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Ils vont nous montrer
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Publié 24/02/2012 à 17:32 GMT+1
Les dernières sorties de Lyon et de Paris, à Bordeaux (1-0) et face à Montpellier (2-2), ont suscité quelques doutes sur leur réel potentiel. Mais samedi soir (21h00), à Gerland, l'OL et le PSG ont une belle occasion de faire taire ces critiques.
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Une défaite à Bordeaux (1-0). Et un nul devant Montpellier (2-2). Le week-end dernier, Lyonnais et Parisiens n'ont pas seulement laissé des points en route. Ils ont surtout alimenté le vent de scepticisme qui souffle sur leur force collective. Pas assez solide, pas assez joueuse, a-t-on entendu ici et là. L'OL, sixième à six points du podium, comme le PSG, leader avec un point d'avance sur son dauphin héraultais, ont pourtant de sérieuses raisons d'aborder sereinement leur choc de samedi, à Gerland. Même si, sur leur plan comptable, leur situation n'est pas tout à fait comparable.
LYON, ROI DE LA REBÉLLION
Une vraie prise de conscience. Avec ses mots, Bernard Lacombe a tiré la sonnette d'alarme. En dénonçant publiquement les errements d'une "équipe de fonctionnaires", le conseiller du président Aulas a opéré un recadrage musclé. Message reçu. Les joueurs eux-mêmes ont exprimé leur volonté d'effacer au plus vite les deux revers face à Caen (1-2) et à Bordeaux (1-0). Cette mobilisation générale, Maxime Gonalons l'a exprimée dans un langage inhabituellement fleuri. "On est dans le dur. On doit tous se sortir les doigts des fesses." Sixième à six points de la Ligue des champions, l'OL n'a effectivement plus de temps à perdre.
Une équipe qui sait réagir. Cette saison, le Lyon de Rémi Garde a déjà connu des passages à vide. Et à chaque fois, elle s'en est relevé avec un orgueil saisissant. Fin octobre, après les gifles reçues à Madrid (4-0) et à Lille, l'OL avait passé ses nerfs sur son voisin stéphanois, en Coupe de la Ligue (1-2) puis en Championnat (2-0). Les Rhodaniens avaient vite replongé (0-2 face au Real, 2-1 à Sochaux, 1-2 face à Rennes). Pour mieux se rebeller. Dans la foulée, ils avaient aligné quatre victoires de rang en L1. Et forcé les portes des 8es de finale de la Ligue des champions, au terme d'un scénario improbable à Zagreb (1-7). La demi-finale de Coupe de la Ligue, à Lorient (3-2 a.p.) a conforté Lacombe dans son analyse : cet OL est bien "imprévisible" et "réagit dans l’adversité". "Là, nous y sommes."
Garde a la carrure. Dans son attitude, dans ses propos, Rémi Garde a clairement pris de l'envergure. Le novice qu'il était en début de saison est devenu un entraîneur aux convictions affirmées, au discours moins policé, plus tranché. Cette semaine, il a fait la chasse aux "états d'âme", "la gangrène qui guette tout projet collectif". Il a aussi endossé le costume d'un coach qui s'assume. Qui ne se cache plus. "Moi je suis responsable des résultats, les joueurs sont responsables de leur comportement." Celui de Garde comble Jean-Michel Aulas. Le président lyonnais a une haute estime de son entraîneur, qu'il veut absolument conserver l'an prochain. Indépendamment des "résultats en Championnat". Au sujet de Garde, "(son) intime conviction est faite depuis longtemps".
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TANT QUE PARIS ENGRANGE...
Une marge de progression. Dimanche, Montpellier a surclassé le PSG collectivement. Dans les travées du Parc des Princes, aucun joueur des deux camps ne prétendait le contraire. Mais paradoxalement, ce nul a eu le don de renforcer les certitudes parisiennes. Même à 100%, même en se montrant infiniment plus convaincants dans le jeu, les Héraultais n'ont pas su faire chuter le leader. Et sans se montrer catégorique, Carlo Ancelotti n'a pas manqué de le relever implicitement vendredi, en conférence de presse. "Après cette rencontre, on a plus confiance dans notre jeu, a souligné le coach parisien. Le contrôle de la rencontre et la réaction en fin de partie ont été bons, mais nous devons encore nous améliorer." En attendant, Paris est toujours assis dans le fauteuil du leader.
Une équipe solide et régulière. Mine de rien, l'invincibilité parisienne dure depuis un moment. Depuis trois mois, et cette gifle reçue à Marseille (3-0). Avec seulement trois défaites au compteur, Paris est l'équipe de L1 qui perd le moins. Au même titre que Lille, le champion sortant. Paris possède encore la défense la plus robuste de France (21 buts). Tous ces indicateurs témoignent de l'identité de ce PSG pas encore flamboyant mais globalement très efficace. Peut-être encore plus depuis que Carlo Ancelotti en a pris les rênes : sous ses ordres, Paris n'a perdu aucune de ses huit rencontres officielles en 2012.
Au bon souvenir du match aller. En six jours, Paris se sera mesuré à deux équipes de tête : Montpellier et Lyon. "C'est un bon enchaînement, se réjouit Mamadou Sakho. Sur ce type de rencontre, on peut s'évaluer collectivement et individuellement." Il y a cinq mois, le PSG avait parfaitement négocié cet "enchaînement". Il avait corrigé les Héraultais chez eux (3-0). Dans la lignée de sa promenade en trompe l'oeil, il avait coupé l'OL dans son élan (2-0). Aujourd'hui encore, cette prestation peut-être considérée comme la plus aboutie des Parisiens depuis le début de saison.
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