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Les résistants du PSG
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Publié 02/02/2012 à 19:32 GMT+1
Les joueurs installés avant l'arrivée de QSI à Paris n'ont pas tous succombé à la politique ultra-dépensière des propriétaires qataris. Mais ils sont peu nombreux à avoir su tirer leur épingle du jeu. La plupart des "anciens" sont devenus de simples solutions de repli. Revue d'effectif.
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A Paris, et peut-être plus qu'ailleurs, l'argent a un pouvoir : il redistribue les cartes. Depuis que les millions qataris ont investi la capitale, l'effectif du PSG a changé radicalement de visage. La politique initiée en juin et poursuivie en janvier a déjà fait des victimes. Les cadres de l'ère Kombouaré, ceux qui constituaient le noyau dur de l'effectif ou qui ont été recrutés avant la prise de pouvoir de QSI, ne sont manifestement pas ceux d'Ancelotti. A quelques exceptions près.
GARDIENS : DOUCHEZ N'A PAS EU LE TEMPS DE SE MONTRER
Quand, le 2 mai 2011, il s'est engagé en faveur du PSG, Nicolas Douchez jouissait d'une belle réputation. Ses trois saisons rennaises l'avaient même hissé au rang de candidat crédible au poste de troisième gardien chez les Bleus. Sa signature à Paris pouvait l'installer durablement derrière Hugo Lloris et Steve Mandanda. Echaudé par les "coups d'éclat" d'Apoula Edel, le club de la capitale venait de dénicher un portier expérimenté, habitué aux joutes de la Ligue 1. Mais les 197 matches de Douchez parmi l'élite n'ont pas pesé bien lourd devant l'internationalisation éclair de Paris. Pour l'ancien Toulousain, le recrutement de Salvatore Sirigu a été un vrai coup dur. L'Italien a débarqué de Palerme au moment-même où Douchez était en pleine convalescence. Sirigu en a profité pour s'installer dans la cage parisienne. Ses prestations ont parlé pour lui. Avant même son retour, Douchez avait perdu la place de titulaire qui lui était promise. Le natif de Rosny-sous-Bois (31 ans) n'a joué que huit matches avec le PSG. Que des matches de Coupes. Indiscutable sous les ordres d'Antoine Kombouaré, Sirigu l'est plus que jamais sous ceux de Carlo Ancelotti. Et il n'y a aucune raison que ça change.
DÉFENSE : SAKHO, LE DERNIER REMPART
Les arrivées d'Alex, Maxwell et Diego Lugano ont bouleversé l'ordre établi dans des proportions insensées. A priori, Mamadou Sakho ne paraît pas menacé par l'abondance du secteur défensif. Son vécu parisien, ses prestations et son brassard sont autant de remparts à la vive concurrence. Même si rien n'interdit Ancelotti de privilégier l'expérience de la paire Alex-Lugano. Sylvain Armand et Zoumana Camara, eux, ont nettement plus de soucis à se faire. Repositionné dans l'axe par Antoine Kombouaré, l'ancien Nantais a vu son temps de jeu fondre comme neige au soleil. A 31 ans, il n'a plus les jambes pour animer le couloir gauche. De toute façon, Maxwell et Siaka Tiéné lui bouchent aussi cet horizon. Le sort de Camara semble un peu moins définitif. Dans la hiérarchie des défenseurs centraux, l'ex-Stéphanois n'est qu'une doublure. Mais une doublure fiable. Il l'a encore prouvé durant la première partie de saison. Reste Milan Bisevac. Le cas du Serbe est singulier. Recruté pour épauler Sakho dans l'axe, l'ancien Valenciennois s'épanouit aujourd'hui en tant que latéral droit. Au grand dam de Marco Ceara et de Christophe Jallet.
MILIEU : BODMER MIEUX LOTI QUE MATUIDI ET CHANTÔME
Le 4-3-2-1 version Ancelotti exige de la puissance athlétique et une justesse technique dans l'entrejeu. L'Italien a besoin d'infatigables travailleurs, capables de ressortir proprement les ballons. Thiago Motta a clairement la tête de l'emploi. Le désormais ex-Interiste sera assurément la pierre angulaire du milieu parisien. Un secteur où Mathieu Bodmer a de beaux jours devant lui. Ancelotti ne cesse de louer les qualités de l'ancien Lyonnais. Un peu à la surprise générale, il a survécu aux chamboulements internes. Il en est même sorti renforcé. Blaide Matuidi et Clément Chantôme sont donc appelés à se disputer la troisième place. Problème : Mohammed Sissoko a retrouvé tout son impact et possède désormais une longueur d'avance. Pour Matuidi, acheté 15 millions d'euros à l'AS Saint-Etienne, comme pour Chantôme, indiscutable la saison passée, les prochains mois s'annoncent moroses.
ATTAQUE : NENE SUPERSTAR, GAMEIRO FAUTE DE MIEUX
L'été dernier, on lui prédisait le pire. C'était écrit : Nene vivrait dans l'ombre de Javier Pastore et de Jérémy Ménez. Son statut de star en prendrait un sérieux coup. Et son rendement serait celui d'un simple faire-valoir. Les sceptiques avaient faux sur toute la ligne. Ou presque. Il lui a fallu quelques semaines pour mettre son ego de côté. Mais aujourd'hui, du haut de ses 13 buts et 10 passes décisives, le gaucher brésilien s'est imposé comme le moteur offensif de ce PSG. Malgré des stats honorables (12 buts toutes compétitions confondues), Kevin Gameiro n'est pas encore le serial-buteur annoncé. Faute de mieux, Carlo Ancelotti se contente de l'ex-Merlu et de Guillaume Hoarau, tout juste revenu d'une longue blessure. Reste que dans l'esprit du coach italien, les deux Français n'ont pas la dimension internationale désespérément recherchée. Mevlut Erding, parti pour Rennes, ne l'avait visiblement pas non plus. Du coup, Gameiro et Hoarau vont batailler pour occuper la pointe de l'attaque parisienne. Jusqu'en juin.
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