Le hasard fait parfois bien les choses. Quatre jours après avoir entendu de la bouche de Didier Deschamps qu'il réintégrait le groupe France pour affronter la Finlande et la Biélorussie en éliminatoires de la Coupe du monde 2014, Mickaël Landreau va croiser le Paris Saint-Germain, sa précédente maison. Celle où il évoluait quand Raymond Domenech a cessé de faire appel à lui. Si la responsabilité de cette mise à l'écart qui aura duré plus de quatre ans ne peut être imputée au club de la capitale, ne serait-ce que parce que l'avènement de la paire Lloris - Mandanda y est pour beaucoup, difficile de ne pas relever le clin d'œil de l'histoire. A Lille, Landreau a écrit une nouvelle page de son histoire. Bien plus heureuse. Bien plus sereine.
Dans les rangs du Lille Olympique Sporting Club, Mickael Landreau a d'abord étoffé son palmarès d'un Championnat de France et d'une Coupe de France en 2011. Aussi, il s'est inscrit dans un projet à long terme qui lui ressemblait plus, lui le Nantais. Pas de remous, de crises à la petite semaine, mais une construction linéaire, permettant d'évoluer posément sans être épié ni envoyé au bûcher médiatique à la moindre erreur. "C'est un club où les mêmes performances ne sont pas analysées de la même manière, reconnait l'international français (11 sélections). C'est un club beaucoup plus difficile qu'un club de province où l'on est jugé plus justement. Le rendu est différent. Le fait que ce soit le club de la capitale, qu'il soit très médiatisé, au centre des discussions, qu'on aime ou qu'on n'aime pas... Paris ne sera jamais un long fleuve tranquille."
"J'ai eu une période difficile à Paris"
A Lille, Landreau n'est cependant pas allé chercher la tranquillité. Pas de méprise. Aussi, il ne regrette en rien son passage dans la capitale où il a tout de même remporté une Coupe de la Ligue. S'il a connu quelques moments difficiles quand ses erreurs succédaient à celles de ses coéquipiers, Landreau ne s’en veut pas d’avoir quitté le FC Nantes pour le Paris Saint-Germain à l'été 2007. Surtout, il n'a pas l'impression d'être passé à côté lors de sa carrière parisienne "J'ai eu une période plus difficile à Paris, reconnait-il. Maintenant, sur la quantité de matches que j'ai eus, je pense que j'ai quand même fait de bonnes choses. Une preuve : je n'aurais pas pu faire trois fois trente-huit matches de championnat sur les trois saisons que j'ai jouées".
Depuis son arrivée à Lille et malgré une rupture des croisés qui lui a coûté le début de sa première saison dans le nord, Landreau (556 matches au compteur) est reparti sur le même rythme, celui qui pourrait lui permettre de battre le record de Jean-Luc Ettori (602 matches disputés parmi l'élite). Mais le portier n'en est pas là et ne voit pas si loin. L'essentiel arrive au Grand Stade, le PSG, qu'il ne voit pas coincer bien longtemps dans le ventre mou de la Ligue 1. "Le PSG est dans une nouvelle dynamique. Il y a tellement de qualité qu'on ne s'imagine pas Paris rester dans le ventre mou du Championnat. Ils vont vite remonter. En espérant que ce soit le plus tard possible. Quand le collectif prendra ce sera une équipe redoutable. (...) Le PSG a eu des résultats quand ils avaient les moyens et des grosses équipes. La pression est telle qu'il faut être armé pour pouvoir lutter." Landreau sait de quoi il parle.
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