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Le bijou de Raich
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Publié 07/01/2006 à 18:15 GMT+1
Intouchable sur la piste suisse, Benjamin Raich a signé une victoire magistrale lors du géant d'Adelboden, samedi. L'Autrichien a même pu se permettre une grosse faute dans la seconde manche. Il devance Nyberg, Goergl et Palander. Les Français Thomas Fana
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Crédit: Eurosport
Le mois des géants a pris fin à Adelboden. Avec Alta Badia et Kranjska Gora, le rendez-vous suisse constitue en effet l'un des trois sommets de la discipline. Peut-être même la piste helvétique est-elle plus dantesque encore que la Gran Risa italienne et le temple slovène. Elle ne tolère aucune anicroche et ne consacre que des grands. Samedi, c'est peut-être le plus géant de tous qui a triomphé, tant Benjamin Raich est l'incontestable maître de la discipline aujourd'hui.
L'Autrichien s'est montré impérial lors de ce premier rendez-vous de l'année 2006. Sa première manche, exceptionnelle d'aisance technique, fut celle de la classe, tout simplement. Seul Fredrik Nyberg, deuxième à 14 centièmes, avait trouvé le moyen de rivaliser avec "The Blitz from Plitz". Le reste de la troupe naviguait à distance nettement plus respectable. Davide Simoncelli, troisième, était déjà relégué à huit dixièmes.
Le vrai patron
Habitué à survoler son sujet lors du premier acte, Raich se gardait bien de crier victoire trop tôt. Cette saison, slaloms et géants réunis, il s'était imposé qu'une seule fois, à Kranjska Gora, alors qu'il avait viré à quatre reprises en tête. La menace Nyberg, à nouveau excellent en seconde manche, ne lui autorisait aucun relâchement, ni aucune temporisation. Limpide jusqu'à l'entrée du mur, Raich commit alors une faute majeure, qui aurait pu lui coûter très cher.
Complètement arrêté, l'Autrichien a même donné une impulsion avec ses bâtons, image cocasse à ce niveau... Mais il pouvait se permettre une telle largesse à cet instant, compte tenu de sa marge de manoeuvre à l'intermédiaire, nettement supérieure à la seconde. Ce deuxième succès de l'hiver lui permet de prendre la tête du classement général de la Coupe du monde, au détriment de Daron Rahlves, qui a fini, comme l'an dernier, sur les fesses à Adelboden. Installé dans le costume du patron du circuit, Raich est à sa place.
Derrière, la hiérarchie est des plus inattendues. Fredrik Nyberg, à bientôt 37 ans printemps, a failli devenir le plus vieux vainqueur de l'histoire de la Coupe du monde. Le Suédois a livré deux manches de très haut niveau. Suffisant pour battre tout le monde... sauf Raich. Stephan Goergl et Kalle Palander, ex aequo à la troisième place, complètent un podium à quatre têtes sur lequel Simoncelli, Blardone ou Grandi, très en vue ces derniers temps, n'ont pu se glisser.
Fanara, la divine surprise
Les Français n'en ont jamais été aussi près cet hiver. Si Fred Covili est toujours dans le dur, Thomas Fanara et Joël Chenal ont titillé les meilleurs. Parti avec le dossard 48, le premier avait réussi un premier exploit en décrochant la septième place de la première manche. Le skieur de poche de Praz-sur-Arly, plus timoré sur le second tracé, a pourtant grappillé deux places de plus pour finir en cinquième position, signant le meilleur résultat de sa carrière.
Coup de chapeau également à Joël Chenal, meilleur temps de la seconde manche et huitième au final. A eux deux, ils ont signé le meilleur résultat d'ensemble de l'équipe de France sur une course cet hiver. Ils ont surtout joliment honoré la mémoire de Severino Bottero, leur entraîneur italien, disparu tragiquement en début de semaine dans un accident de la route. Où qu'il soit aujourd'hui, il doit être fier de ses poulains...
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