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Championnats du monde d'athlétisme à Budapest - Kevin Mayer, en quête de la triple couronne éternelle
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Publié 17/08/2023 à 00:34 GMT+2
Double champion du monde du décathlon, Kevin Mayer vise un troisième titre aux Mondiaux de Budapest (19-27 août). Chef de file d’une délégation française aux abois depuis quelques années, le double vice-champion olympique a l'occasion d’intégrer le club très fermé des triples champions du monde. Mais la concurrence sera féroce.
Kevin Mayer hurle sa satisfaction, lors du saut en hauteur - Décathlon des Mondiaux, à Eugene (23/07/2022)
Crédit: Getty Images
Un taulier esseulé. Depuis quelques années, l’athlétisme français connaît une ère en berne. Une pénurie criante de médailles, des résultats qui se font attendre et un seul homme au-dessus de la mêlée. Roi de la discipline la plus mythique du plus vieux sport de l’histoire. A 31 ans, Kevin Mayer n’a que faire de la disette tricolore. Lui performe sur les cimes. Double champion du monde, l’Apollon blond du décathlon tricolore pourrait bien intégrer le cercle plus qu’intimiste des triples champion du monde.
Dans l’histoire des 10 travaux d’Hercule, seuls deux éphèbes se sont hissés au sommet de la hiérarchie à l’occasion de trois championnats du monde : Dan O’Brien (États-Unis) et Tomas Dvorak (République tchèque). Si Mayer venait à s’offrir la triple couronne à Budapest, son nom entrerait à jamais au panthéon du décathlon.
Mais la tâche ne sera pas aisée. Cette saison, Kevin Mayer n’a disputé à aucune reprise les 10 épreuves de sa discipline. Un lancer par-ci, un saut par-là, mais pas d’effort complet. "Je sais ce que je vaudrai dans un mois", confiait le double vice-champion olympique à L’Equipe le 29 juillet lors des championnats de France à Albi, où il ne s’est aligné que sur trois épreuves.
Albi ? "C'était la petite parenthèse plaisir"
Dans le Tarn, Kevin Mayer était venu tester ses limites, notamment sur le lancer de disque où le natif d’Argenteuil visait un nouveau record personnel, avant de lâcher son meilleur lancer à 46,92m. "Au disque, j'ai fait la plus grosse moyenne de ma vie. J'ai fait à peu près 49 m de moyenne en faisant plusieurs jets à 50 mètres à l'échauffement. Dès que j'ai senti mes premiers jets, j'ai voulu aller pour le record et j'ai pris des risques", a avoué Mayer à L’Equipe.
"J'ai pas fait le décathlonien, j'ai fait la course au record. S'il y en avait un gros qui sortait, c'était entre 53 et 55. J'avais des petites fourmis sous les pieds et j'ai fait n'importe quoi. Je bosse beaucoup le disque en ce moment, je sais ce qu'il faut faire en décathlon, ici c'était la petite parenthèse plaisir", a-t-il poursuivi.
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Kevin Mayer, sacré à Istanbul.
Crédit: Getty Images
Mais si le plaisir a pris le pas pour sa fin de préparation, avant un stage à Font-Romeu puis un retour à l’Insep, le véritable clou de la saison de Mayer s’est dessiné en mars. A Istanbul, le Français a décroché le titre de champion d’Europe en salle de l’heptathlon, son troisième en carrière (après 2017 et 2021).
En plein air, sur les terres hongroises, la concurrence sera encore bien présente cette année. Vice-champion du monde 2022, le Canadien Pierce Lepage arrive en forme après avoir battu son compatriote champion olympique en titre Damian Warner, qui sera également présent à Budapest pour disputer le titre à celui qu’il avait battu à Tokyo en 2021, un certain Kevin Mayer.
Mais les Mondiaux ne sont pas les JO. Et si le Français court, lance et saute toujours après le Graal olympique, le jardin mondial lui sied bien mieux.
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