OL, l'art du rebond

OL, l'art du rebond
Par Eurosport

Le 11/03/2012 à 09:16Mis à jour Le 11/03/2012 à 10:22

Après son humiliante sortie de route à Nicosie, pas grand monde n’imaginait Lyon capable de relever la tête face à Lille. Mais l’OL a battu le LOSC (2-1) et s’est complètement relancé dans la course au podium. Grâce aux choix payants de Rémi Garde et une force de caractère.

"Les raisons d’y croire ? L’OL a toujours su réagir", se persuadait Anthony Réveillère la veille du choc face à Lille (2-1) quand Rémi Garde piquait d’abord publiquement l’orgueil de ses joueurs avant de les bouger lors d’une causerie musclée dans l’intimité du vestiaire. Mais l’entraîneur lyonnais ne s’est pas contenté de mots, il a aussi fait des choix importants : le retour de Lovren, Dabo plutôt que Cissokho (qui était carrément relégué aux tribunes), le retour au 4-4-2 avec Källström sur l’aile gauche, les titularisations de deux "Gones", Lacazette et Grenier, l’association Lisandro-Lacazette en pointe – une première cette saison- alors que Gomis était de nouveau sur le banc.

Des choix payants puisque Dabo, Lisandro et Lacazette ont tous les trois été décisifs, que Lovren a été très bon jusqu’à son expulsion, que Grenier a été influent pendant une mi-temps et que Källström, par son intelligence tactique, a su être précieux dans le couloir. Tactiquement, d'après Hugo Lloris, l'OL "est revenu à des choses plus simples notamment en étant très bien regroupé défensivement."

Lloris : "Cela a toujours été la force de l'OL : réagir dans les moments difficiles"

Intervenu virulemment auprès de ses joueurs après le fiasco de Nicosie, Jean-Michel Aulas – qui n’était exceptionnellement pas présent à Gerland hier en raison d’un déplacement professionnel – avait exigé le rebond. "Ses mots ont fait du bien, il a dit ce qu'il fallait", témoigne Michel Bastos. "Cela restera entre nous, refuse de détailler Rémi Garde. Le président préside et fait passer des messages forts mais la victoire revient aux joueurs." Vendredi, Rémi Garde avait publiquement fait appel à la "conscience professionnelle" de son groupe : "Oui, tout le monde était en état d’alerte, reconnaît Hugo Lloris. C’est dans les moments difficiles que l’on voit les hommes auxquels on a affaire, on a su répondre présents."

Même s'ils les ont malmenés via une banderole avant la rencontre ("Après onze quiches en Lorraine... On rentre de Chypre APOEL ! C’est quoi votre prochain bide ?"), les supporters lyonnais s'étaient globalement mobilisés pour apporter leur soutien aux leurs, notamment à Rémi Garde et à Alexandre Lacazette, tireur malheureux à Nicosie : "J'étais sous pression après cet échec, je voulais me racheter même si ça ne n'efface pas tout. Les messages des supporters, ceux de mes proches et de mes partenaires m'ont aidé à bien préparer ce match." Reste à savoir comment l'OL a-t-il su se remobiliser mentalement trois jours seulement après un tel fiasco? "Cela a toujours été la force de l'OL ces dernières années : réagir dans les moments difficiles", rappelle Hugo Lloris. Anthony Réveillère ne disait pas autre chose vendredi.

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