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Lyon a peu de marge
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Publié 20/08/2011 à 22:41 GMT+2
Le match nul de Lyon à Brest (1-1) a mis en évidence les carences de l'équipe de Rémi Garde qui manque de solutions sur le banc. Elle manque aussi de concentration et d'agressivité en début de rencontre et a dû courir après le score. Une fois de plus, Lyon a su revenir mais la fatigue guette déjà.
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En Bretagne, les plans de Rémi Garde ont connu leurs premiers accrocs. Les Lyonnais ont dû se contenter d'un second match nul consécutif sur le terrain de Brest (1-1). Si l'OL n'avait pas été justement récompensé de ses efforts lors de la deuxième journée face à Ajaccio (1-1), il s'en sort plutôt bien cette fois. L'égalisation signée Gomis en infériorité numérique a, de nouveau, montré la belle réactivité des Gones. Pour le reste, peu de choses ont fonctionné.
Ce déplacement brestois s'inscrivait entre les deux matches des barrages de la Ligue des champions contre le Rubin Kazan et Rémi Garde a décidé de ménager quelques joueurs pour la première fois de la saison. Maintenant son 4-4-2, le nouveau coach a donc laissé ses milieux Gonalons, Briand et Bastos sur le banc et titularisé les jeunes Pjanic, Belfodil et Sidy Koné. Pas assez agressifs et trop éloignés les uns des autres, les visiteurs ont laissé jouer leurs adversaires dans les premières minutes et encaissé l'ouverture du score d'une frappe lointaine de Lesoimier (1-0, 12e). Comme à Nice, contre Ajaccio et devant le Rubin Kazan, Lyon se retrouvait déjà en difficulté. "Il y a beaucoup de difficulté pour se mettre en route, a reconnu Jean-Michel Aulas. Fallait-il faire tourner, ne fallait-il pas faire tourner ? Le fait d'avoir mis des nouveaux joueurs a peut-être fait en sorte de ne pas avoir le même rodage. La première mi-temps était très en-dessous de tout ce qu'on a fait ces derniers temps. On a bien rectifié le tir en seconde mi-temps. On repart sur un note un peu meilleure."
Bastos indispensable
Lors de ses trois précédents matches, l'OL semblait disposer de moyens pour répliquer. Pas en Bretagne. Placé à gauche, Pjanic a trop voulu rentrer dans l'axe sans pouvoir déborder une seule fois. Le grand Belfodil (1,91m), aligné de l'autre côté malgré sa formation d'attaquant, s'est battu mais n'a pas pu faire mieux. Garde s'est résolu à le sortir peu après la reprise (51e). Sans de nombreux joueurs partis disputer le Mondial des moins de 20 ans et les blessures de Gourcuff et Ederson, le banc manque de profondeur. L'entraîneur doit s'adapter. Oubliant Pied, il a choisi de faire entrer Bastos à droite et son équipe a immédiatement affiché davantage de tranchant. Sidy Koné a pourtant failli tout gâcher avec ce tacle les deux pieds décollés sur Roux dans le rond central et l'expulsion qui a suivi (61e). Un peu sévère pour l'inexpérimenté joueur de 19 ans qui s'en sortait correctement jusque-là grâce à un jeu sérieux. Pas scandaleux ni catastrophique toutefois.
Car les Lyonnais, une fois de plus, ont su réagir et faire face à l'adversité. Rémi Garde a visiblement su leur redonner confiance. En infériorité numérique, ils se sont vite réorganisés et le duo Lisandro-Gomis, longtemps inoffensif, a pu obtenir une première occasion avec une tête plongeante de l'Argentin (67e). Gomis, lui, a profité du sursaut de combativité de Pjanic pour pivoter et frapper dans l'axe à 20 mètres pour l'égalisation (1-1,69e). Rageur, Lyon s'est battu jusqu'au bout pour arracher la victoire mais, malgré les entrées de Gonalons et Briand, a manqué de ressources pour reprendre les points concédés contre Ajaccio. A force de jouer avec le feu, l'OL perd des plumes. Pour son prochain long déplacement vers la Russie, il aura pourtant besoin de toutes ses forces et de toute sa concentration.
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