match et mis pour la première fois sur le banc de touche depuis le 19 février, a remplacé un Kévin Gameiro, seul en pointe, mais qui n'a pas arrêté de décrocher pour participer à la construction des actions (il est passeur sur le but de Nené). Même en ne tirant pas au but de tout le match, le buteur parisien, toujours combatif, a manqué dans le dernier quart d'heure de jeu. Quant à l'Argentin, cramé physiquement, et dont on ne sait plus trop quoi penser, son entrée est venue encombrer un milieu de terrain qui disposait déjà de Mathieu Bodmer dans la création. L'ancien Lyonnais, justement, a laissé sa place à un Diego Lugano, absent des pelouses de Ligue 1 depuis le 19 février dernier et le 2-2 concédé face à Montpellier, et donc auteur d'un marquage plus que douteux sur l'action emmenant l'égalisation de Le Tallec. S'il n'est pas le seul responsable, le défenseur central symbolise le coaching défaillant d'Ancelotti en Bourgogne.
Jérémy Ménez : "C'est un match qu'on doit gagner 2-0 ou 3-0"
Le technicien italien, dont le visage marqué semblait présager une nuit blanche de réflexion, a lui pointé du doigt le comportement de ses joueurs. "Je pense que nous avons eu un problème de détermination et de concentration. Nous avons joué trop faciles. Nous devons changer notre attitude. Je suis énervé contre les joueurs. Nous avons eu l'occasion de marquer un deuxième but mais nous n'avons pas été assez déterminés, assez décisifs. Après le but, nous aurions dû continuer à jouer de la même façon qu'en début de rencontre. La suffisance n'est pas bonne attitude dans le football et on ne peut pas gagner ainsi". Sur le fond, l'ancien entraîneur de Milan et Chelsea a évidemment raison, la facilité a perdu ses troupes dans le dernier quart d'heure."C'est un match qu'on doit gagner 2-0 ou 3-0, a regretté Jérémy Ménez au micro de canal +. On s'est mis en difficulté tous seuls et on rentre à la maison avec un point. C'est dommage, Auxerre en a profité tout simplement. Il ne faut pas se trouver d'excuse. On n'a pas été assez bon pour gagner ce match, même si on le maîtrisait. C'est un peu à l'image de ces derniers temps..."
Ces derniers temps justement, le PSG se reposait sur les rendements individuels de ses solistes (Nené encore buteur dimanche, Ménez auteur du premier but face à l'OM en sont les parfaits exemples) et avait donc laissé le "beau jeu" et la maîtrise des matches aux oubliettes. Dans ce cas de figure, le match d'Auxerre a donc marqué un tournant. Les solistes, Nené en tête, ont fait une overdose de jeu individuel tandis que le jeu fluide à lui fait son apparition avec le retour en tant que titulaire de Mathieu Bodmer.
Et si la solution aux maux de jeu et de résultat du Paris Saint-Germain s'appelait tout simplement Mathieu Bodmer ? Le milieu polyvalent du PSG, dont Ancelotti louait les mérites à son entrée en fonctions au mois de janvier, a sorti une de ses plus belles prestations depuis son arrivée, dimanche soir. Aux côtés de Motta et Matuidi dans le trident du milieu de terrain, l'ancien Lyonnais a sans cesse apporté le danger en multipliant les passes en profondeur, en basculant le sens du jeu, et le tout sans négliger le travail défensif qui lui incombait. L'ancien Lillois, dont la dernière titularisation remontait au 12 février dernier, est le seul rayon de soleil de ce dimanche qui fut nuageux pour le PSG. Dans tous les sens du terme.
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