"Une victoire spéciale"

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Vainqueur de son premier Grand Prix de la saison, dimanche à Silverstone, Fernando Alonso (Ferrari) a reconnu que s'imposer sur ce tracé était quelque chose de spécial, qui plus est soixante ans après la victoire d'une "Rossa" dans le berceau du championnat du monde.

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Crédit: Eurosport

Vous avez remporté votre première course de la saison, quelle est votre première réaction ?
Fernando Alonso : Je suis très content de cette victoire. C'est toujours ce pour quoi on court chaque week-end. Après un début de saison difficile où Red Bull a dominé presque toutes les courses, j'y suis enfin parvenu. L'équipe a fait un travail fantastique. Il y a trois ou quatre Grands Prix, nous étions à 1.5 sec des meilleurs et aujourd'hui, nous sommes devant. C'est une remontée fantastique.
Soixante ans après la victoire d'une Ferrari à Silverstone, ressentez-vous une émotion particulière ?
F. A. : C'est une victoire spéciale ici à Silverstone. Pour tous les pilotes, ce Grand Prix est particulier. C'est aussi un Grand Prix spécial pour nous car j'ai eu la chance de piloter la Ferrari qui a roulé en Championnat du monde de F1 en 1951. Il y a 60 ans, Ferrari remportait le Grand Prix. Aujourd'hui, nous gagnons sur le même circuit avec la même passion, le même amour de la compétition.
Vous avez hérité de la tête à cause d'une erreur de Red Bull dans les stands. Pensez-vous avoir poussé votre adversaire à la faute ?
F. A. : Je ne sais pas, c'est difficile à dire. C'est vrai que j'ai pris la tête lorsque Vettel a eu un problème dans les stands. Après j'ai creusé un écart important car on ne sait jamais ce qui peut arriver par la suite. La course s'est déroulée dans des conditions très changeantes. Au début, il y avait des parties humides mais également des portions sèches. C'est pour ça que nous avons choisi de chausser des pneus intermédiaires pour le départ. Ensuite, j'ai opté pour des pneus tendres lorsque la piste a séché. Mais les premiers tours n'étaient pas évidents. J'ai réussi à ne pas faire d'erreur. De toute façon, il ne fallait pas mettre une roue sur l'herbe car elle était humide. Ma voiture était suffisamment rapide pour que je parvienne à m'imposer. C'est ce que je suis parvenu à faire.
Vous avez offert une belle bataille avec Lewis Hamilton (McLaren). Racontez-nous ces dépassements.
F. A. : Il m'a dépassé lorsque j'ai chaussé les pneus slicks car il était très rapide à ce moment-là de la course. J'étais alors en 4e position. Mais je ne me suis pas affolé, je suis resté calme. Je savais que j'allais avoir une opportunité de repasser plus tard dans la course. C'est ce qui est arrivé par la suite en utilisant le DRS et le KERS. Nous avons alors décidé d'attaquer les Red Bull. De toute façon, nous n'avons plus le choix. Désormais, nous prenons chaque course comme une finale pour conserver nos espoirs au championnat car Sébastian Vettel termine toujours soit 1er, soit 2e. La seule chose que nous pouvons faire jusqu'à la fin de la saison, c'est remporter toutes les courses en se montrant agressif, et ce, dès le départ. Notre stratégie à présent est de donner le maximum.
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