Ligue des champions - PSG - Malmö (2-0) : Paris avait des manques ? Di Maria les a déjà comblés

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Pour ses débuts en Ligue des champions avec le PSG, Angel Di Maria a démontré pourquoi le PSG s'était penché sur son cas ces dernières saisons. Il n'est pas un énième talent empilé dans un effectif déjà constellé de stars. Il apporte quelque chose de différent. Explications.

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Timide, la tête rentrée dans les épaules, Angel Di Maria a esquivé les micros mardi après la victoire du PSG face à Malmö (2-0). L'Argentin ne maîtrise pas encore le français et a répondu aux sollicitations par un grand sourire et une belle course en profondeur jusqu'à la sortie. Pour la première fois de la soirée, Di Maria s'est montré timide et emprunté.
Tout le contraire de ses 84 minutes passées sur le terrain. Pour sa première sortie en Ligue des champions avec le PSG, il a enchanté le Parc des Princes. Il a surtout apporté ce petit plus qui a fait débourser 63 millions d'euros cet été. Si l'Argentin s'est fait discret dans les couloirs du Parc, ses coéquipiers étaient bien obligés de s'arrêter sur son cas et de constater que Di Maria apporte déjà ce qu'il manquait au PSG.

Des différences individuelles

Dès le coup d'envoi, il a provoqué sans compter. Quitte à perdre bon nombre de ballons, il a insisté jusqu'à trouver l'ouverture. Di Maria a fait vivre l'enfer à son garde du corps, le pauvre Yotun. Dès qu'il a ouvert une brèche, van der Wiel s'est engouffré à ses côtés et Malmö a eu un mal fou à endiguer les offensives du côté droit parisien. Le latéral néerlandais a particulièrement brillé flanqué de Di Maria. Verratti s'est régalé et sa complicité technique avec l'Argentin saute aux yeux. Di Maria a clairement bonifié ceux qui évoluaient dans son aire de jeu.

De la verticalité

Ces dernières saisons, Paris avait un péché mignon : faire tourner le ballon à outrance quitte à se caricaturer et faire sombrer quelques rencontres, de Ligue 1 en grande majorité, dans un ronron entêtant et inefficace. Ce mardi, Di Maria a secoué le cocotier en cassant les lignes. Par ses prises de balle et de risque, il montre la voie à suivre. A la manière d'un Lucas, l'efficacité en plus. Forcément, ça change pas mal de choses. Quand ce n'est pas lui qui transperce l'adversaire, ses ouvertures peuvent s'en charger. En témoigne sa passe décisive de 40 mètres pour Lavezzi à Monaco.

De l'efficacité

C'est le point essentiel, le nerf de la guerre et ce qu'il manque encore à Ezequiel Lavezzi, Lucas ou Javier Pastore pour se rendre complètement indispensable au onze parisien : l'efficacité. Lui qui n'avait plus marqué en club depuis janvier n'a pas attendu longtemps pour inscrire son premier but sous le maillot parisien. Quatre minutes ce mardi, 118 en tout et pour tout. En y ajoutant sa passe décisive à Louis-II, il pèse déjà sur les feuilles de match du PSG. Il muscle un côté droit qui n'a pas toujours brillé par sa constance.
Laurent Blanc résume à merveille ce que Paris attend de Di Maria : "Il ne doit pas métamorphoser le jeu du PSG mais il doit le bonifier." C'est exactement ce que l'Argentin s'est attaché à faire ce mardi. Bien sûr, Malmö lui a facilité la tâche. Mais les promesses sont réelles. Cela ne garantit en rien une grande saison du PSG ni un parcours qui dépasserait enfin les quarts de finale en Ligue des champions. Mais c'est un argument de plus en faveur du PSG. Un argument de poids.
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