PSG, l'échec est relatif

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Dauphin de Montpellier, le PSG a échoué dans sa quête du titre. Mais son échec est relatif. Point de vue de notre journaliste Vincent Brégevin.

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Crédit: Eurosport

La première saison de l'ère QSI au PSG restera blanche. Malgré sa victoire à Lorient (1-2), le club de la capitale a terminé deuxième de Ligue 1 derrière Montpellier et devra donc encore attendre avant de décrocher un titre de champion qui lui échappe depuis 1994. Compte tenu des quelques 100 millions d'euros investis sur le marché des transferts par Paris et de la première place à la trêve sous l'ère Kombouaré, la notion d'échec existe forcément. Mais elle est relative.
Si Paris a échoué dans sa quête du titre, c'est d'abord parce que Montpellier a réalisé une saison exceptionnelle. Le club héraultais a bouclé l'exercice avec 82 points. Depuis 2001, seul Lyon a fait mieux avec 84 points en 2006. Deuxième avec 79 points, le PSG aurait été sacré champion de France ces deux dernières saisons avec un tel total. En fait, il aurait remporté huit des douze derniers titres puisque Lyon (2006, 2007), Bordeaux (2009) et donc Montpellier (2012) sont les seules équipes à avoir réussi un meilleur score depuis 2001. Au passage, le PSG est le meilleur deuxième sur l'ensemble de cette période. Son parcours ne lui a pas permis de remporter le championnat, mais il n'en demeure pas moins respectable au regard des saisons précédentes.
Des fondations posées sur le tard
D'autant plus qu'il a été réalisé sans préparation, puisque le rachat du club par QSI n'a été officialisé que le 1er juillet dernier, et la nomination de Leonardo au poste de directeur sportif n'est arrivée que deux semaines plus tard, seulement trois semaines avant le début du championnat. Les nombreuses recrues qui ont suivi, arrivées au compte-goutte (Sissoko, Ménez, Matuidi, Sirigu, Pastore, Lugano) n'ont pas eu beaucoup de temps pour préparer la saison et peaufiner leurs automatismes, ce qui explique en grande partie pourquoi le niveau collectif de l'équipe parisienne a souvent été pointé du doigt cette saison. D'autant plus qu'un deuxième lifting a été opéré en janvier, avec les arrivées de trois nouveaux joueurs (Alex, Thiago Motta, Maxwell) et surtout d'un nouveau staff emmené par Carlo Ancelotti, entraîneur prestigieux mais novice en L1.
Avec un changement total dans la direction et dans le staff, et conséquent au sein de l'effectif, la saison parisienne n'était pas sans risque. Le choix de Leonardo de remplacer Kombouaré par Ancelotti alors que Paris était en tête à la trêve mettait encore davantage en péril la quête du titre, mais aussi la qualification directe pour la Ligue des champions, si vitale pour les projets du club à long terme. Paradoxalement, c'est le directeur sportif du PSG qui a été le premier à évoquer la notion d'échec si son club ne parvenait pas à être champion, alors qu'il venait de modifier des fondations à peine posées. C'était aussi une façon pour l'ancien entraîneur du Milan AC et de l'Inter de rappeler que le PSG ne peut plus se contenter de la deuxième place. Il avait des circonstances atténuantes qui peuvent faire relativiser son échec cette année. Il ne les aura plus l'an prochain.
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