2012 GP de Corée Red Bull Vettel - AFP
 
Article
commentaires
Formule 1 > Grand Prix de Corée

Vettel au pouvoir

Vettel au pouvoir

Par Eurosport
Dans cet article
Dernière mise à jour Le 14/10/2012 à 11:24 -
Par Eurosport - Le 14/10/2012 à 11:24
Sebastien Vettel (Red Bull) a remporté dimanche à Yeongam la 16e manche de la saison devant son coéquipier Mark Webber. Il prend la tête du championnat à Fernando Alonso (Ferrari), troisième. Sous les feux des projecteurs, Romain Grosjean (Lotus) a fait une course anonyme et a fini septième.

Sebastian Vettel termine le championnat en boulet de canon. Grâce à une troisième victoire consécutive, dimanche à Yeongam, l'Allemand de Red Bull s'est emparé de la tête du championnat du monde pour six points, alors qu'il ne reste que quatre courses au calendrier. Une semaine après Suzuka, le champion 2010 et 2011 a encore mené de bout en bout. Deuxième sur la grille de départ, il a immédiatement débordé son coéquipier australien Mark Webber, qui a fini deuxième à 8"2.

"Elle veut ma casquette !", s'est amusé le vainqueur sur le podium, à propos d'une hôtesse qui n'avait pas été briéfée sur l'indispensable retenue à avoir au moment des interviews. "Je suis absolument ravi", a-t-il poursuivi, en répondant à l'ancien pilote Johnny Herbert. "Le fondement (de cette victoire) a été de prendre un bon départ. Je n'étais pas sûr car j'étais sur la partie sale de la piste, mais j'ai bénéficié d'un grip correct et j'ai pris un très bon démarrage. Je pense que Mark [Webber] a eu un peu de patinage, j'ai donc pu me porter à sa hauteur. Mais ce n'était pas terminé, car la ligne droite est longue, longue. En montant les rapports jusqu'à la septième, je le voyais à côté de moi. J'ai essayé d'utiliser le KERS pour me défendre, et par chance j'ai fait une bonne sortie de premier virage. Je suis parvenu à rester en tête, puis j'ai essayé d'attaquer. Ce fut serré dans le premier relais : Mark était constamment dans mon aspiration. Vers la fin, j'ai senti que j'avais un peu plus de réserve au niveau de mes pneus et j'ai donc pu aller un peu plus loin. Nous avons fait deux pit stops brillants. Ma seule erreur a été un blocage de roue plutôt marqué à l'avant droit, au virage 3. En fin de course, j'ai pu contrôler l'écart. Nous étions inquiets à propos des pneus avant car nous voyions beaucoup de pilotes bloquer les roues, rater les cordes."

"Mon départ n'a pas été sensationnel", a reconnu Mark Webber, évoquant "un run très médiocre vers le premier virage."Après ça, ce n'était pas la meilleure chose de ne pas mener. J'ai essayé de lui faire l'aspiration mais nous étions l'un derrière l'autre dans la ligne droite opposée. A part ça, il s'agissait de gérer les pneus, faire attention à la dégradation du pneu avant droit. A la fin de chaque relais, ce fut difficile", a constaté l'Australien, toujours cinquième du Mondial, avec désormais 62 points de retard.

Une course sans histoire pour Grosjean

Encore moins capable de suivre le rythme du natif d'Heppenheim, Fernando Alonso (Ferrari) a rallié l'arrivée à la troisième place, à 13"9. L'Espagnol, numéro un mondial depuis le Grand Prix d'Europe, le 24 juin dernier, rétrograde donc à la deuxième place du championnat Pilotes (209 points contre 215 à Vettel). En proie à des problèmes de grainage sur le pneu avant droit de sa machine, tout comme les pilotes Red Bull, "Nando" a été protégé en fin de course par son équipe, qui a transmis à son coéquipier Felipe Massa la consigne de ne pas l'attaquer. "Tu es un peu trop près de Fernando", lui a signalé son ingénieur principal, Rod Smedley. Le Brésilien, dans la foulée de son podium au Grand Prix du Japon, a confirmé un regain de forme propice à justifier la prochaine prolongation de son contrat en 2013. Il s'en est tenu à la quatrième position, à 20"1.

Kimi Räikkönen (Lotus) a conservé sa troisième place au championnat en finissant cinquième, à 36 secondes. En vérité, le Finlandais, qui bénéficiait en exclusivité chez Lotus du nouveau système d'échappements à effet Coanda, n'a jamais été réellement compétitif sur l'ensemble du week-end. Pour son coéquipier Romain Grosjean, le challenge était ailleurs. Il s'agissait d'opérer un départ prudent et de mener une course discrète pour faire redescendre une pression médiatique à son maximum depuis sa faute du Grand Prix du Japon. Mission accomplie péniblement : le Français a buté, lutté sans succès contre l'Allemand Nico Hülkenberg (Force India), qui l'a finalement devancé pour la sixième place.

En revanche, son compatriote Jean-Eric Vergne (Toro Rosso) a vécu un dimanche particulièrement satisfaisant. Parti seizième, le Francilien a livré de belles batailles dans le peloton pour culminer à la huitième place, devant son coéquipier australien Daniel Ricciardo et le Britannique Lewis Hamilton, en perdition au volant d'une McLaren dégradée sur le plan aérodynamique. Avec son seul point inscrit, l'écurie de Woking sait définitivement qu'elle n'abrite pas le prochain champion du monde car Jenson Button a été éliminé dans le premier tour par un Kamui Kobayashi (Sauber) un peu trop excité comme il peut l'être parfois.