Playoffs NBA - Spurs-Thunder | Briller et imiter Michael Jordan plus que LeBron James : Victor Wembanyama et un immense défi
Eurosport sur GoogleC'est dans la nuit de samedi à dimanche que l'avenir des San Antonio Spurs dans ces Playoffs va se décider. Victor Wembanyama et les siens vont-ils découvrir les Finales NBA face aux New York Knicks ? Ce qui attend le Français, à savoir un match 7 sur le parquet du Thunder, est un immense défi. Dans ces matches pas comme les autres, les superstars sont toujours au rendez-vous.
Victor Wembanyama (San Antonio Spurs)
Crédit: AFP
Replongez-vous quelques mois en arrière et demandez-vous où vous imaginiez les Spurs à ce moment-là de la saison. Si ce n'était pas en vacances, félicitations, vous aviez vu juste ou faisiez partie d'une poignée d'optimistes qui jugeaient la bande de jeunes de San Antonio à sa juste valeur. Pour les autres, et probablement un peu aussi pour la franchise elle-même, c'est une surprise, une grosse surprise. Qu'importe si les Spurs sont en avance ou non, il y a un match à gagner. Un match 7 à la vie à la mort sur le parquet du Thunder d'Oklahoma City pour Victor Wembanyama et les siens.
A San Antonio, on ne garde pas que des bons souvenirs des matches 7. Bien sûr on s'est offert le titre en 2005 face à Detroit mais on l'a aussi perdu face à Miami sept ans plus tard. La franchise texane s'est même inclinée sur ses deux derniers matches décisifs (contre Denver en 2019, les Clippers en 2015). C'était avant de connaître une traversée du désert bénéfique puisqu'au bout d'années d'errance, les Spurs ont trouvé une sacrée oasis, récupérant coup sur coup Victor Wembanyama, Stephon Castle et Dylan Harper à la draft. Dans tout ce beau monde, le Français est évidemment le plus attendu.
Brillant et vainqueur : l'exemple Jordan
Avec 23,3 points, 11 rebonds et 3,7 contres de moyenne, "Wemby" a d'ores et déjà réussi sa découverte des Playoffs, haussant même son niveau de jeu en finale de conférence face au champion en titre (28,2 pts, 11,5 rebonds, 3 contres de moyenne). S'il y avait encore des sceptiques, Wembanyama a sans doute fait taire l'immense majorité des doutes. Oui, il est bien du calibre des plus grands qui ont joué en NBA, ce qui ne veut pas dire qu'il aura forcément la carrière des plus illustres d'entre eux. Tous, à ce propos, ont aussi passé le test de leur premier match 7 avec brio. Au moins individuellement.
Michael Jordan a mis quelques années avant de devoir se frotter à un match à la vie à la mort. C'était en 1988, quatre ans après son arrivée en NBA, dans un 1er tour qui se jouait alors en 5 manches face aux Cavaliers. Du haut de ses 39 points, 8 rebonds, et 8 passes, il avait régné sur le match, envoyant ses Bulls défier une première fois les Pistons en demi-finales de conférence.
Gagner en étant le meilleur joueur sur le terrain, c'est aussi ce qu'avait fait Tim Duncan pour son premier match 7. Déjà double champion, celui-ci avait dû attendre les Finales 2005 contre Detroit pour imposer son récital (25 pts, 11 rebonds). A l'inverse, LeBron James, lui, avait échoué à porter ses Cavaliers plus loin qu'en demi-finale de conférence en 2006, là aussi contre Detroit.
Monstrueux mais battu : les regrets de LeBron
Bien sûr, celui que l'on appelait encore "The Choosen One" avait été monstrueux individuellement, inscrivant 27 des 61 points de son équipe ce soir-là (44,2%), le tout avec 8 rebonds et 2 passes mais trop jeune, trop seul, il avait été largement dominé par des Pistons trop expérimentés pour lui. Est-ce ce que pourrait vivre Victor Wembanyama ce samedi soir du côté d'Oklahoma City ? Jusqu'ici, le Français a répondu à quasiment tout ce que le Thunder lui a proposé.
Et qui peut croire qu'il tremblera avant cet événement après l'avoir vu tenir tête aux États-Unis en finale des JO de Paris 2024 (26 pts, meilleur marqueur du match) ? Pour espérer avoir une chance de battre le champion en titre sur son parquet, les Spurs auront bien sûr besoin qu'autour du Français, les Castle, Harper, De'Aaron Fox et autres soient bons, mais la condition sine qua non se trouve entre les mains de leur alien.
Avec 34 points de moyenne dans les victoires, le tout à 51,4% aux tirs, contre 22,3 (à 43,4%) dans les défaites, Wembanyama sait qu'il n'a d'autre choix que d'être dominant. Il est l'alpha et l'oméga de son équipe, celui par qui les exploits passent. Avoir poussé au match 7 cette équipe du Thunder en est déjà un, le remporter en serait un plus immense encore. L'idée d'aller se frotter aux Finales NBA devrait suffire à la motiver mais si ça ne suffisait pas, écarter une équipe du Thunder qui, de plus en plus, se place dans le rôle du méchant face à lui, pourrait aider. Cette rivalité ajoute beaucoup de sel à un duel qui n'en manquait pas.
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