Finales NBA - "J'étais là quand on a remporté 17 matches" : la longue attente des Knicks…
Par Clément Biatour
Mis à jour 14/06/2026 à 15:15 GMT+2
De l’échec de 1999 à l’ère Carmelo Anthony, en passant par les bas-fonds de la Ligue avant le retour en grâce sous la houlette de Jalen Brunson, les Knicks et les supporters new-yorkais en ont vu de toutes les couleurs. Mais surtout, ils ont attendu longtemps, très longtemps, avant de retrouver les sommets.
Victor Wembanyama tirant face à Mitchell Robinson lors du match 2 des finales NBA entre les San Antonio Spurs et les New York Knicks, le 5 juin 2026
Crédit: AFP
Imaginez ce que représentent 53 ans. Une éternité. Alors imaginez les fans des Knicks. Car la franchise de la Big Apple n’a pas seulement attendu 53 ans pour regoûter aux joies d’un titre NBA, elle a aussi traversé des périodes particulièrement sombres avant que les bonnes décisions ne soient enfin prises pour bâtir une équipe capable de remporter le trophée Larry O’Brien.
Il y a d’abord eu cette finale crève-cœur de 1999 face aux Spurs. C’était l’époque de Patrick Ewing, le géant qui devait emmener les Knicks au sommet. Choix n°1 de la Draft 1985, blessé au deuxième tour des playoffs cette année-là, il ne dispute pas la finale et ne connaîtra jamais les joies d’un titre sous le maillot orange et bleu.
Petit bond dans le temps jusqu’en 2011. Les Knicks restent alors une équipe compétitive, mais jamais véritablement favorite pour le titre. Ils parviennent pourtant à attirer Carmelo Anthony. Pendant six saisons, l’ailier enchante le Madison Square Garden par son talent offensif, ses tirs spectaculaires et son aura. Mais aucune bannière supplémentaire ne viendra garnir les travées de la mythique salle new-yorkaise.
J'ai été là quand on a remporté 17 matches, pouvoir enfin y arriver en 2026, c'est incroyable
S’ensuivent les années noires. Les Knicks terminent notamment la saison 2018-2019 à la dernière place de la conférence Est et n’obtiennent même pas le premier choix de la Draft cette année-là. L’un des symboles du renouveau de la franchise s’appelle Mitchell Robinson. Drafté en 2018, le pivot a connu toutes les galères des Knicks, comme il l’a expliqué après le sacre de New York : "J'ai été là quand on ne gagnait que 17 matches (dans la saison), quand on en a remporté 60, et pouvoir enfin y arriver en 2026, après tout le chemin parcouru et avec cette équipe, c'est incroyable." C’est d’ailleurs lui qui captera le rebond décisif permettant aux Knicks d’être sacrés champions, huit ans après son arrivée dans la ligue.
Pour sortir de l’ornière dans laquelle la franchise est engluée depuis plusieurs années, les dirigeants cherchent alors à attirer une superstar. Kevin Durant semble tenir la corde, avant de finalement rejoindre les voisins des Nets. Un choix qui ne lui permettra d’ailleurs jamais de décrocher le titre à Brooklyn.
Avec l’arrivée de Julius Randle, les Knicks retrouvent les playoffs en 2021, mais s’inclinent dès le premier tour face aux Hawks de Trae Young, devenu la bête noire du Madison Square Garden. Il faut finalement attendre 2022 et l’arrivée d’un meneur d’1,88 m pour transformer durablement la franchise. Petit à petit, les pièces du puzzle s’assemblent et New York retrouve sa place parmi les meilleures équipes de la conférence Est.
Le retour au premier plan sous Brunson
Convaincu de faire de Jalen Brunson la pierre angulaire de son projet, Leon Rose, président des Knicks, multiplie les mouvements pour l’entourer au mieux. Josh Hart débarque lors de la saison 2022-2023, OG Anunoby suit en 2023-2024, avant les arrivées de Karl-Anthony Towns et de Mikal Bridges en 2024.
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Jalen Brunson (r.) führt die Knicks zum Sieg
Crédit: SID
Les Knicks poursuivent alors leur progression mais échouent en finale de conférence face aux Pacers l’an dernier. Cette désillusion ne fait toutefois que renforcer un groupe qui ne cesse de grandir.
La consécration arrive finalement cette saison. D’abord vainqueurs de la NBA Cup face aux Spurs, les New-Yorkais enchaînent ensuite avec un parcours de playoffs historique avant de décrocher, enfin, un premier titre NBA depuis 53 ans.
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