Le Vélodrome se tient sage

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Si les résultats de l'OM ne sont pas au niveau escompté depuis le début de la saison, le Vélodrome est resté calme jusqu'ici. D'où l'ineptie de parler de "syndrome du Vélodrome." A l'heure de recevoir le Besiktas Istanbul en Ligue des Champions, les joueu

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Crédit: Eurosport

Une bronca monumentale et un "feu de joie" dans un virage. Voilà comment les supporters de l'Olympique de Marseille ont manifesté leur déception samedi soir à l'issue de la défaite de leurs protégés face à Toulouse (1-2). Pas de quoi fouetter un chat alors que le club phocéen réalise un très mauvais début de saison. Constitué pour jouer les premiers rôles et confirmer la deuxième place obtenue l'an passé, l'effectif marseillais ne convainc guère depuis le début de l'exercice 2007/2008. Quinzième du championnat avec une seule victoire au terme des huit premières journées, l'OM présente un bilan bien maigre.
Incapables de gagner le moindre match à domicile en quatre apparitions, les Olympiens seraient victimes d'un bien étrange "syndrome du Vélodrome." Une maladie liée à la peur de jouer devant le fidèle mais parfois versatile public de l'enceinte du boulevard Michelet. Les recrues, puisque c'est d'elles qu'il s'agit, seraient incapables d'évoluer à leur niveau, tétanisées par l'ambiance et les possibles retombées d'une défaite mal acceptée par les fans de l'OM. Pourtant, depuis le début de saison et comme depuis quelques années déjà, les supporters restent calmes. Dans la lignée d'une équipe dirigeante qui a tenté de faire de Marseille une équipe stable et moins sujette aux remous, les supporters ont appris la patience. Une patience qui s'explique aussi par certains éléments extra-sportifs et la bienveillance du club pour ses fidèles. Mais celle-ci existe depuis l'époque Bernard Tapie et certaines périodes ont été bien plus chaudes qu'aujourd'hui. En ce moment, on est loin des événements de décembre 1999 qui avaient suivi une sévère déculottée reçue à Saint-Etienne (5-1).
"C'est une histoire inventée"
Du coup, l'excuse du Vélodrome tombe à plat. Heureusement, personne ne s'est véritablement caché derrière. Avant la réception de Toulouse, Benoît Cheyrou assurait d'ailleurs que les joueurs n'ont "pas peur de jouer à domicile. Il n'y a pas de syndrome Vélodrome !" Après la rencontre, Mamadou Niang abondait dans le sens de son coéquipier. Le Sénégalais en a un peu marre de cette histoire : "Il n'y a pas de peur du Vélodrome. C'est une histoire inventée. Nous les joueurs n'avons pas peur de jouer à domicile. Au contraire, on sait que nos supporters sont derrière nous, mais lorsque nous perdons on comprend qu'ils ne soient pas contents. Je suis déçu pour eux. Déçu de ne pas avoir pu leur offrir cette première victoire." La mise au point est claire.
D'autant plus claire que les lacunes dans le jeu olympien sont trop importantes pour aller chercher les solutions aux problèmes dans les tribunes. Que Marseille trouve le déclic, règle enfin son jeu collectif et tout ira mieux. L'imaginaire "syndrome du Vélodrome" disparaitra de lui-même et, mieux, les joueurs olympiens pourront compter sur leur douzième homme. D'ici mardi et le premier match de Ligue des Champions face au Besiktas Istanbul, c'est peut-être court. Mais à l'orgueil, Marseille peut se relever et se donner encore un peu de répit. Pour ce qui pourrait être sa dernière sur le banc de touche olympien, Albert Emon n'en espère pas moins : "La Ligue des Champions est une fête. Le club en avait tellement envie et là on y est. On se prépare, on s'est battu pendant douze mois l'an passé pour y arriver mais maintenant on n'a pas envie de sourire pour affronter Besiktas. Mais c'est peut-être à ce moment que l'on va relever la tête." Le Vélodrome n'attend que ça.
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