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Nadal et ses petits soucis
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Publié 17/04/2012 à 23:55 GMT+2
Près de trois semaines après son abandon à Miami, Rafael Nadal effectue sa rentrée à Monte-Carlo. Plus encore que ses dix mois sans titre, son genou récalcitrant cause du tourment au Majorquin. Mais sa réussite historique en Principauté lui donne du coeur à l'ouvrage.
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"J'ai un peu peur". Ce n'est pas la perspective d'affronter Jarkko Nieminen au premier tour mercredi à Monte-Carlo qui génère une pointe d'angoisse chez Rafael Nadal. Pas même ses possibles retrouvailles avec Novak Djokovic dimanche en finale, lui qui vient d'en perdre sept en un an face au Serbe. Non, si l'Espagnol a peur, c'est d'abord de lui-même. De son corps. De son genou, précisément. Un problème récurrent, qui le poursuivra probablement toute sa carrière. Celui qui l'a obligé à déclarer forfait à Miami avant sa demi-finale à Miami le mois dernier. A l'heure d'aborder la saison sur terre, il n'est pas certain d'en être complètement débarrassé.
Nadal est habitué à gérer ses genoux récalcitrants. Mais comme il l'a avoué mardi, la dernière alerte l'a inquiétée un peu plus que les autres. Le tendon derrière le genou était touché et cette blessure a nécessité un traitement particulier, avec des injections. "J'avais déjà fait ce traitement, explique-t-il. Je l'ai encore utilisé à Indian Wells et Miami. Au début, ça a bien marché, mais ça n'a pas duré. C'est pour cette raison que j'ai un peu peur. Mais ça a l'air de tenir et j'ai pu m'entrainer sans problème ces derniers jours." Reste que, le Majorquin le sait bien, le vrai test, ce sera la compétition. "Il faut attendre pour voir si ça va. Voir comment le genou réagit quand je joue au top niveau, que je courre sans penser à ça", poursuit-il. A ce titre, la semaine princière sera importante pour lui.
"C'est un tournoi qui compte beaucoup pour moi"
La difficulté pour lui tient aussi à la gestion des dommages collatéraux de cette blessure. Contraint de se mettre à l'arrêt à Miami, le numéro deux mondial n'a pu préparer la campagne sur terre comme il l'aurait souhaité. "J'ai recommencé à m'entraîner il y a seulement quatre jours, rappelle le champion de Manacor. Ce n'est pas assez. J'ai dû m'arrêter un bon moment après Miami. Je ne pouvais plus bouger mon genou. J'ai dû être patient. Même aujourd'hui, je ne me sentais pas très à l'aise à l'entrainement. J'ai besoin de temps, besoin de passer des heures sur le court et je n'ai pas pu le faire." Mais du temps, il n'en a pas vraiment.
Heureusement pour lui, sa rentrée s'effectue dans le meilleur des cadres. Monte-Carlo, c'est sa terre. Son tournoi. Celui de tous les records. Fort d'une série historique de sept victoires consécutives dans la Principauté, il est comme chez lui sur le Rocher. Six de ces sept dernières années, il a débuté sa saison sur terre par un titre ici avant de filer vers un autre sacre, plus important encore, à Roland-Garros. "C'est toujours un plaisir de revenir ici", dit-il. On le comprend. "C'est un tournoi qui compte beaucoup pour moi. Ici, j'ai connu beaucoup de succès. Je suis heureux et excité de jouer ici. J'ai toujours bien joué à Monte-Carlo. C'est un peu une question de chance, c'est aussi dû aux conditions. En tout cas, j'ai toujours joué mon meilleur tennis ici".
Il n'y a donc pas de meilleur endroit pour tourner le dos à ses soucis et à ses doutes. Outre son genou, on ne peut oublier que Nadal n'a plus gagné le moindre tournoi depuis Roland-Garros l'an dernier. Mais là encore, ce n'est pas nouveau. Il y a deux ans, il était venu à Monte-Carlo sans avoir remporté le moindre titre depuis onze mois. La plus longue disette de sa carrière. Gagner des tournois d'accord, mais pas n'importe lesquels. "Depuis quelques années, j'ai décidé de ne jouer quasiment que les grands tournois", note-t-il. A juste titre. Il ne joue quasiment plus que les Grands Chelems et les Masters 1000. "Je n'ai peut-être pas de titre, mais j'ai joué combien de finales", interroge-t-il? Une façon de retomber sur un autre de ses soucis, plus problématique encore que son genou: Novak Djokovic.
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