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Räikkönen comme un animal
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Publié 17/05/2012 à 10:59 GMT+2
Onze ans après ses débuts en F1, Kimi Räikkönen n'est toujours pas prêt à se faire driver. C'est Eric Boullier, son directeur chez Lotus, qui le dit.
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Kimi Räikkönen était arrivé en Formule 1 en 2001, prêt à "défoncer les murs pour réussir" selon son patron Peter Sauber. McLaren avait vite percuté, et racheté son contrat pour 250 millions de francs (38 millions d'euros). Et bel et bien trouvé le successeur de Mika Häkkinen. Onze ans après, "Iceman" reste un pilote à part, dans son approche de la course et la détermination qu'il exprime. Une parenthèse de deux ans en rallye n'y a rien changé. Cinq courses après son retour, avec Lotus, le champion du monde 2007 est le même. Introverti, libre et assoiffé de victoire.
"Je pense qu'il est assez bien intégré", explique Eric Boullier, à formula1.com, le site de la FOM, mercredi. "Nous à Enstone - et je dis Enstone en connaissance de cause - nous avons l'esprit de la course", poursuit le directeur de l'équipe. "Je veux dire par là que nous ne pouvons être comparés à une autre équipe, bien que je sais que chaque équipe à sa propre culture et sa propre personnalité. Nous essayons de garder la politique en dehors de tout ça et de donner à nos pilotes ce dont ils ont besoin. Nous savons que Kimi n'aime pas les relations avec la presse, qu'il n'aime pas les medias. Pourquoi devrions-nous donc l'ennuyer avec ça ? Il faut évidemment trouver un équilibre entre ses exigences et les demandes des sponsors. Mais il sait que nous faisons très attention à son programme et que nous essayons de minimiser ses obligations. C'est ainsi. Il est un compétiteur, il coure pour gagner et il se fiche un peu du reste !"
Grosjean "très fort" et "très sensible"
Et de préciser plus crûment : "Kimi est comme un, animal sauvage et il faut le laisser vivre sa vie. Nous n'avons pas à lui dire ce qu'il a à faire car il est professionnel et veut d'abord obtenir des résultats en piste. C'est son but. Après ça, il y a certaines obligations. Malheureusement pour lui, sa personnalité le rend très attrayant auprès des fans, ce qui le rend populaire. Lui et nous convenons qu'il a beaucoup de supporters, il joue donc le jeu jusqu'à un certain point. Nous réduisons ses obligations au minimum et je vois que ça lui convient bien."
Pour autant, le Finlandais n'est pas devenu un numéro un. Qu'il n'a de toute façon jamais été dans l'esprit ni dans les faits depuis qu'il est chez Lotus. "Historiquement, le team a toujours mis en avant un pilote - un leader clair. Mais c'est révolu. C'est du passé", réaffirme le manager français. "Je veux deux pilotes rapides car c'est le moyen d'être en tête du Championnat Constructeurs. Les deux ont donc le même statut."
Même statut mais pas même background. "Il ne faut pas oublier que Kimi a 160 Grands Prix au compteur et que Romain n'a fait que douze courses. Romain se fait tranquillement sa place et suscite chaque week-end beaucoup de respect de la part de l'équipe", rappelle son mentor. Et autant le Nordique de 33 ans refuse de se faire dicter sa conduite, autant le Français a besoin de sentir du monde autour de lui pour gérer les aléas. "La personnalité de Romain est assez complexe", explique Eric Boullier. "D'un côté il est très fort, de l'autre il est très sensible. Il faut donc trouver l'équilibre entre les deux pans de sa personnalité."
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