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Frédéric Vasseur "convaincu que Renault va mettre les moyens"

Vasseur "convaincu que Renault va mettre les moyens"
Par AFP

Mis à jourLe 04/02/2016 à 12:43

Publiéle 04/02/2016 à 12:27

Mis à jourLe 04/02/2016 à 12:43

Publiéle 04/02/2016 à 12:27

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FORMULE 1 - Frédéric Vasseur, directeur de la compétition de Renault Sport F1, est satisfait des moyens mis en oeuvre par le Losnage pour gagner à nouveau.

Quand avez-vous commencé à discuter avec Renault ?

Fred Vasseur : Je discutais avec Renault depuis plusieurs années, chaque fois qu'il y avait des mouvements. Là, il y avait concordance des temps entre nos projets réciproques. Je n'ai pas gambergé sur le défi, qui était sympa, car je venais du GP2 et du GP3. On a eu beaucoup de succès (fin 2015) et je me suis dit : C'est le bon moment pour tourner la page. J'ai aussi été convaincu que Renault allait mettre les moyens humains, de structure et de financement. Il ne suffit pas de dire qu'on veut être devant, il faut que l'entreprise soit derrière toi. C'est ce qui a fait le catalyseur du succès de Mercedes. Ça fait longtemps que je n'ai pas vu une telle implication d'un constructeur derrière un projet F1. C'était un élément important de ma décision.

Dans quel état était l'usine Lotus d'Enstone quand vous êtes arrivé ?

F.V. : La situation d'Enstone était un peu compliquée, à cause d'une situation financière plus que tendue les derniers mois, voire les dernières années. D'un autre côté, il y avait un niveau de motivation et d'attente incroyable par rapport à d'autres teams. Ils se sont rendu compte que le boulet n'était pas passé très loin, et énormément de gens à Enstone étaient déjà là à l'époque du succès. Quand on a annoncé le rachat, ils ont tous ressorti des tiroirs des tee-shirts Renault de l'époque. C'est quelque chose qui m'a séduit, car c'est une preuve d'attachement à la marque, d'appartenance à un groupe, qui sont révélatrices d'un niveau d'implication. Il y a une réelle motivation là-bas, ça ne suffira pas mais c'est déjà un premier pas. Il faut repartir de ces bases pour construire quelque chose.

Quels sont vos objectifs sportifs ?

F.V. : L'ambition de Renault a été claire : être capable de faire des podiums sur la troisième année, en position d'être champion la cinquième. Il n'y a pas d'objectif sportif sur 2016, et heureusement, car on a pris la tête de l'équipe il y a très peu de temps. Le plus intelligent pour nous, c'est de nous fixer des objectifs de reconstruction qui nous permettront d'atteindre les objectifs aux échéances qu'on nous a fixées.

Avez-vous dû choisir entre vos deux pilotes de l'écurie ART sacrés en 2015 ?

F.V. : Esteban (Ocon, champion de GP3 2015 et pilote de réserve) est toujours sous contrat avec Mercedes. J'ai d'excellents rapports avec Mercedes et ça a peut-être mis un peu d'huile dans les rouages. Alors que pour Stoffel (Vandoorne, champion de GP2, pilote de réserve McLaren), la situation est très claire: il est sous contrat avec McLaren et je pense sincèrement qu'il sera titulaire l'année prochaine. McLaren est conscient des résultats et du niveau de Stoffel. Je n'imagine pas un quart de seconde que McLaren puisse le lâcher.

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