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L'été en pente douce ?
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Publié 06/07/2009 à 19:05 GMT+2
Renault en est au même point que l'an passé. Est-il possible d'inverser la tendance ? Difficile à dire car les paramètres ont changé.
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Crédit: Eurosport
Une 7e place au championnat du monde Constructeurs avec 11 points après huit courses et un zéro pointé lors des deux dernières sorties, en Turquie et en Grande Bretagne : à un point près (11 contre 12), Renault affiche le même bilan que l'an passé.
Alors, l'histoire se répétera-t-elle ? Fernando Alonso retrouvera-t-il sa place dans le cercle des vainqueurs de Grands Prix d'ici la fin de la saison ? "La différence, cette année, c'est que les écuries sont très proches les unes des autres. Il est donc plus difficile de faire un grand pas en avant", prévient le double champion du monde espagnol. "Cela n'est pas impossible, cependant : si vous trouvez trois ou quatre dixièmes grâce à une évolution, cela peut faire une différence très significative. Elle peut vous placer cinq ou six places plus haut sur la grille. L'équipe essaie donc de trouver cette solution magique qui nous permettra d'améliorer notre performance. Mais ce ne sera pas facile".
La R29 n'est en soi pas une mauvaise monoplace, elle ne souffre d'aucun mal congénital. Simplement, elle demeure difficile à faire évoluer. Pour deux raisons : Il faut digérer le nouveau règlement et faire directement rouler la machine avec de nouvelles pièces les vendredis de Grands Prix. Certains y parviennent très bien, comme Red Bull et Brawn. "Comme toujours, nous nous concentrons sur l'aérodynamique car cela reste un élément fondamental dans le processus d'amélioration de la performance", explique Pat Symonds, directeur de l'Ingénierie. "Par contre, au lieu de simplement équiper la voiture de nouvelles pièces, nous travaillons également sur l'efficacité aérodynamique globale afin de sortir le maximum de performance de la voiture en tous points".
Finir la saison comme la 3e force
Bref, Renault veut d'abord maximiser ses pièces afin d'éviter de se perdre dans un développement frénétique. C'est d'autant plus sage que l'équipe a perdu une partie de la mémoire des événements. "Ce qu'il nous faut prendre en considération cette année, c'est le fait que nous ayons une voiture radicalement différente. Les données récoltées il y a plusieurs saisons ne seront donc pas aussi pertinentes. Par contre, celles-ci restent valides pour l'étude du comportement des pneumatiques car, même si nous utilisons à présent les pneus slicks, nous pouvons analyser l'effet de grainage et constater la rapidité à laquelle les gommes s'useront" , précise le technicien anglais de 56 ans.
Le Losange n'apportera donc rien de très spectaculaire ce week-end à Nürburg, un circuit qui présente "un peu de tout : des virages rapides, des virages lents, des chicanes et des zones de freinage appuyé", résume Symonds. "Nous compterons la version finale du nouvel aileron avant que nous avons évalué à Silverstone. Nous espérons également être en mesure d'introduire de nouveaux déflecteurs de roues arrière ainsi qu'un capot moteur retouché et quelques améliorations mécaniques" .
Question résultat, l'équipe ne s'aventure plus à annoncer quoi que ce soit. L'objectif de Fernando Alonso sera d'atteindre la Q3, ce qui fut difficile ces derniers temps. "Nous sommes dans une position similaire à celle de l'an passé, quand nous avons dit que nous voulions terminer la saison avec la troisième voiture la plus rapide du peloton", rappelle Pat Symonds. "Atteindre cet objectif cette année sera peut-être plus difficile car les écarts avec les équipes en milieu de grille sont plus serrés. De plus, nous sommes limités en termes de secteurs de développement. Toutefois, finir la saison avec la troisième voiture la plus rapide doit rester notre objectif".
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