Formule 1 - Grand Prix d'Allemagne
23/07/2010 - 11:42 - Mis à jour le 23/07/2010 - 12:35Hamilton se crashe, Schumacher se traîne

La piste mouillée d'Hockenheim a dérouté de nombreux pilotes, vendredi en essais libres 1. A commencer par Lewis Hamilton (McLaren), qui a tapé fort. Attendu comme le héros de la fête, Michael Schumacher (Mercedes) a fini avant dernier. Le local Adrian Sutil (Force India) a établi le meilleur temps.
Le premier entraînement du Grand Prix d'Allemagne, 11e manche du championnat du monde, en a surpris voire déçus plus d'un, vendredi matin à Hockenheim. La pluie s'étant dissipée en début de séance, la piste - à 19°C- est restée mouillée, offrant un grip précaire mais en constante amélioration. A ce petit jeu, le dernier qui avait décidé de se lancer dans un tour rapide avait raison. Ce fut l'Allemand Adrian Sutil (Force India), équilibriste réputé, qui a couvert un tour en 1:25.701 à quatre minutes de la fermeture. Soit la bagatelle de 1.149 sec plus vite que Felipe Massa (Ferrari), qui avait enregistré la meilleure performance quelques minutes plus tôt. Après le baisser du drapeau à damier, Jenson Button (McLaren) a complété le trio de tête, à 1.235 sec. Preuve que Sutil avait quand même "envoyé".
Cette séance aura été marquée par les nombreux hors piste de pilotes évoluant constamment sur des œufs. Beaucoup ont eu la chance de ne s'aventurer que sur les run-off bitumés, au pire dans les graviers (Kubica, Massa, Petrov, Senna). Quelques uns ont eu droit à des tête-à-queue (Kobayashi, Di Grassi, Fauzy, Massa), des équerres à pleine vitesse (Barrichello) ou des 360° (Massa, Glock, Senna). Des avertissements sans frais donc, sauf pour Lewis Hamilton (McLaren), le dernier à prendre la piste, à la 63e minute. En bagarre contre sa MP4-25, le champion du monde 2008 a perdu le contrôle dans le N.4, à l'accélération, et a fortement abimé sa machine contre une pile de pneumatiques. Il a jeté son volant de rage avant de s'extraire de l'épave. Le nouveau package, que l'équipe avait du retirer le vendredi soir à Silverstone faute de pouvoir le mettre au point, pourrait être à l'origine de la fracassante mésaventure. Les nouveaux échappements bas soufflant sur le fond plat, en particulier, provoque des arrivées de puissance trop brutales sur le train arrière. Rien d'idéal sur un revêtement à faible adhérence.
On sait que ce manque de progressivité gêne Michael Schumacher depuis l'introduction des échappements bas chez Mercedes-Benz, et c'est peut-être ce qui explique le 23e temps du septuple champion du monde, à 6.749 sec. Entre les figurants d'Hispania, Bruno Senna et Sakon Yamamoto. Pour le premier GP de la firme à l'Etoile sur son sol en Mondial depuis 1954, ça fait désordre.














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