Getty Images

Relégation de Bastia en National 1: le tribunal administratif rejette la requête du club

Suspendre la relégation en National de Bastia ? La justice dit non
Par AFP

Le 28/07/2017 à 15:24Mis à jour Le 28/07/2017 à 15:27

NATIONAL 1 - Le tribunal admininstratif de Paris a rejteté la demande de Bastia, le club corse ayant sollicité de la justice la suspension de sa relégation en National 1. Ce qui n'assure en rien la décision finale de la justice quant à cette relégation qui sera jugée ultérieurement.

Le tribunal administratif de Paris a rejeté la requête du SC Bastia, qui demandait la suspension de sa rétrogradation administrative en National 1, a annoncé l'instance vendredi.

Le juge des référés a rejeté la requête bastiaise "ce qui ne préjuge en rien de la demande d'annulation de la décision, qui sera jugée ultérieurement", précise le tribunal administratif. Une audience avait eu lieu jeudi matin en présence des avocats du club corse et de celui représentant la Ligue de football professionnel (LFP) et la Fédération.

Après sa relégation sportive en L2, Bastia avait été rétrogradé administrativement en National 1 par la DNCG, le gendarme financier du football, à cause de ses difficultés budgétaires. Cette sanction avait été confirmée en appel, puis par un avis du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). C'est le Paris FC qui a récupéré la place du Sporting en Ligue 2 et accueillera Clermont vendredi soir.

"Une sanction disproportionnée"

Durant l'audience, les avocats du club corse ont plaidé une "sanction disproportionnée", "contraire à l'objectif poursuivi de pérennité de club". Selon eux, la perte de recettes liée à la relégation en National 1 entraînerait ipso facto "la liquidation judiciaire d'un club qui existe depuis 1905, le licenciement direct de 104 salariés", et menacerait "plusieurs centaines d'emplois indirects liés à la sécurité, l'accueil, l'entretien ou la restauration à Bastia".

L'avocat de la LFP et de la Fédération a pour sa part insisté sur les nombreuses alertes lancées par la DNCG aux Bastiais et sur "la fuite en avant" du club avec une accumulation de "plus de vingt millions de dettes".

"Les dettes sont tellement importantes qu'il existait un risque net que le club ne puisse pas jouer jusqu'à la fin du championnat", a-t-il déclaré.

0
0