NBA - Avant même la finale entre les San Antonio Spurs et les New York Knicks : huit saisons, huit champions... Une anarchie absolue et inédite
Eurosport sur GoogleLa série continue, l'inédit se perpétue. Le succès synonyme de qualification pour la finale des Spurs chez OKC (103-111), samedi, assure à la NBA un huitième champion en l'espace de huit saisons. Que ce soit San Antonio ou New York qui reprenne le flambeau au Thunder, cette période de fluctuation du pouvoir tranche avec le faible roulement opéré dans les hauteurs de la Grande Ligue avant 2019.
Wembanyama : "C'est comme si on construisait un château, et c'est juste le hall d'entrée là"
Video credit: Eurosport
Alors que la NBA s'apprête à amender son système de draft, avec une sorte de réforme "anti-tanking", elle peut au moins se targuer du caractère imprévisible des résultats en son pinacle. La Grande Ligue verra un huitième souverain la diriger en huit saisons, à l'issue de l'opus 2025-2026 dont la finale n'a pas encore commencé : les New York Knicks et les San Antonio Spurs, deux seuls prétendants encore en lice, n'ont pas été récemment titrés (surtout NY).
Voir sept franchises différentes siéger au sommet de la NBA en l'espace de sept exercices était, déjà, un record en termes de variété des monarques. Les Spurs de Victor Wembanyama ont assuré la pérennité de cette statistique en s'imposant samedi sur le parquet d'Oklahoma City (103-111, 4-3 lors des finales de la Conférence Ouest). Un Thunder qui était en quête d'un "back-to-back" qui aurait mis un stop brutal à cette ère du remaniement permanent (voir tableau ci-dessous).
- Les champions NBA depuis 2019 :
| 2025-26 | Spurs ou Knicks |
| 2024-25 | Thunder |
| 2023-24 | Celtics |
| 2022-23 | Nuggets |
| 2021-22 | Warriors |
| 2020-21 | Bucks |
| 2019-20 | Lakers |
| 2018-19 | Raptors |
De 8/20 à 8/8 : adieu les dynasties ?
A titre de comparaison, huit franchises ont été sacrées entre 1999 et 2018, soit en vingt saisons : Spurs (1999, 2003, 2005, 2007, 2014), Lakers (2000, 2001, 2002, 2009, 2010), Heat (2006, 2012, 2013) Warriors (2015, 2017, 2018), Pistons (2004), Celtics (2008), Mavericks (2011) et Cavaliers (2016). Avec, en prime, l'établissement durant quatre ans d'une même ultime affiche, entre Golden State et Cleveland, de 2015 à 2018. Le mécanisme d'autorégulation de la NBA ne tournait alors pas à plein régime.
Depuis, c'est donc tout l'inverse. Depuis 2019, aucune équipe n'est même parvenue à conserver son titre de vainqueur de sa conférence. Cette NBA bercée par une versatilité peu propice à l'instauration de grandes rivalités a au moins le mérite de chasser la routine. Le tout sans traduire une instabilité chronique, en récompensant des collectifs construits intelligemment autour d'un "franchise player" (Bucks de Giannis Antetokounmpo, Nuggets de Nikol Jokic), puisque le concept de "superteam" a pris du plomb dans l'aile durant cette même période, avec l'échec des Nets de Kevin Durant - James Harden - Kyrie Irving en point d'orgue.
Comment expliquer, alors, une telle anarchie ? Par le déclin de stars telles que LeBron James ou Stephen Curry - têtes d'affiche des règnes des années 2010 -, peut-être, ou encore par la rigueur du CBA, l'accord collectif en vigueur, qui a conduit au départ de Jrue Holiday des Boston Celtics en 2025, par exemple. De quoi ringardiser le concept de dynastie… À moins que celle des Spurs, autour du trio Victor Wembanyama - Stephon Castle - Dylan Harper, ou des Knicks d'un Jalen Brunson secondé par Karl-Anthony Towns, ne débute dans quelques jours.
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