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D.D. : "C'est plus léger"
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Publié 01/12/2011 à 16:49 GMT+1
Fort de sa victoire face au PSG (3-0), l’OM veut repartir du bon pied. Son déplacement vendredi face à Caen sera l’occasion de valider la bonne prestation contre les Parisiens. Selon Didier Deschamps, ce succès a permis de rendre "l’atmosphère plus légère".
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DIDIER DESCHAMPS, la victoire dans le clasico vous permet-elle d’aborder plus sereinement les échéances à venir ?
D.D. : Tout peut se passer. Mais on doit être capable de répéter collectivement la performance de dimanche. Certes, ce n’est pas le PSG en face. Mais Caen est aussi une équipe de qualité. Le haut niveau, c’est savoir rebondir quand ça va mal. Mais aussi apprécier quand ça va bien et se remettre en question. Il faut que l’on puisse s’inscrire dans la continuité de ce match.
Justement, que vous a apporté la victoire contre Paris ?
D.D. : Beaucoup de choses… On a mis tous les ingrédients qui permettent à une équipe d’avoir un peu plus de sérénité, de tranquillité et de confiance. Même si on sait que demain tout va être remis en cause. Arriver à gagner contre Paris dans les circonstances que l’on connait, c’était une grande performance.
Vous avez ressenti une ambiance plus sereine à l’entraînement cette semaine ?
D.D. : Oui, aujourd’hui l’atmosphère est plus légère…
Prendre des points face à un concurrent direct, c’est une double victoire ?
D.D. : L’aspect médiatique sur un tel match est plus important. Car cette rencontre a été énormément montée en épingle. Mais une confrontation directe reste la seule manière de prendre des points à un concurrent pour le haut du tableau. Pour autant, tous les points sont importants. Même ceux que l’on prend contre des équipes mal classées.
Quel a été votre discours cette semaine ?
D.D. : Je les ai félicités mais aussi mis en garde. Il a aussi fallu vite évacuer ce clasico et se projeter vers le prochain match.
Vous n’avez pas peur que vos joueurs délaissent le déplacement à Caen au profit du choc de mardi prochain à Dortmund ?
D.D. : On ne peut pas se permettre ce luxe-là. Je fais tout pour que ça n’arrive pas. La rencontre face à Caen ne sera pas décisive au contraire de celle de Ligue des champions.
Pensez-vous que vos joueurs vont mettre autant d’intensité à Caen que contre Paris ?
D.D. : Personne ne peut le savoir. Car il n’y a pas eu la même pression avant cette rencontre. Le déplacement à Caen n’a pas été traité de la même façon sur le plan médiatique que le clasico. Mais il y a aussi trois points en jeu. Après avoir touché un pic émotionnel, on doit être capable de pouvoir remettre la machine en route. Il ne faut pas que le décalage soit trop important par rapport à ce que l’on a vu dimanche.
Contre Paris, vous avez senti une envie particulière chez certains joueurs ?
D.D. : Non, c’était chez tout le monde. Parce que c’était Paris en face. Cette rencontre, ils l’avaient déjà dans la tête le lundi précédent.
Allez-vous vous servir de cette rencontre pour faire évoluer votre manière de manager votre groupe ?
D.D. : Je m’appuie toujours sur ce genre de matches. Mais on ne va pas s’endormir là-dessus non plus.
C’est le match le plus abouti cette saison ?
D.D. : A domicile, certainement. On avait déjà battu Dortmund 3-0 mais on avait connu plus de difficultés. Paris, c’était le leader avec un potentiel important. Quand on est capable de faire ça face à un tel adversaire, ça donne encore plus de valeur à une telle performance.
A Caen, vous allez reconduire les mêmes joueurs que face à Paris ?
D.D. : Je fais des choix. A chaque match, je me comporte mal… avec ceux que je laisse que le banc. Je ne leur fais pas plaisir. Je suis confronté aux mêmes problèmes avant chaque match. Après je ne sais pas comment ça se serait passé avec d’autres joueurs…
Le même schéma tactique pourrait-il être identique ?
D.D. : Je n’ai pas joué avec deux attaquants axiaux. Mais ce n’est pas la première fois.
Le duo Mbia-Diarra peut s’installer dans la durée ?
D.D. : S’ils maintiennent ce qu’ils font en ce moment, je ne vais pas me créer des problèmes là où je n’en ai pas. Après, il y a beaucoup de joueurs sous le coup d’une éventuelle suspension. Et il ne faut pas oublier que Jérémy (Morel) et Loïc (Rémy) sont blessés. Mais c’est difficile d’enlever quelqu’un de l’équipe après ce qui s’est passé dimanche.
Lucho pourrait donc rester dans votre onze de départ ?
D.D. : Il faut faire en sorte de ne perdre personne. A un moment, il faut que le joueur puisse débuter un match. Ce n’est pas évident de le faire. Le discours vaut aussi bien pour Lucho que pour Mbia qui n’avait pas joué depuis trois mois. Mais si je ne le fais pas rentrer, ce sera encore plus difficile après.
L’épisode Gignac est terminé ?
D.D. : Oui, l’incident est clos. Il a été réintégré dans le groupe. Et il fait partie du déplacement à Caen.
A l’entraînement, vous faites comme si rien ne s’était passé avec lui ?
D.D. : Je ne répondrai pas. Vous savez ce qui s’est passé. Vous en avez assez parlé…
Avez-vous trouvé ses excuses sincères ?
D.D. : Je ne veux pas rentrer dans ce débat.
Son départ au mercato est-il conditionné par ses performances jusqu’à la trêve ?
D.D. : Je ne parlerai plus du cas Gignac. Je suis à la veille d’un match important. Et je pense uniquement à cette rencontre.
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