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6 bonnes raisons de voir Fernando Alonso retourner chez Renault en 2018
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Publié 28/04/2017 à 19:14 GMT+2
FORMULE 1 - Renault vient de calmer le jeu au sujet du recrutement de Fernando Alonso en 2018. De la pure communication, car tout paraît rapprocher le Losange de son ancien pilote fétiche.
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Un âge qui n'est pas un handicap
Fernando Alonso est né le 29 juillet 1981, il aura donc 36 ans au début du prochain Mondial. Pas un âge canonique pour un pilote de Formule 1 aujourd'hui, même si les monoplaces de 2017 sont plus physiques à conduire. Dans l'ère moderne, Alain Prost a été titré en 1993 à 38 ans et 7 mois et Nigel Mansell en 1992 à tout juste 39 ans. Rien d'impossible pour lui.
Une motivation intacte
"Course incroyable", "performance inouïe !", "miracle…", "attaque d'animal" : à grands renforts de superlatifs, l'Espagnol assure sa promotion depuis le début de la saison, histoire de maintenir sa cote au plus haut. Dans le but d'être en position de force sur le marché des transferts.
Un esprit de revanche
Le champion du monde 2005 et 2006 est trop fier pour en rester là, se contenter de contempler un palmarès vierge de toute victoire depuis Montmelo 2013. C'est sûr qu'il se voyait finir chez Ferrari, puis McLaren. Il est donc prêt à se dédire encore une fois pour refermer sa carrière sur une note positive.
Un choix simple : Renault ou la retraite
Lewis Hamilton a attesté que Fernando Alonso ne serait pas son coéquipier chez Mercedes en 2018 (ni après) et l'écurie allemande n'a effectivement pas besoin de courir à sa perte avec deux loups dans sa bergerie. Les options Ferrari et Red Bull refermées depuis longtemps, Nando peut-il rester à Woking ? Sans doute pas, pour deux raisons au moins :
- McLaren aura au mieux un Mercedes "client" en 2018 et il a toujours eu un moteur d'usine, à part chez Minardi.- Le châssis McLaren de 2017 n'est pas considéré comme une grande réussite et l'écurie n'est pas dans une bonne dynamique de ce point de vue.
Renault est prêt à lui faire un statut sur mesure
L'Asturien a un caractère pour le moins exclusif - pour ne pas dire paranoïaque - et il ne supporte pas la concurrence interne. En 2007, il a quitté pour cette raison McLaren, où il est revenu pour cohabiter avec le gentleman Jenson Button. Renault est une écurie en construction qui le connaît très bien et disposé à lui faire une place sur mesure. Son manager de toujours, Flavio Briatore, n'est plus aux manettes mais le patron actuel, Cyril Abitboul, l'a connu lors de la belle époque à Enstone. Argument plus fort encore : Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, rêve de retrouver son pilote fétiche, qui reste son unique champion du monde.
Et question technique, pas d'hypothèque : Renault continue de remonter la grille et les présences conjuguées de Nico Hülkenberg et Jolyon Palmer en Q3 en Chine en sont la preuve ; même si ça n'est pas encore ça en termes de fiabilité et de rythme de course. Autre point crucial : le V6 de Viry-Châtillon est à présent quasiment au niveau du Mercedes et du Ferrari.
Ce week-end en Russie, Fernando Alonso a évoqué sa qualité de vie chez McLaren, meilleure que chez Ferrari. Le message est clair : il ne veut pas se disperser à l'avenir dans un agenda de promotions et relations publiques, et Renault saura tenir compte de cela.
Enfin, Nico Hülkenberg n'a pas l'envergure d'un champion du monde et il se rapproche dangereusement du record de Grand Prix sans podium (128) de son compatriote allemand Adrian Sutil. En clair, il ferait un excellent coéquipier pour l'Espagnol.
Un sport qui a besoin de lui
Le re-retour de l'as d'Oviedo au bercail a tout intérêt à se faire. Pourquoi ? Parce qu'après avoir perdu Nico Rosberg fin 2016 et Jenson Button pour de bon après Monaco (quoiqu'on ne sait jamais), le promoteur du championnat ne peut se permettre de perdre un troisième champion du monde en trois ans. Bernie Ecclestone, qui a toujours été sensible au fonds de commerce du championnat, saura sûrement insister là-dessus auprès de Liberty Media.
Avec Hamilton chez Mercedes, Vettel chez Ferrari, Verstappen chez Red Bull et Alonso chez Renault, le casting 2018 aurait fière allure.
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