NBA - Finales de conférence - Wembanyama, confiance, et exemples : Dos au mur face au Thunder, San Antonio a des raisons d'y croire

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San Antonio s'est mis dans de très mauvaises dispositions, en perdant le match 5 à Oklahoma City (127-114). Les coéquipiers de Shai Gilgeous-Alexander auront une balle de finales, vendredi. Pas de quoi faire paniquer les Spurs. Les raisons de rêver d'un match 7 ne manquent pas, à commencer par le rebond attendu de Victor Wembanyama.

Stephon Castle et Victor Wembanyama face au Thunder dans le match 5.

Crédit: AFP

Et si l'insouciance permettait de rester hermétique à la pression. Les Spurs de San Antonio joueront vendredi peut-être le dernier match de leur saison, car leur défaite dans la nuit de mardi à mercredi à Oklahoma City (124-114) a offert au Thunder une balle de qualification pour les finales contre New York. Dos au mur, Victor Wembanyama n'ont pas le choix et devront réagir devant leur public vendredi pour rester en vie. 
Un poids trop lourd pour cette équipe encore expérimentée à l'échelle des rendez-vous les plus importants de la saison pour n'importe quelle équipe de la Ligue ? "Fatigués ? Tout le monde est fatigué, ce n'est pas une excuse, a répondu Julian Champagnie (24 ans) après le match 5. On est prêts à aborder le prochain rendez-vous. Je suis sûr que tout le monde sera à 100%."
On s'est crée beaucoup de situations d'avantage
Rester positif malgré un revers qui fait mal, puisqu'il intervient juste après l'emballante victoire des Texans dans le match 4. Mais en creusant, cette défaite des Spurs est peut-être plus frustrante qu'autre chose, et les motifs d'espoir ne manquent pas. Le début de match de la franchise de San Antonio (- 2 à la fin du premier quart temps) annonçait un bras de fer face au champion en titre, avant que le Thunder ne prenne le large.
Bien sûr, OKC a mérité son succès. Reste que la rencontre aurait pu prendre une tournure bien différente, avec plus de réussite du côté des Spurs. "Je ne pense pas que ce sera difficile (de les surprendre), on s'est créé beaucoup de situations d'avantage ce soir, a jugé Stephon Castle. On a juste raté des "open shots", donc il faut continuer de se créer ces situations et croire en nous." Constat abondé par Champagnie : "Il n'y a rien eu de différent des autres nuits (offensivement), il faut juste retrouver de la confiance au tir."
Mitch Johnson s'est lui montré un peu moins optimiste, jugeant que la maladresse des siens (37 tirs marqués sur 92, 12 sur 41 de loin à 29,3%) n'était pas qu'une question de réussite. "Même quand nous avions des avantages sur certaines possessions nous n'avons pas su faire des choix simples et saisir ces opportunités, a expliqué le coach des Texans. On doit être bien meilleurs pour se donner une chance de battre une équipe de ce calibre dans son stade avec un tel enjeu."

Si Wemby se défait du muselage...

Symbole de ce muselage qui a empêché San Antonio de lancer la machine à marquer, Victor Wembanyama a vécu une soirée compliquée. Le Français, irréprochable sur la ligne des lancers-francs, a pêché dans le jeu (4 sur 15) et à longue distance (0 sur 5). "On va avoir besoin de lui, a poursuivi Johnson. Il va falloir qu'il prenne bien plus que 15 tirs, sans compter les lancers francs, et qu'il marque plus que 20 points c'est certain." 
Réaction attendue pour "Wemby", dont les performances depuis le début de la série, ont influencé le résultat final. Et si le Thunder veille à bien verrouiller la superstar tricolore, celui-ci a su trouver des failles d'entrée et lors du match 4. "Ils lui envoient tellement de joueurs dessus que c’est difficile. Je crois qu’il veut juste faire les bon choix et gagner. Mais c’est notre meilleur joueur, alors oui, on a besoin qu’il soit agressif", a lancé Castle. 
Mais les Spurs ne se reposent pas que sur Wembanyama. Il y a aussi les enseignements d'une saison riche. "Il faut se souvenir des matches en Cup contre Denver et contre OKC, qui nous ont permis de prendre en expérience", a estimé Champagnie. Face aux Nuggets (136-139 en novembre 2025) la franchise du Texas, longtemps malmenée, avait arraché sa place en quarts de finale. En demies, San Antonio avait sorti un Thunder alors quasi-invincible (111-109). Wembanyama avait fait son retour et sorti une superbe partition. Un signe de plus ? "Je pense que quand on était désespérés cette saison, on a été grands, s'est réjoui Castle. J'ai hâte de voir comment on va réagir." Et nous aussi avec.
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Victor Wembanyama et Isaiah Hartenstein le 20 mai 2026

Crédit: AFP


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