Rafael Nadal (ESP/N.1) bat Bernard Tomic (AUS/WC) : 6-2 7-5 6-3
Prochain adversaire : Cilic
Marin Cilic (CRO/N.15) bat John Isner (EU/N.21) : 4-6 6-2 6-7 7-6 9-7
Les encouragements des 15000 supporters de la Rod Laver Arena se sont finalement avérés insuffisants. Portés par tout un peuple, le jeune Bernard Tomic, dernier représentant australien encore en course à Melbourne, n'a pas été mesure de faire chuter le roi Nadal, se contentant de lui mener la vie dure, notamment dans la seconde manche.
Du haut de ses 18 ans, de ses 16 petits matches disputés sur le circuit principal depuis ses débuts professionnels en 2009, le natif de Stuttgart n'avait assurément pas les armes pour créer l'exploit. Nullement paralysé par l'enjeu, il a cependant réussi à bousculer le numéro un mondial en s'efforçant de prendre la balle extrêmement tôt, pour ne pas laisser l'Espagnol imposer son rythme. Soucieux de rester campé sur sa ligne de fond, de ne pas reculer, de ne pas se lancer dans de longs duels en fond de court, le grand espoir du tennis australien a réussi à plusieurs reprises, grâce notamment à la puissance de son coup droit, à mettre le Majorquin sur le reculoir, en compilant la bagatelle de 50 coups gagnants. Le patron sur le court n'a pas toujours été celui que l'on pouvait imaginer.
L'ombre de Nadal
Trop attentiste ou impatient, Rafa a souvent hésité sur la tactique à employer et n'a été que l'ombre du joueur vainqueur des trois dernières levées du Grand Chelem. Après une première manche enlevée sans avoir besoin de forcer son talent, le numéro un mondial a rendu une copie indigne de son statut, accumulant les cadeaux, notamment côté coup droit. Rapidement mené 4-0 dans le deuxième manche, l'Espagnol a réussi à combler son retard, sans pour autant retrouver ses esprits ni son jeu mais en se contentant le plus souvent d'attendre la faute adverse.
Auteur de 32 fautes directes, un nombre très inhabituel, Nadal n'a réussi qu'en de très rares occasions à se défaire de l'emprise de Tomic. Trop irrégulier, il n'a trouvé la solution que dans le troisième acte en se montrant plus agressif. Installé à l'intérieur du court, il a fait la preuve qu'il avait les moyens de changer son fusil d'épaule et de venir faire la différence au filet. Avec 10 montées victorieuses, il s'est donné les moyens d'arracher la qualification, mais même s'il n'a pas toujours pas perdu le moindre set depuis le début de la quinzaine, Nadal a fait étalage de lacunes inhabituelles. Une piqûre de rappel qui pourrait s'avérer salvatrice avant de s'attaquer au Croate Marin Cilic en huitièmes de finale et d'espérer accomplir le fameux Rafa-slam. "Je ne pense pas avoir bien joué ce soir. Mes gestes et ma position sur le court n'étaient pas bons. Mais je me suis battu, même quand j'étais mené 4-0, j'ai continué à me battre. Au troisième set, je suis plus monté au filet et c'est positif. Je vais devoir changer quelques choses si je veux gagner le prochain match", a-t-il ainsi reconnu à la sortie du court.



AFP






















Très bon Tomic, un tacticien.Le 22/01/2011 à 23:02
les francais devraient prendre exemple des fois ... ^^
VIVA ESPAÑA !!!Le 22/01/2011 à 22:36
et apres, je sais pas ce que vous en pensez mais parfois je pense qu'ils font semblant de mal jouer...de maniere a mieux jouer lorsqu'ils ont des tetes de serie, et les impressioner.Le 22/01/2011 à 15:23
Avec l'experience je pense que sur les coups importants, malgré les "jours sans", ils sont là. avec l'experience (et le talent) ils savent gerer avec les jours sans (sauf les jours avec blessure,bien sur).Le 22/01/2011 à 15:20