Formule 1 - Grand Prix d'Allemagne
24/07/2010 - 15:12 - Mis à jour le 24/07/2010 - 17:19Vettel, d'un souffle

Sebastian Vettel (Red Bull) a conquis la pole samedi à Hockenheim en battant Fernando Alonso (Ferrari) de 2 millièmes. Mauvaise affaire pour Mark Webber (Red Bull), 4e derrière Felipe Massa (Ferrari). Les McLaren en retrait et Michael Schumacher (Mercedes) recalé en Q2...
Les Allemands ont rappliqué ce week-end à Hockenheim pour voir des Mercedes-Benz pour la première fois en championnat du monde sur leur territoire depuis 1954. Accessoirement pour saluer le glorieux revenant Michael Schumacher, en gris. Mais le septuple champion du monde de 41 ans, perdu au 11e rang alors qui visait une 3e ligne, s'est fait voler la vedette samedi par son jeune cadet, Sebastian Vettel (Red Bull). En effet, le Germanique de 23 ans s'est octroyé à domicile sa sixième pole position de l'année, en onze tentatives. Plus que 50% de réussite dans l'exercice, un ratio qui fait rêver. A ce plaisir plus grand que d'ordinaire s'est ajoutée une marge exceptionnellement faible de deuxièmes millièmes sur son plus proche rival, l'Espagnol Fernando Alonso (Ferrari). 1:13.791 contre 1:13.793.
Et puis, quinze jours après la controverse de Silverstone, "Baby Schumi" a du constater avec délectation que la Ferrari du Brésilien Felipe Massa s'était elle aussi intercalée entre lui et son coéquipier de façade, Mark Webber, 4e, qui devra s'élancer sur la partie sale de la piste. En fait, l'Australien, d'apparence décontracté avant la séance, a raté le premier virage de son tour décisif. "Ça serait intéressant de calculer combien représente sur la piste un écart de deux millièmes de seconde (15 centimètres)", a réagi l'homme du jour, en pointe pour la troisième fois de suite. "Ce fut très serré, Fernando [Alonso] a été très fort dans toutes les sessions, et les Ferrari sont dans l'ensemble très compétitives ici. Nous avons poussé très fort et ce fut très excitant, spécialement en Q3, où je savais que je n'avais qu'un tour chrono dans chacune de mes deux tentatives. Ici, il y avait des endroits où on peut facilement se tromper : si on attaque trop, on sort du pic de performance des pneus et là on sent que l'on perd du temps. Mon dernier tour n'a pas été parfait à 100%, je suis allé un peu au-delà des limites (de la piste) mais au bout du compte ce fut suffisant. Je suis resté en tête d'un rien. Je suis très heureux d'être en pole pour la première fois chez moi. Mais tout va se passer dimanche et ça va être une rude bagarre contre les voitures rouges."
Button, trois mois après
"Nous devons être contents, nous sommes en 1ère ligne pour la première fois de la saison", a constaté Alonso. "C'est un progrès. Nous avons été compétitifs tout le week-end, j'avais confiance dans la voiture en Q1, Q2, Q3. C'est un samedi parfait. Évidemment, nous avons perdu la pole pour une marge infime mais ce n'est pas important : les points se marquent le dimanche pas le samedi. Nous allons rester focalisés. Nous nous attendions à ce que les Red Bull soient une demi-seconde devant et ce fut une surprise de leurs disputer la pole. Ça nous a pris dix courses, ce qui peut paraître long, mais nous sommes maintenant proches."
Derrière les Red Bull et les Ferrari, les McLaren ont trusté la 3e ligne, signant un résultat conforme à la physionomie des essais libres. Jenson Button a eu du mal à régler sa MP4-25, qui courra dimanche pour la première fois avec le diffuseur soufflé. Néanmoins, le champion du monde en titre s'est mieux qualifié que son coéquipier Lewis Hamilton pour la première fois depuis le GP de Chine, le 17 avril dernier. Martin Whitmarsh, directeur d'équipe, a levé un coin du mystère sur la performance mitigée de Woking, en déclarant : "Notre vitesse de pointe est impressionnante, peut-être plus que ce qu'il ne fallait pour un set-up de qualification optimal, mais ça va probablement payer dimanche"
Hülkenberg éjecte Schumacher
Septième, Robert Kubica a également placé sa Renault là où on l'attendait. Comme après le samedi de Silverstone, le Polonais n'était pas franchement euphorique. "Il faut se dire qu'il aurait été impossible de se qualifier plus haut. Nous avons connu quelques soucis avec la voiture ici et à Silverstone, je ne me suis donc pas senti totalement en confiance. Nous savons qu'il est important de continuer à travailler et à améliorer le feeling, parce que cela nous procure davantage de régularité", a résumé "Kub".
Et puis, chacune des Williams a eu la peau d'une Mercedes : Rubens Barrichello, 8e, a devancé de peu Nico Rosberg alors que Nico Hülkenberg, champion en titre de GP2, a carrément éjecté sa majesté Michael Schumacher en fin de Q2.














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