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GP d'Espagne - Jenson Button (McLaren), huitième : "Un vrai bazar"
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Publié 12/05/2013 à 20:09 GMT+2
Jenson Button a subi du début à la fin, dimanche à Montmelo. Huitième, il ne pense même pas que McLaren a vraiment fait progresser la MP4-28.
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Jenson Button huitième à 1'19" du vainqueur Fernando Alonso (Ferrari), Sergio Pérez neuvième à 1'21" : les pilotes McLaren ont vécu à Montmelo un dimanche de souffrances comme rarement. Et leurs positions rapprochées semblent démontrer une chose : ils ont tiré le maximum d'une MP4-28 qu'il n'a pas beaucoup profité de la première vague de modifications apportées à l'occasion du début de la campagne européenne.
"Ce fut une course inintéressante", a pesté Jenson Button, à l'arrivée. "Le tour de mise en grille a été très lent, ce qui nous a coûté, et mon départ n'a pas été génial. Je n'avais pas de grip, et le virage 1 a été un vrai bazar. J'ai été malchanceux de boucler le premier tour dix-septième."
Heureusement, McLaren reste forte en stratégie
"Nous avons pris la même approche qu'en Chine, en adoptant une stratégie différente des autres", a-t-il ajouté. A Shanghai, il avait observé trois arrêts contre une norme de quatre, démarré en "medium" alors que les "tendre" étaient les plus répandus sur la grille. Il avait réalisé deux relais longs et passé les six derniers tours en "tendre". Miraculeux cinquième, il avait aussi souligné que cette tactique ne fonctionnerait pas à tous les coups. Qualifié quatorzième, arrivé huitième grâce à un plan à trois stops contre quatre pour la majorité de ses confrères, il a repris six positions. Mais c'est une bien maigre satisfaction.
"Finir huitième montre le bon travail de l'équipe en matière de stratégie", a-t-il relevé. "Je ne sais pas si nous avons amélioré notre package ou non, mais nous avons certainement battu des voitures que nous n'aurions possiblement pas dû battre", a-t-il conclu. S'il pense à Daniel Ricciardo (Toro Rosso), dixième, Esteban Gutiérrez (Sauber), onzième, c'est inquiétant. Hors des convenances très édulcorés de la communication de son écurie, il a été sondé sur la question de savoir si les choses s'amélioraient quand même, et il a estimé que "franchement pas".
Whitmarsh parle d'une "solide plateforme" pour développer la McLaren...
"Ce n'est pas la course que j'escomptais", a appuyé Sergio Pérez. "C'est si dur de gérer ces pneus. Nous n'avons pas fait un boulot parfait, et comme beaucoup de pilotes, j'ai dû avoir besoin de quatre pit stops. Je n'ai donc pas maximisé le plein potentiel de notre voiture aujourd'hui, je ne suis pas heureux de ce point." Sur quatre arrêts, le Mexicain a donc fini à 2"2 de son coéquipier.
Encore une fois, McLaren a donc fini sixième force du plateau, battue par les écuries qui la devancent au Championnat du monde Constructeurs : Red Bull, Ferrari, Lotus, Mercedes et Force India. Martin Whitmarsh, le directeur d'équipe, a soigneusement occulté cette réalité en retenant les "très bonnes courses" de ses poulains. Il a jugé "très honorable" cette double arrivée primes des MP4-28 et estimé qu'elle constituait une "solide plateforme". Le prochain rendez-vous, le 26 mai à Monaco, sera surtout l'opportunité de cacher les difficultés persistantes. Le circuit de la principauté est celui qui de loin permet au pilote de mettre le plus d'impact dans la performance. "McLaren y a gagné un record de quinze fois" mais "nous n'y prévoyons pas une seizième victoire", a-t-il quand même reconnu.
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