La NBA s’y voyait peut-être déjà. Un "play-in tournament" sur fond de bataille des rookies. Zion Williamson et Ja Morant à l’affiche, cela avait un certain cachet. Mais malgré un calendrier a priori favorable, les Pelicans de l’OVNI Zion n’ont pas réussi à accrocher une place dans le Top 9 à l’Ouest. Pourtant, pas sûr que l’on fasse grise mine dans les bureaux d’Adam Silver. Samedi soir à Orlando (à partir de 20h30, heure française), ce sont les Blazers d’un Damian Lillard incandescent qui vont disputer une place en playoffs aux Grizzlies de Morant.

Le "play-in tournament", c’est une sorte de barrage en un ou deux temps. Si l’équipe huitième, en l’occurrence Portland, gagne la première rencontre ce samedi, elle se qualifie pour les playoffs. Si c’est l’équipe neuvième, en l’occurrence Memphis, qui s’impose, un deuxième match sera disputé dimanche. Et son vainqueur ira rejoindra les phases finales, défiant au premier tour les Los Angeles Lakers de LeBron James. Les Blazers ont donc un droit à l’erreur que n’ont pas les Grizzlies.

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Memphis, une surprise à parachever

Pourtant, il y a un peu plus de deux semaines lors du "restart", le rang 8 semblait presque promis à ces jeunes oursons ambitieux. Mais ils ont finalement dû arracher la place de neuvième jeudi soir, en remportant face à des Milwaukee Bucks privés de Giannis Antetokounmpo leur huitième et dernier match de saison régulière dans la "bulle Disney". La faute à un redémarrage catastrophique (quatre revers de suite).

Ajoutez à cela l’absence sur blessure de Jaren Jackson Jr (20 ans), victime d’une déchirure du ménisque du genou gauche, et vous obtenez des Grizzlies outsiders. Au regard de la saison, leur présence en playoffs serait cependant des plus logiques. Memphis ne figurait pas parmi les prétendants les plus évidents à un spot dans le Top 8 d’une Conférence Ouest très relevée. Mais les hommes de Taylor Jenkins ont vite impressionné pour s’y installer.

Memphis a cartonné dans le sillage de son meneur de 21 ans, le probable rookie de l’année Ja Morant (17,8 points et 7,3 passes par match en moyenne cette saison), mais aussi de joueurs plus expérimentés au milieu de cette "bande de jeunes". A l’image du pivot Jonas Valanciunas (28 ans), auteur d’une performance majuscule face aux Bucks (26 points, 19 rebonds, 12 passes). De l’expérience, il y en aura dans le camp d’en face.

Lillard, encore des comptes à régler

Damian Lillard, Carmelo Anthony, CJ McCollum, Jusuf Nurkic and co. ont plus de métier. Et pas moins de motivation, comme l’illustre le leader des Blazers. Depuis sa fin de match ratée lors d’une défaite face aux Clippers et la joute par médias et réseaux sociaux interposés qui s'ensuivit avec Paul George et Patrick Beverley, Lillard est sur une autre planète.

51 points pour battre Philadelphie. 61 pour terrasser Dallas (et devenir au passage le deuxième joueur dans l’histoire de la NBA, avec Wilt Chamberlain, à compter trois rencontres à 60 pions ou plus en un même exercice). Puis 42 pour venir à bout des Nets. Le tout avec toujours au moins 7 passes décisives. Lillard a mis le paquet pour porter les siens jusqu’au "play-in".

Mais c’est maintenant que Damian Lillard doit mettre le couvercle sur cette inversion des dynamiques (6 victoires - 2 défaites pour Portland à Orlando, 2 succès - 6 revers pour Memphis dans le même temps). Puis enchaîner avec des playoffs au moins du même acabit que ceux de l’an passé, lorsqu’il avait notamment signé un shoot mythique face à OKC. Il a déjà 30 ans et doit prouver qu’il peut se montrer aussi fort à quelques encablures du sacre que lors des premiers tours. Mais pour ça, il faut d'abord y participer.

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