Formule 1 - Grand Prix de Belgique
28/08/2010 - 15:11 - Mis à jour le 29/08/2010 - 11:35Webber, nouvelle percée dans les Ardennes

Mark Webber (Red Bull) a justifié son rang de N.1 mondial en dominant la qualification sur le toboggan belge, samedi. Dans un remarquable effort, Lewis Hamilton (McLaren) s'est hissé en 1ère ligne, repoussant Robert Kubica (Renault) sur la 2e rangée, en compagnie de Sebastian Vettel (Red Bull).
Mark Webber serait le boss du championnat. Quatre semaines après avoir triomphé sur le tourniquet hongrois, l'Australien de Red Bull s'est mis en position de vaincre sur le toboggan belge. Question panoplie de pilote, difficile de faire plus large. Et gestion des évènements aussi, car les ondées qui arrosent les monts ardennais depuis vendredi imposent une véritable épreuve aux nerfs.
"Nous savions que le premier tour serait important car la pluie est imprévisible. Elle est unique à Spa", a relevé le leader du Mondial, après sa 5e position de pointe de la saison, la 12e signée par RBR en 13 manches internationales. "Mon premier tour chrono a été bien, mais chez nous (Red Bull) on ne sait jamais si ça va suffire. J'ai attaqué à la limite et ça a tenu toute la session. C'est agréable d'être en pole à mi session en Q3 et d'attaquer un second run en sachant que la météo complique les choses, rend un peu plus difficile l'amélioration pour les autres. Certains dont Lewis [Hamilton] y sont quand même parvenus. Il a fait un bon second tour mais je pense que nous avions été suffisamment devant pour garder un reliquat."
Evalué en 1:45.778, Webber, 34 ans depuis vendredi, a failli voir Hamilton lui passer sous le nez. Il s'en est fallu de 0.085 sec. Le virage N.1, humide, a fait la différence. "Nous avons été rapides tout le week-end, et la voiture était géniale", s'est exclamé Hamilton. "Evidemment, le moteur Mercedes-Benz est le plus adapté à ce circuit, et notre package aéro fonctionne très bien ici. Je pense que j'aurais pu avoir la pole mais j'ai viré un peu large à la Source (virage N.1) dans mon dernier run. Il y avait une petite plaque mouillée, un peu glissante et j'ai perdu de 0.3 à 0.5 sec. Mais j'ai pu tirer un bon parti des pneus dans les secteurs 2 et 3, et c'est là que j'ai rattrapé le temps perdu dans le secteur 1", a-t-il conclu.
Vettel, Button et Alonso en difficulté
Quatrième avant un ultime coup de rein, Lewis Hamilton a descendu Robert Kubica de la 1ère ligne. En fait, le Polonais n'a pu défendre ses chances jusqu'au bout. "J'étais 2e à quelques minutes de la fin de Q3, mais je n'ai pas pu utiliser mon deuxième train de pneumatiques neufs", a dit le N.7 mondial polonais. "Le moteur a coupé juste avant l'entrée de la voie des stands, dans mon tour de rentrée, et les mécaniciens ont dû me pousser jusqu'au garage. Cela nous a empêchés d'effectuer une nouvelle tentative. A la fin de la séance, j'attendais dans le garage et je priais pour que quelques gouttes de pluie…" Néanmoins, il a teinté cette déception de son esprit positif face aux médias. "Nous utilisons le f-duct pour la première fois ce week-end et je dois féliciter tout le monde à l'usine, car le système a fonctionné parfaitement dès les premiers tours de roues", a-t-il souligné. Il apprécie cette greffe réussie car d'autres équipes ont mis plusieurs courses pour mettre au point leur propre dispositif.
Mark Webber, Lewis Hamilton et Robert Kubica aux belles places, les grands déçus sont Sebastian Vettel (Red bull), Jenson Button (McLaren) et Fernando Alonso (Ferrari), respectivement 4e, 5e et 10e. En vérité, il s'agit d'un camouflet pour les trois candidats au titre. Pour Vettel plus spécialement, relégué déjà à 0.29 sec de son rival honni samedi matin, sans jamais donner le sentiment de pouvoir lui faire peur. Button a fait ses temps en pneus usés mais le verdict de la séance appartient à la normalité : il a été battu pour la 9e fois par son équipier dans l'exercice du tour unique. Pour Alonso, ce n'est pas non plus brillant mais il a avancé une explication voisine : il avait réservé son unique set de pneus tendres neuf pour la fin de la Q3, lorsque la piste était humide dans le N.1.
Enfin, Adrian Sutil (Force India) et les deux Williams se sont glissés en Q3. Pour Rubens Barrichello, le plaisir fut particulier : il a sorti son bourreau de Mogyorod, Michael Schumacher (Mercedes), en Q2. Qualifié 11e, le septuple champion du monde et sextuple vainqueur de Spa s'élancera 21e en regard de son comportement hongrois. Il semble tarder à l'Etoile de voir la fin de ce championnat si l'on considère que Nico Rosberg n'a jamais mis le doigt sur les bons réglages ce week-end, et qu'un changement de boîte de vitesse va le faire rétrograder à la 14e place sur l'aire de départ.















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