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Antisèche après Marseille-Montpellier (2-0, Ligue 1) : L'OM n’a toujours pas fait sa révolution
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Publié 29/11/2013 à 23:56 GMT+1
L’OM a battu Montpellier vendredi (2-0) avec sa recette de la saison passée. Quitte à renoncer à ses envies de jeu énoncées cet été. Notre antisèche.
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Le jeu : OM, une mi-temps et puis le néant
Elie Baup avait martelé durant l’intersaison son intention de donner à son OM un visage plus séduisant. Mais devant l’enchaînement de résultats négatifs au mois d’octobre, l’entraîneur marseillais a remis au goût du jour la recette qui avait si bien fonctionné la saison passée. Elle a encore fait son effet vendredi contre Montpellier (2-0). Les Olympiens se sont contentés de jouer une mi-temps. Trente minutes même, après un premier quart d’heure d’adaptation au système en 4-4-1-1 choisi par Jean Fernandez pour bloquer les couloirs marseillais. Une option qui n’a pas payé pour le coach du MHSC, puisque c’est là que son équipe a le plus souffert, à l’image du premier but marseillais.
Les Phocéens ont clairement levé le pied après le repos et l’excuse du match de Ligue des champions en semaine ne tient pas vraiment, Baup ayant procédé à six changements dans son onze de départ par rapport à l’équipe battue par Arsenal mardi (2-0). Inconsciemment ou pas, les Marseillais ont abandonné le ballon et l’initiative du jeu aux Montpelliérains, qui n’avaient pas les armes pour s’en servir et accrocher au moins un nul au Vélodrome. Les Olympiens ont donné le sentiment d’être revenus dans le passé et de se raccrocher à ce qui leur avait réussi en 2012/2013, avec une deuxième place à la clé. Quitte à revenir à un jeu minimaliste et à renier les ambitions estivales de Baup.
Les joueurs : Thauvin ne s’arrête plus, Congré continue de s’enfoncer
Huit buts, trois passes décisives : le bilan de Florian Thauvin, sur ses huit dernières titularisations avec les Espoirs et l’OM, est impressionnant. Inarrêtable en ce moment, le Marseillais a fait parler son sens du but avant le déplacement de mardi à... Lille. Tiens, tiens... De tous les bons coups, Dimitri Payet a confirmé son regain de forme. André-Pierre Gignac et Mathieu Valbuena ont évolué un ton en-dessous. Benjamin Mendy a brillé par ses initiatives et sa solidité sur son côté gauche. Rarement sereine, la défense centrale a, elle, connu plus de difficultés. Mais pas autant que Daniel Congré, hors du coup. Encore une fois, serait-on tenté de dire, même si le Montpelliérain a semblé toucher le fond au Vélodrome. Derrière un Rémy Cabella peu en vue, Benjamin Stambouli et Jamel Saihi ont formé un duo très complémentaire. Mention spéciale au premier, étincelant à la récupération et dans sa capacité à se projeter vers l’avant.
La stat’ : 1000
Comme le nombre de victoires en championnat de France dans l’histoire de l’OM. Avec le succès contre Montpellier, les Marseillais ont atteint cette barre mythique vendredi. Ils sont les premiers à réussir pareille performance. Le prochain club à pouvoir imiter les Phocéens : les Girondins de Bordeaux, qui totalisent 968 victoires depuis 1932 et la création de la Division 1.
Le tournant qui n’a pas eu lieu : Montano a envoyé le ballon directement en touche
6e minute, le score est encore de 0-0. Victor Hugo Montano vient tout juste de remplacer Djamel Bakar, touché au genou gauche sur sa première accélération, lorsqu’il est lancé dans la profondeur par Benjamin Stambouli. Le Colombien résiste au retour de Souleymane Diawara mais sa frappe croisée file directement... en touche. Un tir qui sera le seul des Montpelliérains en première période.
Le tweet qui nous a fait sourire
Benjamin Mendy a encore séduit vendredi avec une prestation très intéressante dans son couloir gauche. Il a enchaîné les allers-retours et n’a cessé d’apporter le danger dans le camp adverse, ce qui a inspiré la twittosphère.
La question : Montpellier va-t-il vivre un destin à l’auxerroise ?
Troisième du championnat en 2010, Auxerre avait disputé la Ligue des champions avant de tomber en Ligue 2 deux ans après ce podium. Le champion de France 2012 n’ose pas imaginer un tel scénario. Mais s’il continue sur ce rythme, l’actuel 16e du classement, avec cinq points d’avance sur la zone rouge, s’apprête à vivre une très longue saison. Les Montpelliérains ont trop peu montré vendredi. Ce n’est pas un hasard s’ils ont gagné seulement quatre de leurs 26 derniers matches de L1. Le mal est profond et ne date pas d’hier. Jean Fernandez, trait d’union entre l’AJA et le MHSC, ne semble pas avoir les armes pour inverser la tendance. Il avait opté vendredi pour un 4-4-1-1, un choix tactique qui s’est révélé désastreux, même s’il a aussi joué de malchance avec la blessure rapide de Bakar. Le technicien héraultais n’a gagné que deux de ses 33 derniers matches de championnat, pour 17 nuls et 14 défaites. Un ratio qui fait peur. Autant pour l’avenir à court terme de Fernandez que pour celui du MHSC.
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