FOOTBALL 2012 PSG-Rennes (Matuidi) - AFP
 
Article
commentaires
Football > Ligue 1

Le PSG s'incline à domicile (1-2) face à des Rennais réduits à neuf

Le PSG n'y arrive plus

Par Eurosport
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 17/11/2012 à 23:40 -
Par Eurosport - Le 17/11/2012 à 23:40
Face à des Rennais réduits à neuf durant 40 minutes, le PSG a subi sa deuxième défaite de la saison (1-2). Sans victoire depuis trois matches, Paris va perdre la tête du classement dimanche après Lyon-Reims ou Bordeaux-OM.
 

Le PSG est un leader en crise. L’équipe de Carlo Ancelotti a enchaîné un troisième match consécutif sans victoire en Ligue 1, et une deuxième défaite d’affilée au Parc des Princes, en s’inclinant à domicile devant Rennes (1-2), pourtant réduit à neuf avec les expulsions de Benoît Costil (28e) et Jean II Makoun (53e). Après avoir ouvert le score par Romain Alessandrini (13e), les Bretons ont réussi le tour de force de reprendre l’avantage en infériorité numérique après l’égalisation de Nene (21e) grâce à un coup franc de Julien Féret (35e). Maladroit ou malheureux, avec trois tirs sur les montants, le PSG confirme sa baisse de régime de novembre et voit son fauteuil de leader menacé. Rennes, qui a signé sa troisième victoire consécutive et sa sixième en sept matches de Ligue 1, remonte à la quatrième place, à une longueur des Parisiens.

L’équipe de Frédéric Antonetti a mis tous les ingrédients pour réussir cet exploit dans un contexte difficile. D’abord le talent, symbolisé par une demi-volée somptueuse de Romain Alessandrini après une ouverture du Julien Féret mal dégagée par Zoumana Camara (0-1, 13e). Déjà buteur la semaine passée face à Nancy (1-3), l’ancien Clermontois confirme sa grande forme du moment avec un quatrième but en Ligue 1 cette saison. Féret lui a parfaitement emboîté le pas. D’un coup franc plein de malice, le meneur de jeu breton a trompé Salvatore Sirigu dans un trou de souris pour sa troisième réalisation en championnat (1-2, 35e). Un but d’autant plus remarquable qu’il est intervenu alors que Rennes était déjà réduit à dix.

N’Diaye écoeure le PSG

Talentueux et réalistes, les Bretons ont surtout fait preuve d’un cœur énorme pour ramener les trois points du Parc. Après avoir repris l’avantage à dix, ils sont parvenus à le conserver à neuf. Jean II Makoun a en effet compliqué encore un peu plus la tâche de son équipe en écopant d’un deuxième carton jaune synonyme de rouge pour une faute sur Nene (53e). Condamnés à subir la pression parisienne, les hommes d’Antonetti s’en sont remis à Cheik N’Diaye, habituel doublure de Costil entré en jeu après l’expulsion du gardien rennais. Déjà impérial sur une frappe de Nene (45e+1), le remplaçant breton a carrément été héroïque quand son équipe s’est retrouvée à neuf, sauvant les tentatives de Pastore (57e, 75e, 90e), Kevin Gameiro (79e) et Alex (90e).

Rennes a aussi profité d’une certaine réussite pour signer cette victoire. Avant de signer son premier but de la saison en Ligue 1 d’une jolie balle piquée sur un service de Pastore (1-1, 21e), Nene s’était déjà signalé pour son retour après blessure à la pommette en trouvant le poteau de Benoît Costil (18e). Surtout, N’Diaye a vu une tête de Guillaume Hoarau percuter sa transversale, puis une reprise de Pastore percuter son poteau, en l’espace de seulement quelques secondes (60e). Malchanceux ou maladroit, à l’image d’une reprise à bout portant manqué par Hoarau (82e), le PSG aurait aussi pu bénéficier d’un penalty pour une main de Kevin Théophile-Catherine dans la surface. Paris a trop manqué de réalisme pour éviter ce scénario à en perdre la tête. C’est désormais la sienne qui est en danger.