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Publié 08/03/2005 à 09:31 GMT+1
Le comportement des pilotes et des voitures passé au crible pour tirer les enseignements de la 1ère manche du Championnat du monde 2005. Le week-end a été marqué par la fantastique constance des Renault dans la performance et la surprenant tenue des Red B
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Renault - Fisichella P1, Alonso P3
Tim Densham a dessiné un châssis particulièrement précautionneux avec les pneus et à Viry-Châtillon, les hommes Bernard Dudot ont injecté 25 chevaux de plus dans le V10 par rapport au dernier gp 2004, alors que certains comme BMW ont du légèrement rogner leur cavalerie. Fisichella a été béni des cieux, en qualification 1. Mais il s'est promené dimanche, avec l'expérience forgée des courses à deux pit stop, chez Sauber. L'Italien a dit n'avoir jamais attaqué : le message était adressé à son équipier, plus favori pour le titre dans l'esprit du boss Flavio Briatore. Qualifié 13e, Alonso a "attaqué pendant les 57 tours", en ne ménageant ni freins ni pneus. Il déplore les 25 secondes perdues derrière Villeneuve, pendant 16 tours. Mais au 7e tour, il n'en avait que 16 de retard sur Fisichella lorsqu'il doubla JV, puis ouvrit la porte au Canadien, qui s'y engouffra. FA a trouvé la solution au 16e tour. Peut-être aurait-il pu mettre la pression plus tôt sur Barrichello en fin de course, mais la Ferrari N.2 avait de la marge.
Ferrari - Barrichello P2, Schumacher Ab
Les Brdgestones ont laissé une belle part de leur avantage dans le thermomètre car Melbourne était plus fraîche cette années. Et puis, la pluie s'est abattue sur les "rosse", samedi, pour déboucher sur la plus mauvaise qualification des rouges depuis Silverstone 1993. 11e au départ, Barrichello a gagné des places dans les stands. Sur la même stratégie d'un premier relais très long (25e tour), Schumi est resté apathique. Jusqu'à s'accrocher avec Heidfeld après son 2e pit. La 3e fois en quatre gp que le septuple champion fait le galérien au coeur du peloton : il avait percuté Klien et commis un tête-à-queue en Chine, et fait un 360° au Brésil...
Red Bull - Coulthard P4, Klien P7
Pour son premier gp, le marchand de boissons énergétiques a déjà fait oublier Jaguar. Coulthard à la poursuite du leader, c'est quand même une sacrée sensation. Présentée la dernière, la dérivée de la R5 a étonnement bien vécu la restriction des appuis aéro et a remarquablement ménagé ses pneus. Verni en qualification, Coulthard n'a cependant pas attaqué sur son tour chrono, prouvant qu'il n'a toujours pas assimilé ce format. Il s'est rattrapé au départ en doublant Villeneuve (Sauber) et Webber (Williams). Il fit encore des misères à ce dernier après avoir abîmé son aileron avant sur la Minardi de Friesacher en fermant brutalement la porte à l'Australien, qui a du se réfugier dans l'herbe. Pas classe. Alonso et Barrichello l'ont passé au 2e pit, logiquement. Une bonne course de Klien. 7 points ; c'est juste 3 de moins que le total 2004 de Jaguar !
Williams - Webber P5, Heidfeld Ab
Mark Webber ne voulait surtout pas rater ses grands débuts chez Williams, devant son public. Il visait le top 6 après un hiver décevant de sa FW27. Il a produit un premier tour de qualification digne de sa réputation -très propre-, puis un second, dimanche, qui lui a valu le meilleur chrono de la session. Obsédé à l'idée de bloquer ses roues sur les freinages chauds, il a laissé sa 3e place à Coulthard au départ, qu'il n'a ensuite jamais réellement menacé. Doublé au stand par Barrichello sur la fin. Dominé en qualification, Heidfeld s'est accroché avec Schumi.
McLaren - Montoya P6, Räikkönen P8
Avec Montoya et Räikkönen, McLaren avait les deux premiers du GP du Brésil 2004. Le Colombien et le Finlandais sont passés en dernier en qualif. 10e et 11e..., puis 10e et 20e au moment du départ, à cause d'un calage du Finlandais. Une course terne et un déflecteur cassé pour chacun. "Nous avions la vitesse pour gagner", a évidemment affirmé Ron Dennis...
Toyota - Trulli P9, Schumacher P12
Pour son premier gp avec sa nouvelle équipe, Jarno Trulli avait donné à "Toy" sa meilleure qualification 2004, à Suzuka. La chance et le pilotage sûr de l'Italien ont hissé la TF105 sur une miraculeuse 1ère ligne. JT s'est dépouillé pour suivre Fisichella. La tactique était claire : se montrer devant le plus longtemps possible, sans se préoccuper des pneus. L'Italien s'est sans surprise écroulé en milieu de course. Ralf bloqué dans le trafic.
Sauber - Massa P10, Villeneuve P13
Qualifié 4e, Villeneuve a sans doute trop sollicité ses pneus à vouloir tenir Alonso, mais sa résistance fut superbe. Parcours inverse et ascendant pour Massa.
BAR - Button Ab, Sato Ab
De très ternes 007. Honda mis en grande difficulté par les exigences du moteur unique pour 2 gp, BAR a rappelé ses autos dans le dernier tour. Un double abandon qui autorise deux nouveaux V10 pour la Malaisie.
Jordan - Karthikeyan P15, Monteiro P16
Karthikeyan et Monteiro sont des débutants humbles et appliqués. Mais il reste beaucoup de blocages de roues, de figures libres et de sorties de piste à économiser.
Minardi - Friesacher P17, Albers Ab
Paul Stoddart a fait tout un cirque pour mettre ses PS04B aux normes 2005. Un chantage malvenu qui s'est retourné contre lui. Lui reste-il un capital sympathie ?
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