Eurosport
Le PSG a tâtonné
Par
Publié 19/02/2012 à 23:50 GMT+1
Aux deux extrémités du terrain, le gardien parisien Sirigu et l'attaquant du PSG Gameiro ont été livrés à eux-mêmes contre Montpellier (2-2), dans un 4-3-2-1 plus porté par les ailes mais pas encore assez percutant. L'analyse du jeu et des joueurs révèle des Parisiens en-deça de leur niveau présumé.
Eurosport
Crédit: Eurosport
"Trop serré" disait cette semaine Carlo Ancelotti à propos de 4-3-2-1. L'Italien avait manifestement demandé à ses latéraux de jouer plus haut. Message reçu. Face à Montpellier (2-2-), Maxwell et Bisevac sont clairement montés d'un cran. Et les offensives parisiennes ont gagné en largeur. Mais pas en percussion, puisque le fameux arbre de Noël a encore eu trop tendance à passer plein axe. En phase offensive, il ressemblait d'ailleurs plutôt à 3-4-3, Motta redescendant au niveau d'Alex et de Sakho. Les entrées de Pastore et d'Hoarau n'ont pas bouleversé les plans d'Ancelotti. Plus que jamais fidèle à son 4-3-2-1.
SIRIGU (6): Sans son double-arrêt réflexe devant Utaka et Giroud (9e), Montpellier aurait rapidement mené au score. Sûr dans ses prises de balle, Sirigu s'est aussi montré autoritaire dans ses sorties. Sur l'égalisation de Belhanda, il n'a pas la main assez ferme. A sa décharge, il est totalement abandonné par sa défense.
BISEVAC (3): Jusqu'à dimanche, le Serbe s'accommodait parfaitement de son rôle de latéral droit. Pas cette fois. Positionné très haut, l'ancien Valenciennois a souvent été pris de court par la vitesse du tandem Bedimo-Utaka. Et dans ses centres, il a connu énormément de déchets. Bref, il a joué contre-nature.
ALEX (5) : Un match sobre, ponctué d'un but, sur un coup franc surpuissant juste avant la pause. Pour sa deuxième titularisation, le Brésilien s'est plutôt montré fidèle à sa réputation. C'est lui qui avait la lourde de charge de marquer Giroud. Dans le domaine aérien, il a amplement rivalisé avec le meilleur buteur de Ligue 1. Mais la vitesse n'est clairement pas son point fort. Remplacé par Lugano à la 74e.
SAKHO (4) : On l'a souvent vu se décaler dans le couloir gauche, pour combler le vide laissé par Maxwell. Le capitaine parisien s'est surtout montré agressif dans les duels. Parfois à l'excès, comme en atteste ce tacle musclé sur Camara (33e). Sur les deux buts héraultais, il laisse filer Belhanda et Utaka dans son dos. Ajoutées à quelques relances hasardeuses, ces erreurs de placement donnent une impression très mitigée.
MAXWELL (5) : Pas besoin de le pousser à prendre son couloir, c'est dans ses gênes. L'ancien Barcelonais a, comme d'habitude, évolué très haut. Mais ses centres sont trop rarement arrivés à bon port. Son apport offensif a été d'autant plus décevant qu'il a trop croisé son tir en début de seconde période.
Mo. SISSOKO (4) : L'ex-Turinois n'a pas eu son abattage habituel. Souvent en retard, il a eu du mal à se situer dans l'entrejeu. En prime, beaucoup d'approximations techniques. Comme cette relance plein axe, mal exploitée par Giroud (68e). Remplacé par Javier Pastore à la 76e minute. Quelques secondes plus tard, l'Argentin a manqué une belle occasion d'offrir l'avantage au PSG. Après un mois d'absence, cela aurait été une rentrée fracassante.
THIAGO MOTTA (6) : Pas de doute, c'est LE boss du milieu de terrain parisien. Sans faire de fioriture, l'Italo-Brésilien joue terriblement juste. En seconde période, il s'est positionné un cran plus haut. Et il a perdu de son influence.
MATUIDI (5) : L'ancien Stéphanois n'a pas fait oublier l'absence de Bodmer. Logique : il n'évolue pas dans le même registre. Matuidi n'a pas rechigné à aller au combat. Dommage qu'il n'ait pas soigné ses relances.
MENEZ (6) : A gauche comme à droite, il n'a vraiment pas pesé sur le jeu parisien. Ses accélérations ont été trop rares pour bouger le bloc héraultais. Une grosse frayeur sur un tacle musclé de Saihi (32e). Et surtout, un débordement salvateur -enfin un- pour offrir l'égalisation à Hoarau (88e). Un éclair, un seul, pour égayer une prestation inconstante.
NENE (5) : Où est passé le Nene qui tenait l'attaque du PSG à bout de bras ? Le Brésilien a beaucoup permuté avec Ménez. Mais à l'instar de l'ex-Sochalien, il est retombé dans ses excès d'individualisme et dans ses grigris superflus. A son actif, il a obtenu le coup franc qui amène le but parisien. A part ça ? Pas grand-chose...
GAMEIRO (5) : Une fois de plus, il a semblé terriblement isolé à la pointe de l'attaque. Ses coéquipiers l'ont trop rarement servi. Mais il a le mérite de se créer deux occasions. Les plus franches en faveur du PSG : une frappe du gauche (23e), repoussée par Jourdren. Et un tir nettement au-dessus (31e), grâce à une perte de balle d'Hilton. Remplacé par Hoarau (62e), qui s'est vite rendu disponible. L'ancien Havrais a eu le mérite d'être présent dans les six mètres pour pousser dans le but héraultais un centre de Ménez (88e).
Publicité
Publicité